_

Les organisateurs du salon international de l'atomisme attendaient, fanfaronnant, 10 000 visiteurs hautement qualifiés, des décideurs de haut niveau contrôlant ou influençant les institutions nationales et les gouvernements, des acheteurs-clés ou supposés tels mais souvent sans le sou, des chefs de projets de l'industrie du crime atomique. De 63 pays il en vint beaucoup moins malgré les réunions de motivations rebaptisées "tables rondes de haut niveau" et "networking".

Si les promoteurs tricolores avaient mis le paquet pour se pousser du col et se rassurer face au déclin de leur monde secret et réservé, les EDF, Orano-exAreva, Cea, Andra, Framatome et autres Dassault-System, Engie, Véolia, CapGemini, Atos n'ont pas retrouvé le moral et leur morgue. Malgré la présence de leur pairs aux mains ensanglantées accourus de Russie et du Japon en compagnie des états-uniens et chinois. Malgré une remise de médailles et diplômes, des visites guidées et autres petits-déjeuner croissants-cafés et une quantité incroyable d'experts en tous genres au mètre carré. Ils ne lâchent rien et se serrent les coudes, déterminés à imposer au monde et aux peuples leurs orgies destructrices à coups de ponctions phénoménales sur les finances publiques.

Guillaume Meurice, le journaliste-humoriste de France Inter et de l'émission "Par Jupiter !" s'est rendu à ce Salon de la destruction atomique. Histoire de prendre des infos et rassurer tout le monde sur les risques concernant les déchets nucléaires. Surtout les habitants de Bure, dans la Meuse d'ailleurs...

J.R