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extrait de l'intervention du CAN84 :

" Il y a 30 ans l'impossible est arrivé. Le réacteur nucléaire n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait à la suite d'un test de sécurité . Nous étions  le 26 avril 1986 , il était 1h23 du matin. Aujourd'hui 26 avril 2016 à 18h : la catastrophe est toujours en cours et ses conséquences sanitaires n'en finissent pas de faire de nouvelles victimes.

C'est le premier accident classé au niveau 7 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) le second est la catastrophe de Fukushima du 11 mars 2011. D'autres tenus secrets par les autorités ont cependant eu lieu. Dans les populations locales, 4 000 cancers de la thyroïde ont été officiellement diagnostiqués entre la première heure de la catastrophe atomique de Tchernobyl et l'année 2002.

Cynisme des autorités : Tandis que les autorités officielles minimisent le nombre de victimes, l’Académie des Sciences de New York estime sur la base d'un inventaire exhaustif des études sanitaires entreprises depuis le 26 avril 1986 que Tchernobyl seraient responsable de 985 000 décès prématurés de 1986 à 2004.

Et à ce jour : plus de 8 millions de personnes vivent toujours sur des territoires contaminés en Russie, en Ukraine et au Bélarus, contraintes de consommer quotidiennement des produits radioactifs. Parmi elles, de nombreux enfants souffrent de cancers, malformations et pathologies cardio-vasculaires. Les atteintes au patrimoine génétique liées à l’exposition aux radiations se transmettent aux générations suivantes. Contrairement au cliché d’une nature florissante, la faune et la flore sont elles aussi atteintes par les radiations mortelles.

Une catastrophe nucléaire est toujours mondiale et ne peut être localisée et restreinte à une frontière nationale ou administrative.

Ils vivaient comme nous, respiraient comme nous, étudiaient comme nous, travaillaient comme nous...

En France, les sols de l’Est et du Sud-Est, de la Corse sont toujours contaminés par les retombées du nuage radioactif de Tchernobyl. En 1986 les autorités françaises, à l'inverse de la puplart des gouvernements européens, pourtant conscientes de la contamination, ont volontairement refusé d’adopter des mesures sanitaires de protection de la population française.

L'orgueil des nucléocrates, la soumission des politiciens à l'idéologie nationaliste, l'obscurantisme de la caste ont conduit délibérément à placer comme cobaye toute la population française. Depuis le nombre de pathologies thyroïdiennes a explosé dans des proportions terribles.

Nous avons à faire face à des criminels. Conscients de leurs actes et décisions. On ne peut donc décemment leur demander gentiment de bien vouloir décider de fermer progressivement tel ou tel réacteur. Adopter une telle position revient à accompagner le criminel dans ses actes.

30 ans après le début de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, 5 ans après celle de Fukushima : la catastrophe française est à l'ordre du jour selon l'ASN elle-même. D'autant que
. les 2/3 des réacteurs français ont dépassé leur 30 ans de service
. de nombreux équipements d'Areva, de EDF, du CEA sont en état de mort clinique
. le recours à la sous-traitance est devenue monnaie courante
. EDF n’est plus à même d’assurer la maintenance minimale de ses installations
. Après Areva, EDF filiale du CEA qui détient 58% de son capital, est à son tour en quasi-faillite.

Mais quand bien même il en serait autrement : c'est le principe même de la destruction atomique qui est en cause et porte atteinte à notre santé et à notre vie.

C'est si vrai que le pouvoir a mis au point une doctrine perverse reposant sur l’ « acceptation » d’un accident reconnu comme ingérable et inéluctable.

. les plans de gestion de la catastrophe nucléaire en France sont élaborés (Codirpa). Les autorités ont décidé de rendre responsable les victimes (si vous êtes malades c'est de votre faute) et de blanchir préventivement les véritables coupables du crime atomique. La radioprotection n'est donc plus pour les dominants un enjeu de santé publique, mais de choix individuel !

Ils envisagent de maintenir la population dans les zones contaminées et de voir ce qui se passe au niveau des atteintes à la santé (cf Fukushima en application des directives de l'AIEA). L'IRSN préconise de supprimer les seuils déclenchant l'évacuation des populations. Comme l'a établi, au Bélarus, la fausse ONG nommée CEPN qui regroupait en fait t EDF/Areva/CEA pour prouver que l’on peut vivre en zone contaminée en suivant les instructions des experts. Une action financée par l'Europe sous le vocable des programmes d'assistances ETHOS et CORE.

Il s'agit pour les nucléocrates d'appliquer la directive conjointe OMS/AIEA dénoncée dans un rapport de 1958 qui fixe un objectif précis : "Du point de vue de la santé mentale, la solution la plus satisfaisante pour l’avenir des utilisations pacifiques de l’énergie atomique serait de voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s’accommoder de l’ignorance et de l’incertitude".

Face à ce diktat des "sachants", à la dictature de la caste atomiste, aux ordres du lobby de prolonger la durée des réacteurs atomiques jusqu’à 40 ans, puis 50ans, puis 60ans et validé par les gouvernements successifs depuis des décennies : un seul mot : Résistance.

Car la catastrophe sanitaire est déjà en cours ici en France, en vallée du Rhône, en Provence, en Vaucluse : chaque jour, chaque heure, au quotidien, chaque installation nucléaire de EDF rejette dans l'air et dans l'eau des radio-contaminants mortels. Idem pour les installations d'Areva et du CEA. Chaque jour, chaque heure, au quotidien, chaque installation nucléaire génère des déchets radioactifs dont certains sont mortels jusqu'à 1 million d'années.

Nous sommes donc en état d'urgence sanitaire, éthique et moral. Nous sommes en état de légitime défense face au crime.

Être solidaire des victimes, se protéger des actes qui portent atteinte à la santé et à la vie de nos proches et de nos frères humains nécessite de passer à l 'acte, de monter d'un cran dans notre refus de soumission, de porter le fer chez l'ennemi.

La dictature nucléaire à assez duré. Ne collaborons plus par notre silence et notre fatalisme. Passons à l'acte. "

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la presse en parle : 2016-04-2016_presse_la-provence_Tchernobyl_Avignon_CAN84.png