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Quand l'écran de fumée de l'endoctrinement et de la propagande se dissipe : la réalité claque au visage. Le soit-disant "fleuron international du nucléaire" - en faillite et renfloué par les contribuables à hauteur de 6 milliards d'euros de par la décision du monarque-président Macron -  étale à nouveau son incompétence technique dans le droit fil de sa morgue et de son enfermement mégalomaniaque.

2017-11-30_Areva_barre-combustible.jpgCette fois c'est la défectuosité des "éléments combustibles" - les barres de produits de fission atomique - que le groupe nucléaire français offre au monde. "New Areva", la société née de la scission au forceps du groupe et à présent chargée de tout le cycle de combustible, a livré ses barres de défectueuses à plusieurs de ses clients électriciens dont le principal : EDF.

Après les malfaçons découvertes dans des pièces fabriquées dans l’usine de Creusot Forge d’Areva, notamment la cuve de l’EPR de Flamanville, et la contrefaçon de dossier de suivi de production, en plein plan de sauvetage : c'est la fabrication à Paimboeuf, en Loire-Atlantique, des tubes aux pastilles uranifères mortelles qui est révélée.

C’est au nord de la Suisse que l’affaire a explosée. La centrale atomique de Leibstadt qui était à l'arrêt technique depuis de très longs mois pour cause de vétusté, et que l'exploitant voulait faire redémarrer, s'est arrachée les cheveux en constatant que sur le stock de barres de combustible livrées par Areva, 16 sur 22 étaient défectueuses dont six avaient déjà été chargées dans le réacteur. Prudents les helvètes ont aussitôt sorti et retiré les barres défectueuses de combustible atomique et lancé l'alerte. L'inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) suisse a donc demandé à ce que la centrale de Leibstadt, qui devait rouvrir le 7 novembre après une visite d’inspection programmée, reste fermée jusqu’à fin décembre. Au moins. Aux yeux mêmes des adeptes de l'atomisme, la réputation et la fiabilité du nucléaire français seraient-elles quelque peu entachées ?

Pas de risque ?

les-centrales-fuient_les-enfants-restent.jpgCes barres de zirconium contiennent aux extrémités des pastilles d’uranium qui permettent d’exciter la réaction atomique des réacteurs nucléaires. Selon l’autorité suisse, les contrôles de qualité sur l’étanchéité de ces tubes fabriqués à l’usine de Paimbœuf (Bretagne) ont fait défaut.

Penaud mais toujours aussi arrogant Areva tente de se justifier par un communiqué (d'ailleurs non-publié sur son site web). Certes il a été découvert une barre de combustible (une seule ?!!) qui présentait une fuite, mais l'usine de fabrication de tubes à Paimboeuf en Loire-Atlantique a effectué des tests. Bien sûr ils ont montré que des barres qui auraient dû être refusées et jetées au rebus mais elles ont été livrées aux clients électriciens. Mais rassurez-vous les barres chargées dans les réacteurs peuvent être utilisées sans risques de fuite. A se demander pourquoi d'ailleurs - ce serait plus simple - Areva ne fabriquerait-elle pas que des barres défectueuses ? Comme elle l'affirme la main sur le coeur: "La sécurité des centrales ne serait pas en jeu".

Comme dit le magazine de l'entreprise "l'Usine Nouvelle" qui ne peut être soupçonné d'antinucléarisme primaire  : cela fait tâche ! (1)

En France même, Areva a avoué que 14 tubes au moins sont potentiellement défaillants sur les 2 600 000 installés dans le parc nucléaire français. Et trois sont déjà en cours d’utilisation dans les réacteurs de Golfech 2 (Tarn-et-Garonne), de Flamanville 1 (Manche) et de Cattenom 3 (Lorraine). Les onze autres s'apprêtaient à être prochainement utilisés. Où ? mystère et boule de gomme : Tricastin? Blayais? Fessenheim? Civaux? Bugey?... les candidats à la catastrophe ne manquent pas . D'autant qu'il y a 52 000 pastilles (crillons) d'uranium-235 et plutonium-239 par réacteur. De par la grâce de Areva, le "Mox"  est au bout de votre jardin, à la porte de chez vous.

Que le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) Pierre-Franck Chevet manifeste devant le Sénat ce 30 novembre dans son rapport annuel "ses inquiétudes car les industriels du nucléaire sont en piètre santé financière alors que les enjeux de sûreté n’ont jamais pesé aussi lourd" ne relèverait-il pas à présent de la couverture à tout prix d'une activité délictueuse et de la complicité de préparation à un crime de masse ?

EDF sur la même trajectoire absurde d'Areva

faillite.jpgPour EDF qui se retrouve positionné comme le nouveau chef de file de la filière nucléaire française, cette nouvelle affaire tombe mal. Déjà endetté, exclu du CAC40 et contraint d'intégré dans son giron les lambeaux à peu près fiables de feu "Areva" première mouture, l'électricien doit tenter de gérer sur le sol national un parc de 58 réacteurs atomiques en déliquescence. Il prévoit d'y engloutir plusieurs dizaines de milliards d'euros pour les faire turbiner encore une dizaine d'années malgré que leur conception remonte avant l'ère du "minitel" et du "concorde".

Avec un endettement colossal sur les épaules - qui coûte aux contribuables français 4 milliards d'euros octroyés avant l'été par le gouvernement - et en pleine négociation avec l’Inde pour refourguer des EPR qui, en France même, cumulent les retards et surcoûts abyssaux dans la construction de l'EPR de Flamanville ou encore de celui de Finlande : le pseudo "savoir-faire" nucléaire français tourne à la farce. Farce sinistre qui hypothèque la vie de millions d'humains à travers le monde.

Jean Revest

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(1) https://www.usinenouvelle.com/article/areva-a-fourni-des-barres-de-combustible-nucleaire-avec-des-defauts-de-fabrication.N615958