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mise à jour du 27 août 2019

L'agence de surveillance environnementale russe Rosguidromet a trouvé dans les échantillons enregistrés dans la ville de Severodvinsk, située près de la base où a eu lieu l'accident, des isotopes radioactifs de strontium, de baryum et de lanthane. ces isotopes sont le produit d'une fission nucléaire. Ces informations induisent que l'explosion n'est pas liée à la "source d'énergie isotopique" du moteur du missile comme avancé par Rosatom, mais "probablement à un réacteur" nucléaire voir à un missile atomique que les russes auraient  tenté de récupérer en mer suite à l'échec d'un test de tir précédent.

Le strontium s'enflamme et brûle facilement dans l'air et réagit avec l'eau. La catastrophe nucléaire de Tchernobyl et celle de Fukushima ont généré et propulsé dans l'air principalement du strontium radioactif (90Sr), de l'iode et du césium radioactif (137Cs) qui ont contaminé la biosphère tout comme l'ont fait les essais nucléaires des différents pays testant des bombes atomiques. Ce strontium a été reconcentré par la chaîne alimentaire. Le strontium est absorbé par le tube digestif par les mêmes mécanismes que le calcium et, ingéré ou inhalé ou ayant contaminé un organisme humain, il se retrouve à 99 % concentrée et détériore le système osseux, les dents et le tissu conjonctif.

Le baryum réagit violemment avec l'eau en donnant l'hydroxyde de baryum Ba(OH)2, ou baryta hydraté, qui est très toxique et dont les réactions avec les acides sont violentes. Le baryum réagit violemment avec les oxydants. Lorsque les sels de baryum sont absorbés, ils se dégradent et le baryum s’incruste dans divers tissus, en particulier les os. Comme la plupart des sels de baryum sont solubles dans l’eau, les animaux peuvent en ingérer via l’eau qu’ils boivent. L’étude réalisée par l’INRS sur les rats, les souris et les lapins démontre qu’une exposition régulière au baryum provoque une augmentation de la taille du foie et une augmentation du nombre de décès. L’intoxication aiguë au baryum chez l’homme se manifeste par plusieurs signes et symptômes tels que des douleurs abdominales intenses, des diarrhées sanglantes, des troubles cardio-vasculaires. L’intoxication aiguë peut aussi se solder par la mort, soit à cause d’une insuffisance respiratoire, soit en provoquant un problème cardiaque.

L'isotope radioactif du lanthane (138La) est hautement dangereux notamment si on en respire les poussières et vapeurs.  Chez les animaux, l'injection de solutions de lanthane provoque une augmentation glycémie, un abaissement de la pression sanguine, la dégénérescence de rate et des modifications foie.

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mise à jour du 20 août 2019

carte-du-monde-noms-originaux-des-pays.jpg Le nuage radioactif qui a suivit l'explosion nucléaire sur la plate-forme russe de Nionoksa dans la région d'Arkhangelsk dans le Grand Nord Russe s'est déplacé dès le 8 août du nord au sud. Ainsi une multitude de pays et de populations ont été recouverts par des radio-nucléides dont la caractérisation n'est pas encore précisément connue (en cours) : Russie, Ukraine, Roumanie, Bulgarie, Grèce, Géorgie, Turquie, Azerbaidjan, Ouzbékhistan, Kazakthan, Turkménistan, Arménie, Afghanistan, Pakistan, Chine du nord, Koweit, Quatar, Palestine, Israel. Ce sont des centaines de millions de personnes qui pourraient être contaminées.

mise à jour du 17 août 2019

2019-08-17_explosion-base-missiles-russe_video.jpgEn fonction de l'orientation des vents (recherche météo en cours sur les journées des 8 au 12 août) le nuage radioactif produit par l'explosion du missile et de son système de propulsion nucléaire qui peut être à base soit de Cérium (1) soit de plutonium (bombe atomique) soit de promethium : 1) un nombre important de personnel civils et militaires se trouvant sur la plate-forme maritime au large de Nionoksa (région d’Arkhangelsk dans le Grand Nord russe) doit être victimes (et pas seulement 8 comme l'indiquent les autorités); 2) c'est un niveau de radiation de 20 fois plus que le "bruit de fond radioactif habituel" qui a été mesuré à 30km du lieu de l'explosion. Le niveau de radioactivité doit donc être beaucoup plus élevé sur la plate-forme maritime en cause; 3) des régions européenne du nord et plus au sud ont du être touchées par la radioactivité. Ainsi la Norvège indique avoir relevé des niveaux de radioactivité plus élevés que le "bruit de fond radioactif habituel" sur son territoire près de la Russie. D'autres recherches sont en cours. Les vidéos qui montraient des ballets d'ambulance en direction des service hospitaliers de Moscou sont confirmées. Plusieurs médecins qui sont intervenus sur les lieux après l'explosion nucléaire et dans les services médicaux ont été pris en charge (un médecin évoque près de 60 personnes) par les services hospitaliers et certains présenteraient une contamination radioactive au Césium 137.

Des corps nus enveloppés dans des sacs plastiques . Le 8 août 2019 vers 16h30 les patients civils l’Agence Nucléaire Russe Rosatom contaminés au Césium 137, sont arrivés à l'hôpital  civil d'Arkhangelsk, nus et enveloppés dans des sacs en plastique translucides. L'état des patients laissait penser au personnel qu'ils devaient "traiter" quelque chose de très grave. Mais la seule information dont ils disposaient à l'époque était qu'il y avait eu une explosion sur un site militaire à proximité vers midi.

Organisée par un ministre adjoint de la Santé de la région d'Arkhangelsk une réunion générale d'information de tout le personnel de l’hôpital qui ont soigné les victimes s’est tenue le 12 août. Les médecins ont déclaré que des agents du Service Fédéral de Sécurité (FSB) ont demandé le 9 août à tous les membres du personnel travaillant directement avec les patients de signer des accords de confidentialité. "Ils n'ont pas été forcés de les signer, mais quand trois agents du FSB arrivent avec une liste et demandent à ceux qui sont sur la liste de signer, peu de gens diront non", a déclaré l'un des médecins principaux.  Les quatre médecins qui ont été en contact avec les blessés se sont vus proposer un voyage à Moscou pour des tests. Ces quatre médecins ont indiqué qu'environ 60 de leurs collègues, dont quatre ou cinq ambulanciers paramédicaux qui avaient transporté les patients à l'hôpital, avaient accepté l'offre. Le premier groupe a pris l'avion pour Moscou quelques heures après la réunion avec les représentants du ministère de la Santé. Selon trois des médecins, y compris les deux responsables principaux, l'un des médecins transportés à Moscou aurait été contaminé. Il a été découvert par la suite que ce médecin avait du césium 137  (rayonnement Gamma) dans son tissu musculaire, un isotope radioactif issu de la fission nucléaire de l'uranium 235.

Le médecin impacté a refusé toute  demande d'entretien. Selon les médecins, la salle d'opération, située dans l'aile du troisième étage de l'hôpital civil d'Arkhangelsk, a été bouclée jusqu'au 13 août. Ils ont déclaré que le gendarme de la sécurité des consommateurs russe Rospotrebnadzor et le ministère des Situations d'urgence inspectaient l'hôpital les jours suivants.

De nombreux militaires blessés et contaminés ? Vendredi dernier, le 9 août, un média Russe qui entretient des relations étroites avec les services de sécurité russes, a annoncé que des hommes blessés (militaires ?) lors de l'explosion avaient été emmenés dans un hôpital (militaire ?) de Moscou pour y être soignés. Le média Russe a publié une vidéo d'un convoi de voitures de police et d'ambulances traversant la capitale russe.

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édition du 15 août 2019

Une explosion s'est produite le 8 août dernier dans un centre russe de recherches nucléaires au large de Nionoksa, dans la région d’Arkhangelsk, dans le Grand Nord russe. Le bilan réel des victimes reste incertain et les circonstances de l’incident peu claires. L'explosion aurait fait cinq morts et au moins trois blessés par brûlures. Mais combien de personnes était réellement sur la plate-forme maritime? Certainement bien plus que 8 ou 9. Selon Rosatom, les blessés sont soignés dans « un centre médical spécialisé ». Après l’explosion, la Russie a fermé à la navigation pour plus d'un mois une partie de la baie de la Dvina sur la mer Blanche (mer qui se trouve à quelques encablures des autres pays européens et de la France).  Pour protéger l'environnement et la population ? empêcher des curieux d’assister à une opération de récupération des débris tombés dans la mer?

RUSSIA-ACCIDENT-MILITARYLa base où s’est produit l’accident a été créée en 1954 près du village de Nionoska, dans le Grand Nord. Située en mer, elle est spécialisée dans les essais de missiles de la flotte russe, principalement les missiles balistiques. Connue sous le nom de code « Arzamas-16 » durant la guerre froide, c’est ici que furent conçues les premières bombes atomiques soviétiques.  Des images satellites montre que la Russie a récemment réaménagé un pas de tir de la base de Nionoksa et la présence au large du Serebrianka, d'un bateau de la marine russe déjà utilisé pour récupérer des missiles nucléaires après des essais.

Alors que le ministère de la défense affirmait le contraire, des particules radioactives ont été projetées à l'extérieur car un niveau de radioactivité 16 fois supérieur à ceux mesurés au quotidien dans le secteur a été enregistré, selon l’Agence météorologique russe Rosguidromet. Un des capteurs a notamment relevé un taux de radioactivité de 1,78 microsievert par heure, tandis que la limite réglementaire est de 0,6 microsievert/heure en Russie et que la radioactivité naturelle moyenne à Severodvinsk est de 0,11 microsievert/heure. Mais dans le même temps un responsable local de la défense civile, Valentin Magomedov, déclarait à l'agence de presse TASS que le niveau de radiation était monté jusqu'à 2.0 microsievert.

Et la mairie de Severodvinsk, ville de 190 000 habitants située à une trentaine de kilomètres de la base, avait indiqué sur son site internet que « les capteurs de [la ville] ont enregistré une brève hausse de la radioactivité » (sans préciser jusqu’à quel niveau) . Elle s'est étonnement rétracté par la suite. Dès le lendemain vendredi, les habitants se sont néanmoins rués sur les stocks d'iode et d'iodifères vendus en pharmacie. "On a vendu tous les stocks", a déclaré Elena Varinskaïa, une pharmacienne de la ville, précisant avoir "distribué des fiches contenant toutes les règles à suivre en cas de contamination radioactive".

carte_base-militaire-russe_Nionoksa_region-Arkhangelsk.jpgDans un courrier publié par Greenpeace Russie, un des responsables d'un centre de recherche nucléaire donnait le même chiffre de 2.0 microsievert, indiquant que les radiations ont duré au moins une heure. Bizarrement ces niveaux de radioactivité auraient donc officiellement décliné très rapidement, dans les deux heures suivant l’accident, et serait revenus, comme par magie, à la normale (bruit de fond radioactif habituel).

On se croirait en France. Les nucléocrates de tous les pays ont le même type de réactions et de pratiques dissimulatrices et mensongères. L'omerta est toujours la règle tout comme le mépris envers les populations.

Pourtant, selon la presse locale, il avait été envisagé d'évacuer en train pour une durée de deux heures minimum les 450 habitants de la ville de Nionoksa. Par ailleurs, des médias russes ont publié une vidéo non sourcée affirmant qu’elle montrait des files d’ambulances traversant Moscou vers un centre spécialisé dans le traitement des victimes de radiations. 

Un double accident nucléaire impliquant possiblement du plutonium, du promethium et du cerium (1)

Selon le directeur scientifique du centre militaire de Sarov, Viacheslav Soloviev, cet accident aurait aussi impliqué un petit réacteur nucléaire. Il s'agit donc d'un double accident nucléaire. Rosatom a avoué, depuis, que ses personnels fournissaient de l'ingénierie et du support technique pour "la source d'énergie isotopique" du moteur du missile, alors que l'armée n'avait pas décrit l'accident comme impliquant du "combustible" nucléaire et que le ministère russe de la Défense avait seulement indiqué que les faits  s’étaient produits lors de l’essai d’un "moteur-fusée à ergols liquides".

aerienne_base-militaire-russe_Nionoksa_region-Arkhangelsk.jpgAinsi un réacteur atomique est aussi impliqué dans l'explosion affectant le lanceur de missiles. Etait-il là pour fournir l'énergie nécessaire aux travaux  de recherche (comme, par exemple, en France au CEA de Cadarache) ou bien est-il destiné à être embarqué sur un missile?

Un expert de l'Institut pour la recherche nucléaire de Moscou, Boris Jouïkov, a déclaré au site du quotidien RBK que les sources d'énergie isotopiques servaient principalement dans l'industrie spatiale, précisant que "si elles sont endommagées, les personnes alentour pourraient être blessées"  car "différents éléments peuvent être utilisés en qualité de combustible dans les sources isotopiques : plutonium, promethium ou cerium." (1)

Les autorités russes avouent que l’accident est lié aux tests de « nouveaux armements » tandis que Rosatom déclare vouloir « continuer le travail sur les nouveaux types d’armes, qui sera, dans tous les cas, poursuivi jusqu’au bout ».

Il est vrai qu'en 2018, à quelques semaines des élections présidentielles, le Président de la Russie, Vladimir Poutine, avait effectivement présenté, lors d'une intervention publique fleuve retransmise à la télévision, de nouveaux types de missiles afin de contraindre l'occident et notamment les Etats-Unis à reprendre les discussions sur le désarmement nucléaire. « Personne ne voulait nous parler, personne ne voulait nous écouter. Ecoutez désormais ! », avait-il lancé, affirmant que les nouvelles forces balistiques nucléaires de l’armée russe, de haute technologie, dépassent tout autre système de défense au monde. Des images vidéos chocs montraient alors un système de défense hypersonique « suivant sa cible comme une météorite », un missile de croisière nucléaire difficile à détecter, un mini-submersible et un drone à propulsion nucléaire, un missile au rayon d’action illimité capable de contourner toute ligne d’interception et même une arme laser « dont il est trop tôt pour évoquer les détails ».

RUSSIA-PUTIN/Le Président russe concluait : « A ceux qui ont tenté de profiter de la Russie, qui ont introduit des sanctions internationales illégales pour enrayer le développement de notre pays, y compris dans le domaine militaire, je vais le dire : ce que vous avez entrepris pour gêner, empêcher, entraver la Russie a échoué. » Un sénateur du parti du Kremlin assurant : « C’était un discours de paix. Un avertissement pour qu’on nous respecte et non une menace d’attaque... La Russie s’arme mais ne menace personne, n’a aucun projet d’utiliser ce potentiel de façon offensive, mais permet, au contraire, de maintenir un sain équilibre des forces dans le monde. »

De son côté, Corentin Brustlein, directeur du centre des études de sécurité de l'Ifri, a déclaré sur Franceinfo le 14 août dernier : "Les armes "de vengeance" répondent à la crainte russe de voir leur arsenal nucléaire neutralisé par les Américains dans le cadre d'une attaque surprise et la nécessité pour eux de disposer de moyens de répondre en ultime recours à une attaque surprise. Les Russes veulent donc des missiles qui peuvent coûte que coûte passer à travers les défenses anti-missiles. Ils développent également un drone sous-marin, qui pourrait être porteur d'armes nucléaires susceptibles de frapper des objectifs côtiers.... mais l'outil n'est pas au point. On sait très peu de choses sur l'état du développement, ou sur la manière dont la Russie entend résoudre l'ampleur des difficultés qu'implique ce type de technologie. Tout ce qu'on sait, c'est que les Russes s'y intéressent ouvertement et ils s'y intéressent  également parce que c'est un type de technologie qui n'est pas contraint par les accords de maîtrise des armements tels qu'ils existent aujourd'hui." (ndlr : traité "New Start" de réduction des armes stratégiques nucléaires entre le Russie et les États-Unis, signé en 2010). "Ce qui est préoccupant, c'est que le fait de chercher des technologies nouvelles est porteur d'incertitudes et de risques qu'on n'a pas forcément pris en compte jusqu'à présent."

Le business de la mort atomique et des fous qui nous gouvernent

Alors que dans les années 1960 les Etats-Unis avaient développé un prototype de missile nucléaire, appelé projet Pluton, il avait été rapidement abandonné. Aujourd'hui c'est la Russie qui travaille sur une telle horreur de missile à propulsion nucléaire embarquée qui lui permettrait de faire, en théorie, plusieurs fois le tour de la terre. Le Bourevestnik (« oiseau de tempête » en russe) qui ne serait pas encore au point selon les spécialistes occidentaux, serait conçu pour parer à quasiment tous les systèmes d’interception. L’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) a donné à ce missile russe le nom de Skyfall.

Donald Trump, a aussitôt assuré que les Etats-Unis « ont beaucoup appris sur l’explosion d’un missile défectueux en Russie », ajoutant : « Nous avons une technologie similaire, mais plus avancée. »  Lorsque les fous gouvernent le monde...

Obseques-a_Sarov_400 kilomètres-de-Moscou_des-5-ingenieurs-morts-de-la-base-militaire-russe_Nionoksa_region-Arkhangelsk.jpgL’agence nucléaire russe, Rosatom, est un consortium qui couvre indistinctement - comme en France - la chaîne nucléaire civile et militaire :  la construction de centrales nucléaires, l'extraction de l’uranium, le traitement des déchets, la vente et la construction de centrales nucléaires russes à l’étranger (Egypte, Turquie, Hongrie, Finlande),
la flotte de brise-glaces à propulsion nucléaire.

Lundi 12 août les corps de cinq ingénieurs de l’agence nucléaire russe, Rosatom, ont été enterrés - avec les honneurs et décorés à titre posthume - à Sarov, au sud de la base et à 400 kilomètres à l’est de Moscou. « Cinq membres du personnel de Rosatom sont morts et trois autres ont été blessés dans un accident tragique », a finalement annoncé samedi 10 août l'agence nucléaire russe. Un bilan à la hausse. Mais les autorités rassurent le petit peuple en insistant : "il n'y a pas eu de contamination radioactive et cela ne représente pas de risque pour la santé". Du Areva-Orano/EDF/ASN au mot près.

Deux mois plus tôt, le 28 juin 2019, le conglomérat nucléaire russe célébrait ses 65 ans d'existence et la mise en service, le 26 juin 1954, du réacteur 1 de la centrale atomique d’Obninsk située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Moscou. C'était la toute première au monde à avoir été connectée à un réseau électrique. Ce prototype des réacteurs RMBK a servi de base à toute un pan de l’industrie nucléaire russe, et en particulier à la centrale de Tchernobyl dont le réacteur numéro 4 est entré en fusion le 26 avril 1986, provoquant la catastrophe nucléaire la plus grave du XXe siècle et des centaines de milliers de victimes. Depuis 2002, Obninsk est définitivement fermé.

J.R

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(1) Le cérium naturel est composé de quatre isotopes : 136Ce, 138Ce, 140Ce et 142Ce. Son Point de fusion est à 799 °C1 et son Point d’ébullition à  3 443 °C1 . Énergie de fusion de 5,46 kJ·mol-1 et Énergie de vaporisation  de 414 kJ·mol-1. Sa Chaleur massique est de 190 J·kg-1·K-1. Conductivité électrique : 1,15×106 S·m-1 et Conductivité thermique : 11,4 W·m-1·K-1. Le cérium possède donc des radioisotopes, tous artificiels, et un nombre important d'entre eux ont une demi-vie se comptant en jours : 144Ce (284,91 jours), 139Ce (137,641 jours), 143Ce (33,039 jours), 141Ce (32,508 jours), 135Ce (17,7 jours), 137Ce (9 jours) et 134Ce (3,16 jours). Tous les autres isotopes ont une demi-vie inférieure à un jour, et la plupart inférieure à une minute. Parmi les isomères nucléaires celui à la plus longue demi-vie est 137mCe (34,4 jours).  Inoculé dans l'organisme, il peut induire un granulome ou une sarcoïdose, plus ou moins marquée selon le statut immunitaire de la personne.

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(video next-up)__
en savoir plus :
https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/13/ce-que-l-on-sait-de-l-explosion-dans-une-base-nucleaire-russe_5499059_3210.html
https://bellona.org/news/nuclear-issues/2019-08-russia-says-small-nuclear-reactor-blew-up-in-deadly-arctic-accident
https://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/explosion-en-russie-la-radioactivite-a-depasse-jusqu-a-16-fois-le-niveau-habituel_3575319.html
https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/explosion-sur-une-base-militaire-la-russie-developpe-ces-armements-sans-dispositif-de-transparence_3576453.html
https://www.francetvinfo.fr/monde/russie/explosion-en-russie-les-victimes-travaillaient-sur-de-nouveaux-armements_3574277.html
http://www.leparisien.fr/faits-divers/russie-l-explosion-sur-une-base-militaire-etait-de-nature-nucleaire-10-08-2019-8131815.php
https://www.france24.com/fr/20190810-russie-reconnait-caractere-nucleaire-explosion-base-militaire-hausse-radioactivite