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50km, voilà en tout et pour tout le scénario d'impact, tracé au compas sur les cartes d'état-major, et retenu par les autorités et les nucléocrates pour leur jeu macabre. A qui fera-t-on croire que Marseille, la 2ème ville du pays, n'est pas menacée car se trouvant au-delà des 50km ? 128km : pas touchés pour les stratèges. Pas de pot en revanche pour les villageois-es du coin et Aix-en-Provence, qui elle, se trouve malencontreusement à 35km du site atomique. Espérons que les habitants de la cité auront pu entendre les sirènes et auront eu le temps de fuir en moins de 10 minutes chrono.

Rappel : le nuage radioactif de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en Ukraine du 26 avril 1986 a parcouru plus de 1200km, le nuage radioactif de la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon du 11 mars 2011 a parcouru plus de 450km. Et ni l'un ni l'autre en arc de cercle mais, dans le réel, en longues étendues mortelles en fonction des vents dominants et dont les retombées tueuses continuent de détruire vies et territoires.

Évidemment, en haut lieu, chez ceux qui savent et qui décident à votre place, on pense que, on envisage que, on croise les doigts de pieds pour que la catastrophe nucléaire à Cacadarache ne soit pas le fait, en plus, d'un séisme qui détruise les axes de circulation; car le site est implanté sur la faille sismique de la Durance. Et ça secoue fort depuis des mois non loin de là...

Mise en scène macabre

Nouveau déploiement de services en tout genre, donc, autour du site atomique militaire et civil de Cadarache (Bouches du Rhône) pour tenter d'habituer la population à accepter l'inacceptable, à savoir la catastrophe nucléaire en Provence. Les services de l'Etat comme les fanatiques de la destruction atomique nous y préparent car ils savent qu'elle va survenir dans notre pays et probablement en Provence. Incapables de se remettre en cause malgré les catastrophes toujours en cours de Tchernobyl et de Fukushima - et leur centaines de milliers de morts et million de victimes - ils s'entêtent dans l'obscurantisme techniciste militariste.

Leur stratégie : le CODIRPA, et sacrifier délibérément une partie de la population, et planifier qui doit mourir et comment, quels territoires déclarer impropres à toute vie car contaminés et sur quelle autre partie, bien que contaminée, maintenir en place la population; fut-ce de force. Quelles forces militaires à déployer pour contraindre les parents à abandonner leurs enfants et à se terrer là où ils se trouvent (entreprise, bureau, centre commercial, hangar agricole,...) pendant des heures voire des jours ou des semaines. Mobiliser pour cela les moyens d'état, départementaux et faire jouer aux services le double-rôle schizophrénique de sauveur-collaborateur du crime.

Si leur souci était la protection de la vie, de la santé des populations et de la viabilité des territoires, s'ils étaient mus par un minimum d'humanisme et de rationalité : la solution existe et est à portée de mains. Fermer immédiatement les installations nucléaires militaires et civiles, les placer sous surveillances en attendant que la radioactivité décroisse suffisamment (du travail pour des centaines de milliers d'années pour les volontaires), cesser de produire jour et nuit des déchets radioactifs mortels pour parfois jusqu'à un million d'années et ne plus les refiler à nos descendants pour 15 000 générations à venir, programmer un plan de reconversion de haut niveau des salariés dans des secteurs porteurs d'avenir et non-criminels, orienter tous les financements engloutis par les vieilles lunes mortifères atomiques (ITER, Astrid, EPR, "grands carénages",...) vers les énergies non-mortelles de notre actuel siècle, sortir du conditionnement de sur-consommation productiviste alors que les ressources de la planète ne sont pas éternelles mais bien limitées, mettre un terme à la politique française de prédation colonialiste minière au Niger (notamment),...

écouter ici l'intervention au micro de France-Bleu de la Coordination antinucléaire du sud-est/CAN84

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et l'émission "Ligne Ouverte" avec les auditeurs sur France-Bleu Vaucluse du 24 juin 2015

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