__

L’émission de France Inter du 25 décembre 2017, « Dis nous ce qui t’a marqué dans l’actualité cette année », était consacrée exceptionnellement aux appels d’enfants. Le sujet : « Tu as entre 6 et 15 ans, Appelle-nous ! Climat, réfugiés, harcèlement, tout ce qui te préoccupe dans l'actualité. Le téléphone sonne est à toi ce soir. » (émission ré-écoutable ici : Le-telephone-sonne-25-decembre-2017 ).

Si la plupart des intervenants (Anne Révah-Levy, Pédopsychiatre, chef de service à l’hôpital d’Argenteuil, Joël Weiler, Directeur général de l’ONG Médecins du Monde, François Dufour, Rédacteur en chef de Mon Quotidien, ainsi que l’animatrice et productrice, Fabienne Sintes), ont parfaitement joué le jeu de ces questions/réponses avec des enfants, attentifs à leur propos et leur permettant de clarifier leur pensée, de compléter leurs dires, telle ne fut pas l'attitude de l'« expert » Jean Jouzel. Il ne sera pas fait excessivement mention, dans ce billet, de l’emploi approximatif et ânonnant du français par notre « expert » : aucune phrase terminée, hésitations, borborygmes, incohérences, mot pour un autre, … Et voilà, pour nos enfants, l’exemplarité d’un « expert » patenté qui ne sait pas construire et énoncer une phrase ! Mais, quel que soit ce lamentable niveau de langue, la volonté de manipulation des jeunes esprits fut tout à fait manifeste, vous allez le voir !

__
Question de Milo, prolongée par François Dufour, journaliste
 :

Milo 
: « je voulais vous poser cette question : pourquoi tant de déchets sur terre ? »

Jean Jouzel
 : « Bonsoir Milo, oui, tu as raison, il y a un lien entre les déchets, le gaspillage alimentaire et le réchauffement climatique, dans ce sens que tous ces déchets, ce sont souvent des déchets organiques et qui produisent, et disons, qui, à terme, produisent soit du gaz carbonique, soit du méthane, effectivement, le gaspillage alimentaire est quelque chose qu'il faudrait limiter au maximum aussi bien pour la simple raison que c'est un gaspillage mais aussi vis à vis de ce dont on parle, du réchauffement climatique, ça a aussi une importance, on pourrait en limitant le réchauffage, le gaspillage alimentaire, et en changeant notre alimentation, on pourrait en gros gagner 10 à 20%, au moins 10% des émissions de gaz à effet de serre, disons, chaque année. »

Présentatrice, Fabienne Sintes : « Et Milo, pardon François, vous allez pouvoir répondre juste dans un instant, Milo, moi j'ai une curiosité, toi qui as 8 ans, est-ce qu'il y a des choses que tu fais, toi, à titre personnel, que tu essayes pour ne pas gâcher autant, pour ne pas jeter beaucoup, est-ce que,... comment ça se passe chez toi... »

Milo
 : « heu... »

Présentatrice, Fabienne Sintes : « Eh vas-y »

Milo : « on trie les déchets et ben voilà, on … »

Présentatrice Fabienne Sintes
 : « Et tu crois que vous pourriez en faire plus, allez... »

Milo : « je sais pas trop, non. »

Jean Jouzel : « oui mais entre trier les déchets et le gaspillage alimentaire, c'est à dire laisser beaucoup de choses, il y a aussi, ce sont ces deux aspects du même problème, il est important de limiter le gaspillage alimentaire, pas seulement de trier les déchets. »

Présentatrice Fabienne Sintes : « voilà, il faut que tu finisses ton assiette, François Dufour, vous vouliez intervenir ? »

François Dufour : « Oui je voulais poser une question d'enfant à l'expert, est-ce que c'est vrai l'histoire des pets de vache ? »

Jean Jouzel : « oui, alors oui, »

François Dufour : « qui réchauffent ? »

Jean Jouzel : « L'élevage au niveau planétaire, l'élevage bovin, contribue à à peu près 5% d'augmentation d'effet de serre chaque année, en gros, le méthane qu'elles produisent, le méthane lui même, c'est à peu près 15% d'augmentation d'effet de serre, mais les bovins c'est à peu près 1/3 de cela, c'est à dire de l'ordre de 5% chaque année au niveau planétaire, c'est vrai, et donc ça joue, et, notre alimentation, effectivement, notre alimentation joue sur les émissions de gaz à effet de serre. »

François Dufour : « Alors vous, vous ne mangez plus de viande ! »

Jean Jouzel : « oui, heu, je suis pas un très bon exemple. »

François Dufour : « ah ah ah ; »

Jean Jouzel : « ce midi, nous étions effectivement en famille, et nous avons mangé un excellent chapon. »

Présentatrice Fabienne Sintes
 : « ce sera répété et déformé,... » ….

ANALYSE
 : La question de Milo est pourtant simple : « Pourquoi y-a-t-il tant de déchets sur terre ? ». Cette question est courte mais passionnante. Surtout pour un scientifique ! Pourquoi l’humanité est-elle submergée pas ses déchets ? Quel est le rôle de la société de consommation. L’expert pourra-t-il évaluer, quantifier, analyser cette pléthore de déchets que nous ne savons plus gérer ? Faire le départ entre les déchets organiques, industriels, issus de l’obsolescence programmée ...

Le seul scientifique présent sur le plateau s’est certainement préparé à ce type de question généraliste :
OUI ? …. NON !
Que répond l’expert Jouzel à Milo ? Cela commence par « oui, tu as raison ». Bon, Milo pose une question, n’affirme rien. « Tu as raison » est un contresens. Puis, nous entrons dans le vif du sujet : « il y a un lien entre les déchets, le gaspillage alimentaire et le réchauffement climatique » : Le sujet des déchets et le sujet du « gaspillage alimentaire » n’ont rigoureusement rien à voir, si ce n’est de façon tout à fait marginale, mais qu’à cela ne tienne.

Quant au « réchauffement climatique », dire que c’est un cheveu sur la soupe est très en dessous de la réalité ! Puis : «, dans ce sens que tous ces déchets, ce sont souvent des déchets organiques et qui produisent, et disons, qui, à terme, produisent soit du gaz carbonique, soit du méthane, » : Donc « tous » ces déchets, ce sont « souvent »…des déchets organiques ! Ah bon ? Tous les déchets, ( dont « il y en a tant sur terre », nous dit Milo), seraient pour l'expert des déchets organiques. Qui, bien sûr produisent du méthane, ou du gaz carbonique et, ainsi, tiré du chapeau… voilà le lien avec le « réchauffement climatique » ! Si ça, ce n’est pas de la pure manipulation, que je sois pendu !

Quid
de tous les déchets industriels qui ont envahi nos sociétés, pesticides, polluants chimiques de toutes natures, décharges plus ou mois sauvages, plastique dans la mer … ? Quid des déchets les plus atroces que l’espèce humaine ait pu créer, depuis que la nature avait, grâce au temps, fait disparaître, permettant l’essor de la vie, à savoir le plutonium ?, et Tous les déchets nucléaires que nos sociétés industrielles produisent, ne savent gérer, et qui rendent malade, tuent ?

Pour Monsieur Jouzel, donc, les déchets dont parle Milo, c’est le vilain gaz carbonique, lui qui a en fait la fâcheuse propriété de nourrir les arbres ! D'être indispensable à la nature, à la vie. Faire ce type de déclaration, de fait à la gloire de la société industrielle productiviste et productrice de quantités colossales de déchets morbides, est, pour ma part, une forfaiture de la part d’un scientifique responsable, s’adressant à des enfants !

Puis : « , effectivement, le gaspillage alimentaire est quelque chose qu'il faudrait limiter au maximum aussi bien pour la simple raison que c'est un gaspillage mais aussi vis à vis de ce dont on parle, du réchauffement climatique, ça a aussi une importance, on pourrait en limitant le réchauffage, le gaspillage alimentaire, et en changeant notre alimentation, on pourrait en gros gagner 10 à 20%, au moins 10% des émissions de gaz à effet de serre, disons, chaque année. » Je fais un « paquet » avec la suite de cette intervention. On y retrouve le « gaspillage alimentaire », qui selon Monsieur Jouzel, si l’on « limite le réchauffage, le gaspillage alimentaire » (comprenne qui voudra), pourrait en gros « gagner de 10 à 20 % les émissions de gaz à effet de serre » !

D’une part j’aimerais connaître l’étude scientifique capable de corroborer cette affirmation, mais bon, de toute manière, totalement hors sujet, et ...  Milo peut aller se faire voir pour une réponse à sa question ! François Dufour, embarqué dans la manipulation (prouvant par là qu’on peut parler un exécrable français, mais être un brillant manipulateur), enchaîne sur une question sur les « pets de vaches » et, bien sûr, leur rôle dans le « réchauffement climatique » ! Si l’on s’en tient à la question de Milo, ré-interprétée par l'expert patenté, les pets de vache sont donc devenus des déchets.

Que répond l’expert ? Eh bien, des chiffres, sortis d'on ne sait où : dans les méchants gaz à effet de serre, 5 % viendraient des vaches (en fait ce sont les rots, pas les pets). Si l’on peut se demander comment ce chiffre est évalué, comment on peut mesurer cela, si ce n’est, pour toute référence, le fait que cela sort de la bouche d’un expert, on voit encore que la question de Milo, à savoir les déchets, est totalement détournée vers … le réchauffement climatique !

__
Question de Jeanne :

Jeanne
 : « Pensez-vous qu'avec des hommes politiques tels que Trump, Kim Jong-un, ou Poutine au pouvoir, cela puisse entraîner une troisième guerre mondiale ? »

Présentatrice Fabienne Sintes
 : « Eh bien, en voilà une question. »

Jean Jouzel
 : « du point de vue climat, c'est pas bien effectivement, disons, c'est sûr et le fait qu'on ne lutte pas contre le réchauffement climatique de manière efficace, ça rend la paix mondiale beaucoup plus difficile ! »

ANALYSE : si l’on fait abstraction du haut niveau d’analyse géopolitique de l’expert ( « c’est pas bien » ), on voit que c’est la lutte contre le réchauffement climatique qui est l’alpha et l’oméga de la paix mondiale. Je doute que Jeanne ait été satisfaite de cette réponse.
_
. Question d’Emmanuel :

Emmanuel(15 ans)
 : « Bonsoir. Je voulais savoir en quoi les adolescents peuvent-ils changer le monde aujourd'hui ? »

Jean Jouzel : « Oui je pense qu'on peut s'engager aussi bien dans sa vie de jeune citoyen, il y a beaucoup de choses à faire pour participer à la lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi dans sa vie professionnelle, c'est quand même cette génération de jeunes, ta génération, qui, euh, va être, disons, porteuse du changement du mode de développement que l'on appelle de nos vœux et qui est nécessaire si on veut limiter le réchauffement climatique, donc c'est je crois assez enthousiasmant pour ta génération, c'est beaucoup d'inventivité, de recherche, voilà, et j'engage aussi les jeunes d'aujourd'hui à prendre effectivement les rênes de cette, ben oui, de ce changement qui est nécessaire en tous cas pour d'autres raisons aussi, c'est beaucoup de solidarité, beaucoup d'engagement, et dans ta vie professionnelle si tu es intéressé , mais aussi dans ta vie de citoyen, bien sûr tous les jours. »

ANALYSE
 : Pour Monsieur Jouzel, « changer le monde », donc, c’est « participer à la lutte contre le réchauffement climatique » ! C’est sans doute, effectivement, une ligne, un horizon enthousiasmant, une mission sacrée pour des adolescents désireux de changer le monde (humour). Il suffit de ne pas regarder tout le reste ! Les guerres, la misère, l’exclusion, la manière éhontée dont nos sociétés consuméristes, bâties sur le triomphe d’une technoscience totalement aveugle, dont la seule mission est d’augmenter profit et exploitation, traitent, par exemple, les migrants, pendant que Monsieur Jouzel, chantre de cette technoscience, mange du chapon.

__

. Question de Mathilde
 :

Mathilde (12 ans)
 : « Quelles sont les actions humaines, comme le transport ou est-ce que c'est le chauffage qui cause le plus le réchauffement climatique ? »

Jean Jouzel : « … en France, quand on regarde les émissions de gaz à effet de serre, qui sont à l'origine du réchauffement climatique, une partie, euh, les trois, disons contributions les plus importantes, ce sont, euh, l'énergie elle-même, et le transport, et puis ce qu'on appelle le domestique, tout ce que tu fais chez toi, bien sûr se chauffer, mais aussi utiliser les appareils électriques, électroniques, électroménager, et puis, euh, l'alimentation également, les transports, et bien sûr, et c'est là dessus aussi qu'on peut gagner l'efficacité énergétique, on voit bien là où on doit faire les efforts, ça représente plus de 60% des émissions en France, on parle de transport, mobilité, alimentation. »

ANALYSE
 : La question, précise, de Mathilde, est la première et la seule à s’intéresser au réchauffement climatique. Sa question est logique, elle demande à l’expert les influences respectives des comportements quotidiens sur ces fameuses « émissions de gaz à effet de serre » ! Monsieur Jouzel répond-il à Mathilde ? Que nenni ! Un seul chiffre, dans cet infâme galimatias, 60 %, dont on ne sait de quoi. Mathilde n’a donc pas de réponse à sa question (le plus c’est quoi, le chauffage domestique ou le transport?) .
__

Le bouquet final : Question d’Alexandre :

Alexandre(12 ans)
 : « Comment peut-on utiliser une énergie qui ne pollue pas ? Est-ce qu'on a trouvé la clef de l'énergie qui ne pollue pas ? »

Jean Jouzel : « L'énergie qui pollue, ce terme de pollution elle est, elle est à double sens : la pollution, euh, par exemple en ville, et on voit bien par exemple des villes comme, euh, Pékin, par exemple ou Delhi, c'est l'utilisation du charbon est source de pollution, mais celle qui nous intéresse, pollution au sens trivial du terme, celle qui nous intéresse plus, c'est assez invisible, le gaz carbonique, évidemment c'est à chaque fois qu'on brûle pétrole, du gaz du charbon, on en produit, quand on fabrique du ciment, donc les énergies qui ne produisent pas de gaz à effet de serre, qui ne produisent pas, donc, de gaz carbonique, donc y a l'énergie nucléaire, il y a aussi un débat sur l'énergie nucléaire, il y aussi beaucoup toutes les énergies renouvelables, quand on parle de solaire, d'éolien, de géothermie, d'hydroélectricité, mais aussi d'énergies marines, d'utilisation du bois par exemple, de la biomasse, tout cela, il y a beaucoup de façons de produire de l'énergie, euh, de façon non polluante, par rapport au climat. Voilà ! »

ANALYSE
 : C’est la seconde question, avec celle de Jeanne, qui est directement « dans les cordes » de l’expert. Question générale sur l’énergie et la pollution. Il semble induit, dans la question d’Alexandre, que toute production d’énergie dans le monde, au jour d’aujourd’hui, est polluante. Même peu ! La science, dont Monsieur Jouzel était , en ce jour de Noël 2017, le gourou incontesté, va-t-elle répondre à cette question : a-t-on la clef de « l’énergie qui ne pollue pas » . Eh bien non, Alexandre, toi non plus, tu n’auras pas ta réponse. Par contre, tu auras hérité du plus gros mensonge, la plus grosse tromperie, la « fake-news » la plus monstrueuse : Eh bien voilà : « la pollution…. Pollution au sens trivial du terre…. Le gaz carbonique »

Donc, pour Monsieur Jouzel, le CO2, c’est La pollution. Je ne vais pas commenter au-delà ce mensonge et cette tromperie scientifique. On oublie toutes les autres sources tragiques de pollution qui endeuillent le monde, sont sources de maladies et de mort. Or, le CO2, justement, n’est pas un polluant ! Et ça, Monsieur Jouzel le sait bien ! Sans commenter, encore, la langue de Monsieur Jouzel, il est possible de résumer la seconde partie de sa réponse ainsi : Il y a des énergies non polluantes : les renouvelables et ... le nucléaire ! Le nucléaire, oui, vous avez bien lu!

Ces « énergies », donc, ne seraient pas polluantes car ... ne produisant pas de CO2. Si on exclue la contre vérité même de cette affirmation car toute production d’énergie, si on considère l’ensemble de la filière, est productrice de CO2, il reste le contenu même de cette affirmation :

. les énergies renouvelables ne seraient pas polluantes : FAUX
Toute production industrielle génère de la pollution, les renouvelables comme les autres. L’exemple frappant : les éoliennes industrielles, et le néodyme utilisé comme aimant permanents, pour 97 % issus des terres rares extraites en Chine, de manière atroce pour les travailleurs et l’environnement. La pollution induite par cette production d’énergie, même renouvelable, ne peut-être que … réduite, mais non éliminée !

. le nucléaire n’est pas polluant : est-il nécessaire de préciser que c'est un mensonge ?
Je pense que Monsieur Jouzel devrait être traîné en justice par toutes les victimes de cette industrie morbide par le monde. Au lendemain de la publication, par le Enfants de Fukushima, il est indécent de faire ce type de déclaration devant des enfants. Le nucléaire non polluant !!!! Je ne pensais même pas qu’un simple quidam puisse proférer une telle provocation, alors ,,, un soi-disant « grand scientifique » ! On comprendra peut-être mieux les propos de ce Monsieur, eu égard à son lien organique avec le Commissariat à l’Énergie Atomique, mais tout de même.

Quant à l’affirmation, dans la logique de son discours, que cette industrie nucléaire ne produit pas de CO2, tout le monde sait que c’est faux si l’on considère l’ensemble de la filière (extraction du minerai, broyage, transports ferroviaire, transports maritimes, transports routiers, « enrichissement », fabrication des « combustibles », transport vers les centrales atomiques, déchets radioactifs, à nouveau transports ferroviaires, stockage,...)

Le sieur Jouzel voudrait-il donc faire associer l'adjectif « menteur » à celui de « scientifique » ? Peu probable que ses collègues apprécieront la performance. Mais rappelons nous, car nos experts nous en détournent l’esprit, qu’un redoutable « gaz à effet de serre » est bel et bien produit au quotidien de manière gigantesque par nos centrales nucléaires : La vapeur d’eau !!!! Mais, de celui là, on ne parle jamais !

Par contre, quid de la production des déchets les plus polluants que l’espèce humaine ait pu produire, à savoir les déchets nucléaires ?

Quid, donc, Monsieur Jouzel, des questions de Milo et d’Alexandre ?

N’eût-il point fallu leur répondre que les plus monstrueux problèmes créés sur la planète en matière de déchets et de pollution, n’est pas de leur fait, ne provient pas, entre autres, de la qualité de leur tri sélectif, même s’il est fort utile, mais de la folie délirante et coupable des adultes, dont vous êtes, Monsieur Jouzel, l’un des chefs d’orchestre, qui disséminent, de par le monde, ces déchets radioactifs. Ceux qui tuent à petit feu les populations, et vont tuer à grande échelle, lors du nouvel accident majeur, inévitable, qui s’annonce !

La responsabilité éclatante de la « Science »

Monsieur Jouzel est très présent à la télévision et sur les ondes, mais aussi sur Internet. On le trouve, par exemple, sur le site de Futura Science : Jean Jouzel sur Futura Sciences . Son « auto » commentaire quasi hagiographique relate les exploits glorieux de l’animal ! Néanmoins, si, comme il le prétend dans sa présentation, « il est extrêmement probable (plus de 95 chances sur 100) que l'influence de l'homme est la cause principale du réchauffement observé depuis le milieu du 20ème siècle. », et devant l’impuissance reconnue par tous sur l’incapacité des nations du Monde à réduire significativement la production de gaz à effet de serre, il peut sembler étonnant qu’aucune recherche sérieuse n’ait été conduite par ces brillants cerveaux pour travailler à l’adaptation des populations à des niveaux de températures inconnus depuis plusieurs générations.

Les différentes facettes de la recherche scientifique, agronomes, biologistes, agrobiologistes, chimistes, hydrologues, … ne peuvent-ils se pencher sur l’histoire de la planète, où des températures très élevées ont déjà été connues, tout comme des glaciations, que la vie n’a pas disparu, mais s’est … adaptée !

Mais que faites vous donc, Monsieur Jouzel, ainsi que vos pairs, à part geindre sur les implacables augmentations de degrés que notre planète va connaître, même si la réalité présente dans le rapport même, « AR5 », du GIEC, ( le dernier en date) , ne semble pas si conforme que cela aux « 95 chances sur 100 » de la cause "anthropique".
 
Histogramme GIEC hiatus

Que font les états riches, conseillés par leurs experts, pour soutenir les économies des pays pour lesquels l’augmentation incontestable des températures, à l’échelle de quelques générations, engendrent déjà des problèmes graves et terrifiants : inondations, inadaptation des espèces végétales, animales, désertification (dont l’homme, bien plus que le climat, est grandement responsable ! - 95 %? - ). (1)

Bref, à quoi servez-vous, très chers « experts », à part blablater !

Ne saurons-nous nous adapter ? La plupart des animaux y parviennent, ou … disparaissent ! Il semble que le bon sens, l’observation, l’intelligence collective des gens proches de la nature, sera certes plus à même de surseoir à notre disparition, que les cris d’alarme de nos experts en chambre sur le méchant gaz carbonique, qui a le grand défaut d’être la nourriture des végétaux !

Jean Jouzel, vice président du GIEC : 

l’ « auto » présentation de Monsieur Jouzel sur le site de Futura Sciences est malheureusement du même niveau que ses réponses aux enfants dans « le téléphone sonne » de ce Noël 2017 ! Il y est fait, tout d’abord, référence, vice président oblige, au « Climate Gate » ( falsifications découvertes, erreurs reconnues sur plusieurs sujets "brûlants" ah ah), mais pour notre « prix Nobel de la paix avec le GIEC », il n’y a pas de doute possible !

Ci-dessous une petite image, tirée du site de Monsieur Jacques Duran : http://www.pensee-unique.fr/
illustrant ironiquement les méthodes de travail de la science "institutionnelle" :

methode_scientifique.jpg

Pourtant, la seule chose qui puisse être affirmée à ce jour :  La température de la planète observe un « plateau », (un hiatus disent certains éminents climatologues du GIEC) depuis 1998, ce qui entre donc en contradiction avec TOUS les modèles informatiques développés par les « experts » du GIEC ! (cf. graphe ci-dessus).

Le « forçage naturel », c’est à dire pour tout un chacun, la variabilité naturelle a été très largement ignorée par le GIEC, qui ne veut voir que le « forçage anthropique », quitte à bricoler graphes et courbes (cf. supra). On trouve, sur  le site de Jacques Duran, ancien directeur de recherche de Pierre-Gilles de Gennes, dont tout le site est un gigantesque réservoir de connaissance et de savoir sur la recherche internationale en matière de climat, tout ce qu'on doit savoir sur le sujet !   http://www.pensee-unique.fr/news.html#GIEC

Le GIEC, dont Monsieur Jouzel, ignore superbement les nombreux travaux internationaux sur les causes naturelles des variations climatiques, dont la plus importante a été développée par Svensmark au Danemark (projet  « SKY ») puis développée et approfondie au CERN avec le projet « Cloud » qui conclue à l’influence de l’activité solaire sur les rayonnements cosmiques qui peuvent impacter la formation des nuages, donc la température de la planète !

La seule chose évidente dont on peut être assurée en s’intéressant à ces sujets, c’est l’immensité de l’ignorance dans laquelle sont les scientifiques internationaux. Et ceux qui évoquent des "certitudes", même à 95%, sont des charlatans ! Sur le travail du GIEC, on peut lire l’excellent billet d’Antoine Calandra : Un mensonge qui arrange

En tout état de cause, donc, pour un être humain doué de raison, confronté à de tels résultats, le bon sens devrait conduire à penser :

1°) La production de gaz carbonique « anthropique » , a peut-être une … petite … influence sur le climat !
2°) les causes naturelles sont encore très méconnues,
3°) Le gaspillage éhonté des énergies fossiles trèèèèès polluantes (non pour le CO2 mais pour tout le reste… particules fines, souffre, monoxyde de carbone….) alors qu’elles peuvent servir, en en usant de manière homéopathique, par exemple, à des médicaments, est scandaleusement développé par nos sociétés, et, cela n’a rien à voir avec le climat !
4°) Au lieu de s’intéresser au CO2, on devrait, de toute urgence, arrêter de produire des déchets contaminant la planète pour des millions d’années, à savoir les déchets nucléaires, lesquels sont les produits d’une industrie mortifère qui a déjà contaminé à jamais tous les territoires consacrés à l’extraction du minerai radioactif !
5°) de consacrer temps et énergie des chercheurs à construire une société énergétiquement sobre.

Mais il faudrait sans doute changer de paradigme, à savoir développer une connaissance non basée sur l’argent ! Lequel, on le sait, finance les recherches ! (le mot « climat », dans un projet de recherche, est actuellement très porteur de financement…).

Il faut quand même porter à la connaissance des citoyens que le CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique centré sur la bombe atomique, et les armes de destruction massive nucléaires) consacre une grande partie de ses travaux de recherche à l’« après accident nucléaire majeur » ! La population et les territoires de vie servant de cobaye et de paillasse de labo grandeur nature : décontamination, sels de Gieze, … Est-ce ce que veulent les gens ?

N’est-il pas temps d’arrêter définitivement cette industrie de mort qui obère à jamais l’avenir de nos descendants ?

En guise de conclusion : Monsieur Jouzel est un symptôme, non une cible : La popularité de l’émission « Le téléphone sonne », et le fait qu’elle soit adressée aux enfants, mettent d'autant plus en lumière l’énormité des déclarations du bonhomme : les déchets sur terre, c’est … le climat, la pollution sur terre, c’est … le climat, les guerres, les conflits, les dictateurs, c’est … le climat et Le nucléaire fait partie … des énergies non polluantes !

Monsieur Jouzel illustre ainsi le paradigme de la science contemporaine, soumise à tous les lobbies, à tous les groupes de pression, et qui prêchent une pensée unique et totalisante débilitante pour nos concitoyens, ... Il n’est manifestement pas le seul ! L’ensemble de la « classe » scientifique « mainstream » s’entend à propager la pensée unique quand il s’agit de préserver la production industrielle et la civilisation techniciste :  le profit et sa sphère d'influence, d'honneurs et de rosettes, de notoriété et d'auto-promotion. C'est alors la critique récurrente :
  • des laboratoires et des chercheurs qui travaillent sur l’effet des ondes électromagnétiques, les compteurs « communicants », par exemple, les téléphones portables, la WIFI, le WIMAX, etc... diffusant des ondes délétères : Professeurs Belpomme,Luc Montagnier, Jacques Surbeck, et bien d'autres.
  • des scientifiques, tels Gilles-Eric Séralini qui travaillent sur les OGM, les pesticides, dont le round-up, voué par la caste des conformistes aux gémonies qui prennent plaisir à semer la confusion dans les esprits par des accusations ignobles sur le travail de ce chercheur. Rappelons qu'il a gagné, en diffamation, tous ses procès contre les organismes ou scientifiques institutionnels qui propagent la haine et le mensonge contre lui. Ce scientifique est exemplaire. Il est à noter que, sans doute soumis aux mêmes sirènes, un documentaire « militant » contre les OGM et Monsanto a fait l’impasse totale sur les travaux de Gilles-Eric Séralini. C’est dire la puissance et la force de ce lobby.
  • en provenance des « scientifiques » des corps constitués CEA, ASN, IRSN, ANDRA, envers toute mise en cause de l’atome par des « ex » confrères ! Les rares scientifiques « dissidents »,tels Michel Fernex, Bernard Laponche, Pierre Péguin, Yves Lenoir,et bien d’autres, qui se sont libérés du carcan institutionnel, sont dans les abîmes du silence médiatique.
    Lesquels médias, malheureusement, semblent ignorer que depuis le plus petit ingénieur jusqu’au Président de l’ASN, ces quelques milliers de scientifiques, ( en méritent-ils encore le nom ?), vivent de l’atome, et de sa perpétuation ! Leur seul souci est d’essayer d‘éviter l’accident majeur lors de leur « mandature », les morts au quotidien les intéressant très peu, ils sont « médiatiquement » maîtrisés...
La conclusion, donc, du signataire de ce billet est pessimiste : La pensée unique a tout gagné,La République des « experts » a tout gagné, Les médias, dans leur immense majorité, sont les valets des « experts », sans aucun sens critique, Les malades du nucléaire, d’hier, d’aujourd’hui, de demain, peuvent mourir dans un silence assourdissant, L’accident majeur est inévitable, et toutes les générations à venir seront détruites par ce fléau tragique, Le plus triste : l'immense majorité des militants écologistes ont oublié toute autre cause que  : le climat et le CO2, et … La population, beaucoup plus intelligente que ces « experts » le pensent, a, pour une part importante, non seulement, baissé les bras, mais totalement abdiqué devant son impuissance. Certains résistent encore, on les nomme à présent les « derniers des Mohicans » !

Gilbert Tallent,
retraité, ex enseignant de mathématiques, ex ingénieur de recherches en informatique.

__
(1) Malheureusement, le lobby américain des industries fossiles s'est infiltré dans la brèche : sous le prétexte, malheureusement exact, du doute pesant sur les travaux du GIEC, il milite, à grand renfort de dollars, pour la continuation du gaspillage éhonté des combustibles fossiles, des désastres écologiques qu'engendre l'extraction, de plus en plus sale, la combustion, génératrice de polluants morbides (excepté le CO2 ... ), et de la disparition programmée des réserves que la planète a réussi à constituer pendant des millions d'années. C'est la conséquence tragique d'une communication construite sur : "On détient la vérité" Bravo, réussite totale, chapeau bas, Messieurs les experts du GIEC ! Bravo, Monsieur le vice-Président !