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( communiqué du Collectif antinucléaire de Vaucluse-CAN84 . collectifantinucleaire84@hotmail.fr)

Malgré sa faillite financière et technique, le lobby nucléaire continue sa marche forcée dans le mur entraînant la population et le pays dans une fuite en avant mortelle.  Après soixante années d'errements et de contamination radioactives du pays qui coûtent très cher à la population au niveau de sa santé (cancers et leucémies, malformations, atteintes neuronales et cardiaques, déstructuration de l'ADN,...) et de son porte-feuille (des milliards d'euros à rembourser sur plusieurs générations pour des projets insensés et la faillite) les aficionados de la destruction atomique s'entêtent.

Loin de tirer la seule conclusion logique et humaine - l'arrêt immédiat du nucléaire - ils lancent un peu partout sur le territoire de nouveaux projets atomiques délirants : Trident (Tricastin),  ITER (Bouches du Rhône), Astrid (Gard), ICEDA (Ain), CIGEO (Bure en Champagne). Au Tricastin, Areva, veut imposer à la population le démantèlement de son ancienne usine "Georges Besse I" d'enrichissement de l'uranium dont une nouvelle entité à pris le relais. Il s'agit notamment de 1.300 kilomètres de tuyaux la plupart radioactifs (plus de deux fois la distance entre Valence et Paris), 160.000 tonnes d'acier dont certaines hautement radioactives (équivalent à 15 Tour Eiffel), des milliers de m3 de matériaux de bétons contaminés, des volumes immenses d'autres matières solides et liquides dangereuses.

Il faut s'y opposer par ce que démanteler une installation nucléaire c'est :

- générer des milliers de tonnes de nouveaux déchets radioactifs mortels dont le lobby nucléaire ne sait que faire,

- imposer la création d'immenses décharges et poubelles radioactives sous terre un peu partout sur le territoire (comme à Bure en Champagne actuellement),

- refiler à nos enfants et petits-enfants ces déchets mortels (par sa consommation d'électricité nucléaire et la force de frappe atomique, chaque habitant génère plus de 50kg/an de déchets radioactifs),

- multiplier jour et nuit les transports de ses déchets-tueurs sur les routes, autoroutes, voies ferrées (déjà à ce jour 500 trains de matières radioactives circulent chaque années en France),

- exposer la population aux radiations délétères, fuites et à l'accident lors des transports,

- exposer inutilement des salariés à la mort radioactive lors des opérations,

- contaminer l'air et l'eau des territoires de vie et de productions agricoles

- imposer le risque d'accident nucléaire


Derrière ce projet de démantèlement, Areva veut se redorer le blason après ses fiascos techniques et de gestion à répétition : retards à répétitions des EPR finlandais et EPR de Flamanville, pièces de centrales atomiques défectueuses, dissimulations d'erreur de fabrication, surcoûts astronomiques de construction, soupçon de malversation financière, mises en examen de dirigeants,...

Areva, veut expérimenter sur le dos de la population et des travailleurs ce qu'elle ne sait pas faire (personne au monde n'est parvenu à démanteler totalement et en toute sécurité une installation nucléaire). Areva en décrépitude joue au casino la vie de 60 millions de personnes et l'ensemble du territoire national et des pays limitrophes. Pour le business et le profit, le fanatisme technocratique.

Et derrière ce projet pourrait se cacher un autre loup : la création potentiel au Tricastin d'un centre permanent de traitement et d'entreposage de déchets nucléaires venant de toute la France.

Le démantèlement n'est pas la solution

Avec le nucléaire, le lobby atomiste à généré une monstruosité dont, malheureusement, on ne pourra jamais sortir du fait des centaines de milliers d'années de radioactivité mortelle des matériaux et déchets produits par les centrales nucléaires, l'extraction de l'uranium dans les mines, la fabrication des produits de fission atomique, les installations contaminées, le stockage et le conditionnement des crachats et fèces radioactifs.

Tout ce qu'il est rationnel et sensé de faire c'est de geler sur place les installations atomiques, les mettre à l'arrêt, créer un périmètre élargit de sécurité, assurer leur surveillance et sécurisation pour des milliers d'années en attendant que la radioactivité baisse suffisamment avant d'envisager quoi que ce soit. Toute autre option ne fait qu'amplifier le problème, les atteintes à la vie, les risques pour nous et nos descendants.

Et pas d'illusion : on ne remettra jamais au vert les zones d'activité nucléaires et radioactives. Et d'ailleurs tant mieux : refusons que sur ces lieux des margoulins et autres politiciens lancent la construction de logements et d'installations publiques, commerciales et économiques, crées des "parcours de santé", installent des parcs de loisirs.

L'enquête publique et la possibilité de faire des commentaires et remarques critiques est odieusement limitée par les pouvoirs publics préfectoraux dans le temps (jusqu'au 1er février 2017) et à 9 lieux pour l'ensemble des départements et territoires concernés. Il faut donc se rendre dans les mairies suivantes pour déposer son opposition sur le registre d'enquête : Vaucluse (Bollène, La Motte du Rhône, Lapalud), Drôme (La Garde Adhémar, Pierrelatte, Saint-Paul Trois Chateaux, Saint-Restitut), Ardèche (Bourg Saint Andéol, Saint Marcel d'Ardèche), ou bien adresser par courrier ses critiques et son opposition à : Président de la commission d'enquête sur le démantèlement de l'INB 93 (Georges Besse/Eurodif), hôtel de ville, avenue Jean Perrin, CS30139, 260702 Pierrelatte cedex.

Pour notre protection et la vie : Il faut arrêter le bras des criminels. Non au démantèlement, OUi à l'arrêt immédiat du nucléaire.
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