Yves Lenoir a diffusé en août dernier une note très complète sur les pectines qui nous a inspirés pour proposer ce texte. Il s'agit de l’intérêt des pectines pour protéger les enfants des zones infestées de radioactivité en Biélorussie. C’est aussi l’occasion de dénoncer l’action criminelle du lobby du nucléaire, français en particulier. Dans un prochain texte on développera plus largement les programmes éthos-Core promus par la nucléocratie dans le but de sauver l’industrie de l’atome menacée par les catastrophes nucléaires.

Annie et Pierre Péguin septembre 2016.

La majeure partie des retombées durables de catastrophes atomiques sont formées de : Césium, Cs137 (période* T=30ans); Cs135 (T=2ans) et de strontium, Sr90 (T=29ans), après que l'iode131 (T=8 jours) ait fait ses ravages essentiellement dans la thyroïde, en se désintégrant en quelques semaines.

Le Cs peut se répandre à des centaines de km, voir un millier, en fonction des précipitations, d'où les « tâches de léopard » de contamination. Par contre, le Sr étant moins volatil se dépose sur une distance de quelques dizaines de Km seulement . C'est donc le césium qui est le plus grand responsable des contaminations sur de grandes étendues.

Les mesures de radioactivité du Cs sont faciles du fait de la présence d'émission gamma (qu'on symbolisera dans ce qui suit par « γ ») de ses descendants (Ba 137). Pour le strontium il s'agit essentiellement des bêta (« β ») plus difficiles à détecter, bien qu'ils soient très énergétiques.

Face à la contamination par le Césium, la controverse sur l'utilité de la pectine entretenue par les lobbyistes du nucléaire, s’appuie sur une idée simpliste: le Cs a la même valence que le potassium « K » (1+), donc des propriétés chimiques similaires. Cs et K sont donc supposés se répartir de la même façon dans l'organisme, dans les muscles squelettiques. Le césium n'aurait pas alors d'effets sanitaires notables. ( alors qu'on parle ici de radioactivité, c.a.d de propriétés du noyau et pas du tout des propriétés chimiques dues à la valence! Comment des scientifiques peuvent ils entretenir une telle fiction?)


Dès 1990 un radiobiologiste biélorusse montre que le Cs s'accumule dans le cœur, les reins, la thyroïde. Le professeur Y. Bandazhevsky et sa femme ont montré que les problèmes des enfants sont liés à la présence de Cs et préconisé une limite de 20 Bq/kg. Devenant gênants, ces scientifiques seront neutralisés….

Dans ce qui suit est discutée la polémique criminelle du lobby, francais en particulier (Gilles Heriard Dubreuil responsable de Mutadis Consultant et des projets Ethos-Core et Jacques Lochard président du CEPN** qui sévit maintenant à Fukushima pour y faire appliquer le programme « éthos »). Ils s’agit pour eux de protéger l’industrie de l’atome, de nier toute contamination et pour cela de bloquer la distribution de pectine aux enfants de biélorussie des zones contaminées. Ceux-ci sont victimes pour la plupart de maladies de vieux liées à la présence dans leur organisme de Cs radioactif, ce que contestent les nucléocrates.

Cette polémique s’appuie sur une comparaison entre le Cs 137 et le potassium K40 radioactif (qui accompagne naturellement en faible proportion le potassium métabolisé dans les êtres vivants).

Comparaison entre le Cs137 et le potassium K40.

L'UNSCEAR***et le CIPR**** maintiennent que par analogie chimique avec le K, la radiotoxicité du Cs est peu importante ; d'ailleurs testée sur un chien, il est mesuré une dose létale de 100 MBq/kg. Il en est donc déduit allègrement aucun effet toxique en dessous de 50MBq! Et des dose maximales élevées sont fixées pour des aliments: 400 Bq/kg pour un nourrisson ; 5000Bq/kg pour un adulte...Doses qu'Il faudrait diviser au moins par 100...

la période radioactive du K40 est de 1,25M d'années ; sa période biologique est de 20 jours il y a donc peu de désintégrations pendant le séjour du K40 dans le corps. Par contre la période du Cs 137 est de 30 ans la moyenne des périodes biologiques mesurée est de 100 jours, le nombre de désintégrations est alors important. Le comportement radioactif de ces deux atomes est donc bien différent.

De plus si l'on tient compte des énergies respectives d'ionisation pour les échanges avec le sodium (« pompes sodium -potassium ou sodium césium ») qui contribuent à l'équilibre général de la santé, on peut en déduire que la toxicité du césium 137 ne peut être imputée à ses propriétés chimiques. En effet sa concentration dans un organisme contaminé est la plupart du temps des centaines ou des milliers de fois inférieure à celle de l'isotope stable naturellement présent. De plus son énergie d'ionisation, la plus faible de tous les éléments, est à l'origine de sa longue période biologique et de l'hétérogénéité très marquée de sa répartition – différente de celle du potassium – dans les organes.

Les calculs d'énergie ionisante émise – et absorbée – par le tissu cardiaque pour une concentration en Cs137 de 200 Bg/kg montrent que la majeure partie de cette énergie provient du rayonnement bêta qui ne fait qu’un peu plus doubler celui du K40. Cela permet à l’idéologie officielle – UNSCEAR-CIPR – de nier l’effet de la radioactivité et de prétendre que la plupart des maux autres que les cancers de la thyroïde sont d’origine radio-phobique …….

Mais c’est ne pas tenir compte de ce que la désintégration du césium émet des rayonnements gamma qui interagissent avec la matière en arrachant des électrons aux couches périphériques des atomes, d'où des cascades d'ionisations. Les recombinaisons aléatoires des ions vont produire des radicaux libres et oxydants (eau oxygénée, radical OH-, etc.) toxiques et agressifs pour les cellules et pour le sang très vulnérable qui les transporte, entrainant des dommages généralisés dans la vascularisation du cœur.

les pectines, explications sur leur mode de fonctionnement

dans la première moitié du XXème siècle la sté SANOFIL les a utilisées pour limiter l'absorption de Plomb ou de Mercure par ses ouvriers. En effet, on trouve les pectines à diverses concentrations dans les tissus périphériques des algues, fruits et légumes. Elles sont particulièrement concentrées, jusqu'à 30 %, dans la peau du citrus. Ce sont des molécules complexes de compositions variées. Ces molécules forment de longues chaines. Les ions calcium Ca2+ peuvent remplacer deux H et lier les chaines entre elles pour constituer un gel (c'est ce qui fait prendre les confitures).

Les ions métalliques divalents peuvent faire la même chose : l'action durant la digestion est dite entero-adsorbante au sens ou les polluants sont adsorbés durant leur passage dans le colon. Comme ces combinaisons de grandes molécules ne passent pas la barrière intestinale, l'élimination des toxiques est immédiate

Mais il n'y a pas d'action directe des pectines sur les cations monovalents. Nous en déduisons que les pectines n'éliminent pas le césium par. entero-adsorbtion. La prise quotidienne de doses prophylactiques de pectine n'est donc pas justifiée ainsi, mais par le phénomène de chélation :

La chélation (prononcer “kélation”) vise à désintoxiquer l'organisme des métaux nuisibles. Du mot grec “khêlê”, qui signifie “griffes” ou “pinces”, la chélation est, plus précisément, le procédé par lequel une substance organique (l'agent chélateur) se lie à des métaux ionisés (chargés électriquement).

Le complexe qui en résulte étant stable, inactif, non toxique et soluble, est éliminé par voie urinaire. Et les dosages du Cs137 dans les urines ont montré une nette augmentation de la concentration en ce radio-élément deux ou trois jours après le début d'une cure orale de pectines.

On pense que les bactéries intestinales sont capables de couper les longues chaines moléculaires constituant les pectines en plusieurs fragments, fragments assez petits pour passer la barrière intestinale et entrer dans la circulation sanguine. Parmi ces fragments il s'en trouve qui ont une structure moléculaire capable d'adsorber les ions monovalents du Césium ;un phénomène de chélation du césium incorporé se produit . il s'en suit une diminution de la concentration des ions césium dans le sang éliminés dans les urines.

Le "Vitapekt".

Conscient des lacunes du dossier scientifique des pectines, Vassily Nesterenko, créateur de l'Institut Belrad, a pris le temps d'évaluer leurs propriétés avant de concevoir une préparation optimale à base de pectine de pomme, dénommée « Vitapect », tant pour accélérer l'élimination du Cs137 incorporé, qu'apporter à l'organisme des anti-oxydants efficaces et, à toutes fins utiles, des oligo-éléments et des vitamines dont il est enrichi. Ainsi un complément alimentaire relativement bon marché s'est-il révélé être un auxiliaire précieux dans la préservation de la santé des populations des régions fortement contaminées par les retombées de Tchernobyl.

En avril 2000, Belrad a reçu une licence pour la production et l'emploi du "Vitapekt". Le Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européennes à Ispra, Italie, l’a analysé en 2001, et noté que cet additif alimentaire, se prêtait bien à un traitement. Une étude dans ce sens était prévue avec financement par le programme européen TACIS, dont la finalité essentielle était le secours aux enfants. Mais le lobbying a fait échouer le projet au bénéfice du projet concurrent Ethos-Core , qui s’est opposé à l’emploi de la pectine.


Reconnaître à la pectine de pommes une efficacité et une utilité réelles, constater l'effet bénéfique sur la santé de cet adsorbant naturel qui accélère l'élimination des radionucléides de l'organisme, porterait à reconnaître qu'une contamination existe réellement au Bélarus. Ce serait contraire à la doctrine officielle suivant laquelle les maladies et morts ne sont pas causés par le Césium-137,  mais par le "stress", l’angoisse, la peur du nucléaire, et par les ennuis de l'évacuation. Renoncer à cette doctrine rendrait nécessaire alors d'évacuer tous les enfants des territoires contaminés, ou au moins de distribuer largement cet additif alimentaire pour enrayer la catastrophe sanitaire, mais cela attirerait l'attention sur la dangerosité du nucléaire, et toucherait l'opinion mondiale. Il ne s'agit pas, en effet, de protéger les populations, mais de sauver le nucléaire…..


D'année en année, on assiste à une hausse de la morbidité des maladies diverses dans les territoires contaminés par Tchernobyl. On voit diminuer le
nombre d'enfants en bonne santé. A Kiev, par exemple, où il y avait 90% d'enfants en bonne santé avant l'accident, leur pourcentage a diminué au cours des années qui ont suivi pour ne plus constituer aujourd'hui que 20%. La morbidité chez l'adulte augmente aussi sensiblement dans tous les groupes d'âge. La durée moyenne de vie s'abrège.

L'association Enfants Tchernobyl Belarus, grace aux dons reçus, soutient l'institut Belrad qui continue tant bien que mal à mesurer le taux de contamination d'enfants et à distribuer des cures de Vitapekt, malgré l’hostilité des autorités.

* la période, ou demi-vie est le temps pour lequel la moitié des atomes se sont désintégrés. On considère qu'il faut une dizaine de périodes pour que le radio-élément concerné ait disparu. On symbolise habituellement cette période par « T ».

**Le CEPN,Centre d'Etude sur l'évaluation de la Protection dans le domaine Nucléaire, représente le lobby nucléaire français. Créé en 1976, c’est une association qui rassemble : EDF, AREVA, CEA, l’IRSN !

***Depuis sa création le 3 Décembre 1955, le mandat du Comité scientifique des Nations Unies sur les Effets des Radiations Atomiques (UNSCEAR) a été de rendre compte aux États Membres de l'ONU et à l'Assemblée générale des Nations Unies, des niveaux, effets et dangers des radiations dans l'environnement. Les experts y sont nommés, choisis avec soin parmi les promoteurs du nucléaire.

****La Commission internationale de protection radiologique (CIPR, ou International Commission on Radiological Protection ou ICRP) est une ONG qui émet des recommandations concernant les mesures de sécurité à prendre sur les installations sensibles. La quasi-totalité des réglementations et normes internationales et des réglementations nationales en reposent sur ces recommandations destinées surtout à ne pas gêner l’industrie atomique.