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samedi 2 mars 2019

Catastrophe nucléaire au Japon : 8 ans après c'est toujours l'Etat d'urgence

2011-010-31_Fukushima-Nuclear-Plant.jpgDepuis le 11 mars 2011 et la catastrophe atomique de Fukushima qui se poursuit, le Japon est sous l'Etat d'Urgence. La vie "démocratique" est suspendue mais tout est fait pour que le business continue alors que la radioactivité n'est toujours pas confinée. Prêtant son infâme concours à l'opération d'occultation et d'omerta le Comité International Olympique va organiser à Tokyo les prochains jeux olympiques n'hésitant pas à vouloir sacrifier les athlètes et le public international sur l'autel de la destruction atomique. Les lobbys atomistes japonais et français travaillent de conserve pour accréditer le mythe de la sécurité face à la radioactivité et prévoient un  prochain séjour de lycéens à Fukushima. A ce jour : les terres contaminées sont stockées dans 16 millions 50 000 sacs répartis dans 1100 dépôts temporaires et 137 000 dépôts sur sites, les eaux contaminées dépassent aujourd'hui1000 billions de Bq radioactifs de tritium, césium 137, césium 134 et strontium, et représentent 1 120 000 tonnes stockées dans 1000 réservoirs. A l'hôpital municipal de Minami-Soma (non loin de Fukushima), le nombre des cas de cancers de la thyroïde est 29 fois supérieur au niveau d'avant l'accident, les cas de leucémie 10,8 fois, de cancers du poumon 4,2 fois, de cancers d'enfants 4 fois, de pneumonie 3,98 fois. Mais le gouvernement vient d'autoriser la réutilisation des déchets radioactifs de moins de 8000 Bq/kg ! et voudrait supprimer les indicateurs publics rendant compte de la contamination. La population résiste aux criminels de l'atome.

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lundi 9 juin 2014

Des postmodernistes déprimés organisent cette semaine à Paris une opération masturbatrice d'enfumage : « Penser/Créer avec Fukushima ». L'infamie gagne du terrain.

guernica_Picasso_fragment_Fukushima_03.jpgDe Kyoto ce 5 juin 2014, Thierry Ribault (chercheur au CNRS séjournant au Japon depuis vingt ans et présent depuis le début de la catastrophe nucléaire de Fukushima) et Nadine Ribault (écrivaine et romancière, ancienne enseignante en France puis au Japon) dénoncent l'opération d'enfumage "internationale" montée à  l’INALCO et  à  la  Maison  de  la  culture  du  Japon à Paris intitulée « Penser/Créer avec Fukushima ». L'idéologie des organisateurs et participants au colloque : déconnecter du réel le désastre nucléaire pour en faire un sujet de réflexion "esthétique", un nouvel "opium du peuple"...

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