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Gendarmes sur tous les rond-points d'accès au site atomique du Tricastin, une douzaine de véhicules de la soldatesque, des contrôles d'identités en plusieurs points et à répétitions : le préfet, l'Etat et les forces militaires n'ont pas lésiné sur les moyens pour empêcher que s'exprime le cri de rage et de dénonciation des risques immenses que font courir aux riverains et à l'ensemble du territoire la présence conjointe au Tricastin de 2 usines chimiques d'enrichissement de l'uranium classées SÉVESO 2 (seuil haut), de 4 réacteurs nucléaires délabrés et à bout de souffle, d'une dizaine d'autres installations nucléaires et chimiques des plus dangereuses.

2020-09-26_cricastin.jpgLes antinucléaires qui répondaient à l'appel des organisations et collectifs "Stop Tricastin" , "Stop Nucléaire 26/07", CNT Montélimar, CAN 84 inscrivaient leur action dans le cadre de la journée nationale d'action et d'auto-défense citoyenne "Notre maison brûle et nous ne regarderons plus ailleurs" qui commémorait l'anniversaire de la terrible catastrophe de l'usine "Lubrizol" de Rouen en septembre 2019 et devenait le départ d'actions d'enquête populaire contre les installations industrielles menaçant le vivant et l'environnement.

Plus de 450 000 sites industriels classés ICPE (Installations Classées - dangereuses - Pour l'Environnement) parsèment le pays mais seuls 40 000 sont inspectés et contrôlés (voir la carte ici). Et les derniers décrets pris en catimini par le gouvernement pendant la pandémie du covid19 vont encore accentuer la main-mise des lobby sur le territoire et la population en supprimant une grande part des obligations légales contraignantes au regard des aspects sanitaires et environnementaux.

Les activistes qui devaient partir vers l'entrée nord du site atomique (Vaucluse-Drôme) ont été interceptés et neutralisés par les gendarmes dès leur arrivée sur le lieu de rendez-vous à Pierrelatte (Drôme). Au terme d'un contrôle d'identité systématique et pesant, le chef des gendarmes a menacé d'arrestation et de mise en garde à vue quiconque passerait outre à son interdiction avec amendes et risque de peine prison à la clef. Un petit abus de pouvoir dont les salariés en uniforme aiment à se rendre coupable depuis quelques temps. L'alibi de la "non-déclaration" de manifestation ayant été retoqué par la Justice il y a plusieurs mois de cela.

Les atteintes aux libertés fondamentales de réunions et de manifestations devenant récurrentes, le glissement progressif du pays dans un ordre totalitaire qui ne dit pas son nom, conduit inéluctablement le pouvoir à s'inscrire dans une guerre intérieure contre le peuple pour l'empêcher de relever la tête et le contraindre à une soumission totale. Dans ce contexte délétère systémique, les forces et individus attachés à la Liberté, ne peuvent qu'être conduit à réfléchir à de nouvelles formes d'actions d'auto-défense populaire.

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