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macron_levy_visite_edf.jpgUtilisant une autorisation dérogatoire aux règles de protection de l'environnement accordée en toute hâte par la pseudo Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) pour cause de sécheresse, la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme-Vaucluse) s'en est donné à coeur joie. Les eaux de refroidissement de ses réacteurs nucléaires qu'elle a rejetées dans le canal de Donzère-Mondragon puis le Rhône ont dépassé la température maximale autorisée à neuf reprises en août.

Pendant plus d'une semaine du 7 au 15 août, au lieu de mettre à l'arrêt ses dangereux réacteurs à fission atomique, EDF avec la complicité du gouvernement a craché à la figure des populations locales et sur  l'environnement. Alors que la température des rivières (fleuves, canaux) augmentait du fait de la canicule et que leur niveau comme leur étiage s'effondraient mettant en péril la faune et la flore aquatique ainsi que les besoins en eau pour l'agriculture nourricière, l'entreprise libéralo-étatique droguée au nucléaire en a rajouté une couche. Puisant abondamment dans le peu d'eau du canal, et bien que la loi et la règlementation limitent les rejets liquides de chacun des 56 réacteurs atomiques disséminés sur le territoire, la température des rejets de refroidissement au Tricastin à l'arrivée dans le canal était de 28,62 °C en moyenne avec des pointes à 29° voire supérieures. La limite maximale de rejets est pourtant de 28 °C et oblige normalement à baisser ou stopper la réaction nucléaire. Edf s'est livré en toute connaissance de cause à une mise en danger de la vie d'autrui et un mépris ouvert envers tout un chacun.

Quatre autres centrales nucléaires françaises ont bénéficié d’une dérogation officielle similaire : Bugey (Ain), Saint-Alban (Isère), Golfech (Tarn-et-Garonne) et Le Blayais (Gironde). Et pour s'affranchir des règles communes EDF a tordu le bras de l'ASN et obtenu ces dérogations jusqu’au 11 septembre prochain.

Recommandation : éviter de manger du poisson issu de ces eaux, de se baigner dans les appendices de ces rivières et fleuves, de consommer une eau de robinet en provenance de ces mêmes et de prendre un bain de mer en Camargue. Et exiger la mise à l'arrêt immédiat et définitif de cette monstruosité.