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Tous les réacteurs nucléaires ont besoin de pomper de l'eau dans les cours d'eau ou les mers pour leur refroidissement faute de quoi ils ne peuvent pas fonctionner. Ces réacteurs rejettent l'eau réchauffée par les terribles températures de la fusion nucléaire dans ces mêmes cours d'eau et mers. Non sans dégâts sur la flore et la faune aquatique. Aussi pour ne pas trop tuer la biodiversité aquatique des limites de température de rejets sont imposées à chacune des 19 centrales nucléaires qui pourrissent le pays .

Le débit du Rhône n'est plus suffisant pour refroidir les centrale atomiques

Le lundi 6 juin 2022, EDF a dû baisser la production de son réacteur nucléaires n°1 de la centrale de Saint-Alban (Isère) en raison d'un trop faible débit du Rhône. C'est l'une des conséquences de la sécheresse qui frappe la France, notamment dans le sud-est, et du faible débit du Rhône. Habituellement EDF réduit la puissance de ses réacteurs ou les arrête pour ne pas augmenter dangereusement la température des cours d'eau lorsque la canicule estivale frappe. A présent c'est beaucoup plus tôt dans l'année.

centrale_nucleaire_saint_alban_isere_rhone.jpgLa puissance initiale de 1 300 MW du réacteur nucléaire a été abaissée à 260 MW. Et ce durant cinq heures le samedi puis des baisses ponctuelles ont à nouveau frappé la centrale atomique les dimanche et lundi suivant pendant plusieurs heures pour respecter la réglementation relative aux rejets thermiques en raison du débit du Rhône. Déjà début mai, alors qu'une vague de chaleur précoce frappait,  la centrale du Blayais (Gironde) située en bord de Garonne a du procéder à une baisse de puissance du même ordre durant plusieurs heures sur l'un de ses réacteurs nucléaires.

Le déficit d'eau du bassin hydrologique Rhône Méditerranée illustre la fragilité du nucléaire, notamment en France avec un printemps particulièrement chaud et sec. Et avant un été probablement également chaud et sec selon Météo France. "Le déficit de précipitation enregistré ces derniers mois entraîne des écoulements globaux déficitaires sur l'ensemble du bassin"  selon "Eau France". Les 8 réacteurs atomiques du Tricastin (Vaucluse/Drôme) et de Cruas-Meysse (Ardèche) qui risquent d'être frappés par ce déficit de débit d'eau sont aussi menacés. Et menacent la région.

A l'heure où les fanatiques de la destruction atomique, Emmanuel Macron en tête, veulent relancer le nucléaire, ces situations à risques remettent en cause  l'argument fallacieux selon lequel l'énergie nucléaire serait plus régulière que les renouvelables.