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Ils ne seront jamais là où les dominants et complices du lobby nucléaire aimeraient les voir. Ni dans les commissions d'intégration et de co-gestion du crime, ni dans les partis politiques, ni aux ordres de quiconque. Leur seule raison d'être, et dans les formes d'interventions qu'ils élaborent eux-mêmes : l'arrêt immédiat du nucléaire, pas dans dix ans, pas dans vingt ans.

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Les militants du CAN84 sont donc venu le redire à ceux et celles qui ont convoité les voix des électeurs et qui, une fois élus, ont un peu tendance à croire qu'il détiennent un pouvoir sans contrôle et surtout en maintenant le peuple à distance. Les militants antinucléaires leur ont rappelé le premier courrier qui leur avait été adressé à la veille des élections municipales, puis le second une fois élus, puis le troisième dernièrement. Rappelé aussi qu'Avignon et le Vaucluse se trouvent au coeur de la zone la plus nucléarisée d'Europe, qu'en moins de 12 minutes la radioactivité crachée tel un dégueulis par les installations nucléaires de Tricastin se répand sur toute la ville.

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Un immense trèfle radioactif barré de rouge est rapidement badigeonné sur la place de l'Horloge d'Avignon face à l'hôtel de ville. Impossible ainsi pour les élu(e)s qui commencent à arriver dans l'enceinte municipale d'ignorer leur responsabilité. D'autant que le long cercueil noir leur rappelle le crime sanitaire perpétré par les fanatiques de la destruction atomique.

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Tandis que les banderoles se déploient et que la sirène se met à hurler les délégataires du vote s'engouffrent dans l'édifice pensant fuir ce qu'ils ne voulaient ni voir ni entendre. Mal joué! A l'intérieur deux militantes antinucléaires distribuent des tracts et interpellent dans l'immense sale aux dorures monarchiques les chargés de commissions et autres yoyos d'asservissement. Objectif de l'intervention : que les élu(e)s enfin frappé(e)s de conscience adopte un voeu ou une motion se prononçant pour la mise à l'arrêt des installations nucléaires. La mairesse, ivre de colère, tente de leur empêcher l'expression, la police municipale est appelée en renfort. Les municipalités changent les mêmes pratiques demeurent. Toujours cette haine du peuple et de son intervention directe dans les affaires le concernant.

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A l'extérieur, les passants, anglais, allemands, japonais, espagnols manifestent par des signes d'encouragement leur soutien aux manifestants. Des discussions s'engagent, des échanges se multiplient, la presse accourt. Du mégaphone un terrible propos s'amplifie : "Fukushima aussi était très sûr". Un peu plus loin un militant antinucléaire égraines les noms des dizaines d'habitants de son village morts de cancers. Difficile ici, de prétendre ignorer les ravages du nucléaire. Les malades, les enfants atteints de cancer à la thyroïde, les morts. Il est grand temps qu'à l'instar de plus de 250 municipalités au Québec, les communes et les élu(e)s de France s'émancipent de l'oppression idéologique du patronat nucléariste, redressent la tête et affirment enfin leur refus que le crime se poursuive un minute de plus. Ne pas le faire c'est tout à la fois de la collaboration à génocide et complicité de meurtre.

La Presse en parle  : 2014-06-25_CAN84_Avignon_Presse_La-Provence.JPG  2014-06-25_CAN84_Avignon_Presse_Le-Dauphine.JPG