• Le 25 août :mauvais fonctionnement d'une vanne permettant d'injecter de l’acide borique dans le circuit d'injection de sécurité à la centrale nucléaire du Tricastin. Cet incident s’est produit au cours d’un essai  lors des opérations de redémarrage du réacteur n°1. L'acide borique qui permet de contrôler la réaction nucléaire dans le réacteur aurait dû être injecté dans un délai d'une heure par une autre procédure, mais ce délai a été dépassé de 45 minutes. Des techniciens sont intervenus pour rétablir le bon fonctionnement de la vanne.


  • Le 21 septembre 2014: un dégagement de fumée sur un tableau électrique dans un Bâtiment Auxiliaires dans la partie Nucléaire des installations.


Les incidents se  multiplient à Tricastin. Niveau 1 dit l'ASN. Cette déclaration vaut elle quelque chose ? Le manque de transparence, la volonté de mettre sous silence les  incidents, les accidents, les fuites radioactives, font partie intégrante de la politique nucléaire civil et militaire.
Par exemple, il y a 10 jours, EDF a encore été condamnée pour avoir mis six mois pour déclarer une infraction alors que  l’article L 591-5 du code de l’environnement qui prévoit que : « En cas d’incident ou d’accident, nucléaire, (…) l’exploitant d’une installation nucléaire de base ou la personne responsable d’un transport de substances radioactives est tenu de le déclarer sans délai à l’Autorité de sûreté nucléaire ».
En effet, En octobre 2012, les équipes de la centrale de Penly (Seine-Maritime) trouvent du tritium, un dangereux radioélément, dans la nappe d’eau souterraine. La centrale ne déclare cet événement que le 13 février 2013.

Ci-dessous la fin de l'article du NPA ( https://www.npa2009.org/actualite/nucleaire-edf-condamne-mais-pas-grace-lasn ) sur le sujet :

« C’est un jugement important et le second d’une liste qui s’allonge, puisque des faits similaires ont eu lieu à Golfech (Tarn-et-Garonne) en 2010 (EdF condamné en appel le 3 décembre 2012), Civeaux (Vienne) et Bugey (Ain) en 2012, et Tricastin (Drôme) en août 2013 (poursuites en cours).
Mais ce procès révèle aussi l’impuissance de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Qu’EdF et Areva se moquent délibérément d’elle en l’informant avec des mois de retard n’est pas surprenant. Mais que l’ASN dresse très peu de procès-verbaux et impose peu de sanctions administratives, comme la loi de 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire le lui permet, indique bien son manque de moyens et sa dépendance au pouvoir politique lui-même noyauté par le lobby nucléaire. Car sans une lecture attentive par les associations antinucléaires des relevés d’accidents et incidents publiés par l’ASN, les suites juridiques et désormais les condamnations ne sanctionneraient pas le comportement délictueux de l’industrie nucléaire. »

Références :



http://www.ledauphine.com/drome/2014/09/21/incident-en-zone-nucleaire-sur-le-centrale-du-tricastin

http://www.ledauphine.com/drome/2014/09/03/edf-declare-deux-evenements-significatifs-de-niveau-1-a-l-asn