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Le mercredi 20 juin au petit matin, des policiers sont venus rafler et perquisitionner les domiciles de militants antinucléaires dans plusieurs villes et villages de la région de Bure en Champagne, haut lieu de la résistance au projet de poubelle nucléaire souterraine  (Cigéo). Au tableau de la chasse gouvernementale aux opposants au crime nucléaire : 11 interpellations, 8 garde-à-vue (certaines jusqu'à 60 heures), 10 perquisitions, 3 mises en examen et interdits de territoire. Un avocat parisien a été également arrêté et ses dossiers et ordinateurs saisis. Toutefois toutes ces personnes ont été remises en liberté dans les jours qui ont suivi et le Juge des Libertés a ordonné la restitution du matériel informatique saisis chez l'avocat, l'action de la police relevant d'une atteinte aux libertés et une violation des droits de la défense.

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A l'appel de la Coordination antinucléaire du sud-est et du Collectif antinucléaire de Vaucluse un rassemblement de soutien aux victimes de la répression d'Etat et de la criminalisation des luttes sociales et antinucléaires s'est déroulé mercredi 27 juin en fin de journée devant la préfecture de Vaucluse. Une trentaine de personnes s'est retrouvée pour dénoncer la violence et le terrorisme d'Etat contre tout opposant à ses projets fous et destructeurs et au lobby nucléaire.

D'autres rassemblements ont eu lieu en même temps dans le sud-est et dans toutes la France.

Témoignages

Maître Étienne Ambroselli, inscrit au barreau de Paris, défenseur de plusieurs militants de Bure (Meuse), Élodie Tuaillon Hibon du Syndicat des Avocats de France et avocate au barreau de Paris, Vanessa Codaccioni, maîtresse de conférences en science politique à Paris 8, spécialiste de justice pénale