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Enfiler une combinaison complète NBC (nucléaire bactériologique chimique) avec masque filtrant et bottes adéquates et rendre hermétique le tout demande de très longues minutes. Trop longues de toute évidence pour que la population puisse échapper à la contamination mortelle d'un nuage radioactif. D'autant que la-dite population ... ne possède pas cet équipement minima. Et ensuite : comment envisager un confinement dans un bureau, une habitation, un véhicule qui ne possède pas d'équipement de filtration de particules et de radiation ? Le scotch au long des embrasures de portes et fenêtres n'est d'aucun secours. D'autant qu'il faut bien que l'air circule dans le lieu si on ne veux pas mourir étouffé-e. Et si on se promène à vélo en ville ou dans la campagne ? Quel recours, quel lieu de protection? Où se trouvent les bunkers tout équipé en matériels et vivres pouvant accueillir des dizaines de personnes, des centaines de personnes, des milliers de personnes, des dizaine de milliers de personnes ? Et ce confinement illusoire pour combien de temps ? un jour ? une semaine ? un mois ? une année ? dix ans ?

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Entre le moment où la catastrophe nucléaire se produirait (et les autorités reconnaissent que c'est possible aussi en France), le temps nécessaire pour effectuer les mesures, de déclencher l'alerte, que les sirènes soient entendues dans un rayon de 1km, 2km, 3km, 5km, 10km, ... que la population comprenne que quelque chose se produit : rien ne peut concrètement se passer comme l'ont concocté le lobby et les autorités. Ce sera évidement la panique. Celle des travailleurs du site qui chercheront à se protéger en s'éloignant rapidement du lieu, celle de la population qui tentera de fuir tout azimut en allant chercher ses enfants à l'école et réunir la famille pour déguerpir fissa, celle des services de sécurité qui ne pourront peut-être pas se déplacer du fait de l'inutilisation des routes soit trop encombrées soit impraticables en cas de séisme ou d'inondation, celle des forces militaires qui seront sollicitées mais ne voudront peut-être pas appuyer sur la gâchette malgré l'ordre donné pour contenir les foules, celles des déserteurs des structures et responsables officiels (comme ceux de Areva à Fukushima).

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C'est pour dénoncer le dogmatisme idéologique des nucléocrates et démontrer concrètement l'absurdité de tout scénario de gestion de "crise" nucléaire ("crise" pour ne pas prononcer le mot d'une réalité impitoyable : catastrophe nucléaire, tout comme le mot "nucléaire" a été imposé par les dominants à la place du terme réel de "destruction atomique") que le CAN84 et Next-Up ont déployé cette démonstration. Une démonstration technique avec de nombreux matériels professionnels "nucléaires" et une retransmission des valeurs de radioactivité sur grand écran, l'intervention et les explications de Pierre Péguin (Docteur es-science), et la mise en situation d'habitant-es plongé-es en situation de catastrophe nucléaire. En présence de la presse et d'élu.

« Ce type d’exercice national ridicule manipule la population et les médias », a condamné Jean Revest du Can84. « J’ai la conviction de plus en plus forte que l’on nous prépare à la catastrophe, a poursuivi Pierre Péguin, docteur en physique à la retraite. Cet essai, je le vis comme une provocation. On reconnaît qu’un accident est possible. » Et Serge Sargentini, coordinateur France de Next-Up, qui officiait à la manipulation du matériel de préciser « le scénario des autorités n’est pas crédible car avec le sens du mistral, c’est le sud du site nucléaire du Tricastin qui sera la première victime, or ce n’est pas là que l’exercice est programmé »

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La surveillance exercée par les forces de gendarmerie et autres personnels d'espionnage politique des citoyens sur cette initiative a aussi été l'occasion pour les antinucléaires de les informer d'une réalité dont ils ignoraient eux-mêmes les impacts sur la santé et sur la vie. Certains personnels murmurant en aparté qu'eux-mêmes fuiraient. D'autant qu'ils ne seraient pas forcément équipés de combinaisons NBC et qu'ils avaient aussi des enfants à aller récupérer.

La propriétaire de la ferme a gentiment proposé aux forces de police du café garanti à base d’eau en bouteille, néanmoins méfiantes
celles-ci ont préférées décliner l’offre. A Tricastin on les comprend ! Autre petit souci pour les officiers du renseignement : ne pouvant pas s’introduire dans la propriété sans se faire repérer ("c’est le monde à l’envers"), ils ont demandé avec insistance à assister à la démonstration, ce qui a été évidement refusé. Mais comme ils avaient l’air dépité, par compassion, un dossier presse leur a été remis.

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Le lieu choisi pour cette opération de démystification, à la lisière du site nucléaire du Tricastin et face à la sinistre Socatri, est une ferme. Le lieu de vie d'une famille entière, parents, enfants et petits-enfants dont l'habitat n'est pas raccordé à l'eau potable et qui est contrainte de s'alimenter à l'eau du puits... contaminé. Les prélèvement et analyses effectués à l'initiative des antinucléaires viennent de révéler une contamination au tritium radioactif. Horreur car toute ingestion d'eau tritiée est de nature à générer des atteintes aux cellules, aux organes, à l'ADN. Et une jeune femme enceinte de quelques mois vit là et boit cette eau ! Au quotidien.

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La monstruosité nucléaire et celle des élus locaux à leur service ne connaît pas de limite.

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La seule protection efficace contre la radioactivité et une catastrophe nucléaire est d'aller à la source du problème et non de tenter misérablement d'en traiter les conséquences. La seule protection rationnelle et humaine contre la catastrophe nucléaire et les contaminations quotidiennes est la mise à l'arrêt immédiat et sans condition des installations nucléaires.

PhotosChris/JR

La Presse en parle

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La Provence : 2013-11-03_Presse_La_Provence_catastrophe_nucleaire_panique_CAN84_Tricastin.jpg

Drôme-Hebdo 2013-11-13_presse_drome-hebdo_CAN84_Next-Up_Tricastin_demo.jpg