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2016-06-18_Fete_La-Marseillaise_Avignon_CAN84_01.jpgSe soumettre ou résister. Face au fléau de la destruction atomique, ne pas se dresser fermement contre, c'est accepter la dégradation et la mort. C'est s'aligner sur une idéologie qui prône la terreur et la domination sur les peuples sous couvert de mots galvaudés tels que "progrès" ou "modernité" voir, summum du militarisme et du mensonge d'Etat, "indépendance nationale" ou "indépendance énergétique". Des subterfuges mentaux qui, en échange de quelques os matériels à ronger et avec lesquels, tel un paon, se pavaner, le système englue les humains dans l'horreur et le déni. "Alea jacta est" pour nos descendants et les milliers de générations futures.

L'une des têtes de pont de ce monstrueux rouleau-compresseur nucléaire, Areva, a porté plainte contre la Coordination antinucléaire du sud-est, coupable d'avoir nommé le crime à l'oeuvre. Utilisant le concept de diffamation, le leader en perdition de l'atomisme (7 milliards de déficit qui devront être payés par les contribuables, mise en examen de l'ancienne patronne Mme Lauvergeon, retard et pertes financières dans l'EPR finlandais, malfaçons dans l'EPR en construction à Flamanville,...), tente de bâillonner la liberté d'expression et la critique. Le pouvoir militaro-économique ne veut voir qu'une seule tête. De préférence courbée.

L'appareil judiciaire, aux ordres et instrumentalisé, vient de fixer la date de mise à mort des insoumis. Le procès aura lieu le 30 août 2016 à 13h30 au palais (d'in)justices de Paris.  La machine d'Etat a tiré au sort, parmi le collectif, un otage. Il s'appelle Jean. Il sera accusé d'être le Directeur de la publication du site internet où a été publié le propos critique, ce qui évidemment est faux puisque la Coordination antinucléaire du sud-est est un collectif informel d'humains libres et pensants. Mais qu'importe : il faut effrayer dans les chaumières. Il risque pas moins d'un an d'emprisonnement et 75 000€ d'amende.

Liberte-guidant-le-peuple-Delacroix-Centrici-site-Keilo-Jack.jpgAlors : que se dresse d'un peu partout la Résistance du XXIème siècle contre le fléau modernisé du totalitarisme. Notre dossier d'accusation est prêt et solide. Que celui et celle qui ne veut pas détourner le regard, quitte sa tâche, son travail habituel pour se retrouver sous la bannière de la Liberté d'expression, ce mardi 30 août 2016 devant les grilles du palais de justice de Paris*. Nous vous attendons confiant.

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*Palais de justice de Paris, Ile de la cité, avenue du palais, Paris 1er (métro "cité" ou "saint-michel Notre dame")