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Tchernobyl 1986-2019 : Ni oubli, ni pardon, 33 ans après le commencement de la catastrophe atomique du 26 avril 1986 à Tchernobyl (Ukraine) la France et la nucléocratie continuent de refuser de tirer les leçons de cette terrifiante explosion. Tchernobyl, en Russe, se traduit par absinthe, l’herbe de l’oubli… cette amnésie semble bien toucher tous les pays, tous les peuples, beaucoup de populations.

Le 26 avril 1986, il y a 33 ans, le cœur du réacteur numéro quatre de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose et prend feu, projetant et répandant son panache radioactif mortel sur toute l’Europe. Ce réacteur atomique était neuf et n’avait que 4 mois de fonctionnement. Poussières, aérosols et gaz radioactifs (dont le césium et l’iode) sont projetés dans l’atmosphère. Le quatrième réacteur, conserve toujours dans son ventre gainé de plomb et de béton armé, près de vingt tonnes de produits de fission (combustible) nucléaire.

2019-04-26_Tchernobyl_CAN84_Avignon_02.JPGDevant l'hôtel de ville d'Avignon, ce vendredi 26 avril 2019, se sont regroupés ceux et celles qui entendent demeurer les vigies de la conscience humaine si prompte, de nos jours, à s'abimer dans la petitesse du quotidien et l'insignifiance égotique technicisée. Alors que le désastre monstrueux se poursuit en Biélorussie, Ukraine, Russie et ravage aussi de ses impacts sournois les autres pays européens : l'exigence de l'interdiction du nucléaire s'est exprimée devant plusieurs centaines de passants, touristes et congressistes nationaux de l'accompagnement à la fin de vie réunis à l'hôtel de ville.

Les plans sordides du lobby nucléaire, de la commission européenne et de l'Etat français, prévoient, sous l'acronyme Ethos, de faire revenir vivre en zones contaminées radioactives les populations européennes en cas d'accident atomique. Vous.

En Provence, comme ailleurs, doit-on accepter de à servir de cobayes aux délinquants de la destruction atomique? En France, en Provence, le quadrilatère de la mort nucléaire Tricastin-Marcoule-Cadarache-Cruas, aux installations vétustes et toutes construites sur des failles sismiques actives et en zones d’inondations, menace aussi chacun-e au quotidien. Il faut l’arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire. C’est une question de vie ou de mort, une exigence sanitaire et de santé publique.

Les antinucléaires présents ont exprimé leur refus de servir de cobayes aux délinquants de la destruction atomique. Ils-elles ont réaffirmé qu'à Tchernobyl, Fukushima comme en Provence face au même ennemi il s'agit d'un même combat internationaliste. Celui de la vie, du droit humain, de la dignité. Les participants exigent la fermeture des réacteurs du Tricastin et des installations nucléaires civiles et militaires, ici, partout et maintenant ! Ils proposent et exigent d'inscrire dans la  Constitution française l'Interdiction de recourir au nucléaire.

 
Rappel historique


Des milliers de « liquidateurs » vont alors être réquisitionnés dans les pires conditions de radioactivité pour tenter désespérément de contenir la catastrophe. Les salariés, les réquisitionnés, la population irradiée, expulsée et déplacée d’office des zones contaminées rendues impropres à la vie y ont perdu leur santé, leurs biens, leur territoire, leur vie.

Un nuage radioactif dont les effets se font sentir encore aujourd’hui a recouvert toute l’Europe en n’épargnant ni la France ni et les autres pays européens malgré les déclarations des autorités françaises et du lobby nucléaire militaro-civil. Trente trois ans après la catastrophe de Tchernobyl, les sangliers en Autiche, par exemple, continuent d’être contaminés par les retombées radioactives, l'espèce étant particulièrement touchée par la persistance du césium 137 dans l'environnement ; des humains et enfants naissent et tombent malades un peu partout en Europe, certains sans bras ou sans jambes, au cœur déjà dégradé comme celui d'un vieillard, au cerveau atrophié.

Tchernobyl_centrale-nucleaire-detruite_sarcophage-et-habitations-desertees.jpgDes centaines de milliers de victimes, de malades et de morts :  à ce jour, rien qu'en Ukraine, 2 300 000 personnes ont officiellement souffert et continuent de souffrir des retombées radioactives et près de 1 millions 500 000 personnes innocentes en sont mortes. Les victimes survivantes subissent : cancers, leucémie, atteintes à l’ADN, maladies neurologiques, un nombre important d’embryons et d’enfants naissent difformes et handicapés, … et les conséquences négatives sur la santé continuent. Des milliers d’êtres humains vont tomber malade et mourir dans les mois et les années qui viennent du fait de la contamination radioactive des sols, de l’air, de l’eau, des produits agricoles et de la chaîne alimentaire. Du fait des criminels techno-scientistes nucléocrates.

Trente trois ans après l’explosion de la centrale nucléaire, l'unité détruite recèle toujours près de 200 tonnes de combustible nucléaire transformées en magma hautement radioactif et dont un tiers reste inaccessible et recouvert d’un sarcophage de béton pour plusieurs siècles. Un deuxième sarcophage est en cours de construction pour tenter de contenir les radiations mortelles. 33 ans de mensonges et de dissimulations de la part de l'industrie nucléaire, mais aussi de l'Organisation Mondiale de la Santé, de l’AIEA et des gouvernements pro-nucléaires qui osent affirmer que seuls sont recensés 50 morts.
Tchernobyl-Fukushima : Leur cris doit être entendu. Leur combat est le notre

Les "liquidateurs" encore survivants de la catastrophe nucléaire - sur les 600.000 liquidateurs réquisitionnés – manifestent en Ukraine et en Russie pour réclamer de l’aide sociale et médicale. Leur cris doit être entendu. Leur combat est le notre.

Le 11 mars 2011, à Fukushima au Japon - super puissance technologique - l’exploitant nucléaire privé nippon perd à son tour le contrôle des réacteurs entrés en fusion : une nouvelle catastrophe nucléaire majeure classée après des semaines de mensonges au niveau maximum de gravité. Une fois encore : des étendues immenses interdites à l'Homme pour plusieurs décennies, des populations déplacées, des morts et des victimes. La contamination et les rejets radioactifs dans l'air et dans l'eau sont toujours en cours. La France est directement impliquée dans cette catastrophe car c'est Areva-Orano qui a livré le « Mox » qui se trouve dans le cœur du réacteur n°3 éventré. Un terrifiant produit de fission atomique à base de plutonium qui charge les bombes atomiques.

Des centaines d'habitants de Tokyo, et un peu partout au Japon, continuent de manifester contre le nucléaire. Leur cris doit être entendu. Leur combat est le notre. A 33 ans d'intervalle, l'histoire sordide et morbide des nucléocrates scientistes et dogmatiques se répète tristement...

Cet accident majeur survient après les catastrophes de Kitchim (URSS, 1957), Three Miles Island (USA 1979), et les terribles alertes au Blayais (France, 1999), de Forsmack (Suède, 2006) et du Tricastin (2008) où des barres de combustibles sont restées coincées en suspension pendant plusieurs jours menaçant d’explosion atomique toute la Provence.