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La résistance aux projets démoniaques des nucléocrates s'organise un peu partout à la surface de la planète tel, dernièrement encore, au Québec. Pas question pour les peuples originaires des territoires de voir saccagés leurs modes de vie, leur environnement, leur santé. Ils veulent assurer un avenir sans uranium ni nucléaire à leurs enfants et petits-enfants.

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la déclaration d'appui au moratoire

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Historique

Le Grand Conseil des Cris, a été créé en 1974 pendant les négociations avec le gouvernement du Québec sur la réalisation du projet hydroélectrique de la Baie-James élaboré trois ans plus tôt (en avril 1971) par le gouvernement pour développer le potentiel hydraulique des rivières de la région. De 1971 à 1974, les Cris du Québec participaient à l'Association des Indiens du Québec et, à ce titre, ont joué un rôle clé dans l'opposition des autochtones du Québec au Projet de la Baie-James.

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Gouvernés par des structures politiques traditionnelles locales, les Cris (Eeyouch en cri) de la région étaient constitués des structures de huit villages cris axées sur l'exploitation de la faune (la chasse, la pêche et le piégeage) tandis que les terres étaient partagées en territoires familiaux dirigés par un maître-trappeur (Outchimau en cri).

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Le Grand Conseil des Cris (cri: Eeyou Istchee) représente à présent, auprès des gouvernements du Québec et du Canada, les huit villages cris et l'établissement autochtone d'Oujé-Bougoumou. Depuis la création en 1978 de l'Administration régionale crie par le législateur québécois pour donner effet à la Convention de la Baie-James et du Nord québécois de 1975, le Grand Conseil des Cris et l'Administration régionale crie sont dirigés par les mêmes représentants élus.

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Le Grand Conseil des Cris est devenue l'entité politique qui représente les quelques 18,000 Cris ou "Eeyouch" (ou "Eenouch").  Le Conseil est composé de vingt membres : un Grand Chef et un vice Grand Chef, élus par suffrage par les Cris, les chefs élus de chacune des neuf communautés cries reconnues, ainsi qu'un représentant élu pour chaque communauté.

L'Administration régionale crie (« ARC »), établie en vertu de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, est une branche administrative du gouvernement de la Nation Crie, ayant des responsabilités portant sur la protection de l'environnement, le régime de chasse, pêche et trappage, le développement économique et communautaire, la gouvernance crie et d'autres domaines, selon les décisions de son conseil d'administration.

Sur le territoire de la réserve de Nemaska, situé à l'intérieur des terres sur la rive ouest du lac Champion (160 kilomètres à l'est de Waskaganish dans le Nord Québec) les têtes se redressent, la langue s'exprime, la conscience reprend droit, le regard se porte vers l'avenir débarrassé du crime nucléocrate.

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photos : http://www.discovereeyouistchee.ca/fr/we-are-cree/our-people.shtml

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Le Conseil Traditionnel Mohawk (MTC) soumet une résolution au Conseil Municipal de Montréal

Le Conseil Traditionnel Mohawk (MTC) tache de faciliter grandement un consensus tout au long du fleuve St Laurent face aux abominations des adeptes du saccage de la Terre et de la Vie. Le "Traite du Wampum à Deux Voies" - premier traité environnemental et de paix entre les 2 civilisations en Amérique - permet aux nations autochtones souveraines, conseils tribaux et citoyens au Canada et aux USA de s'opposer légalement et historiquement à ces transferts dangereux. Le MTC espère déboucher, autour des grands lacs, sur un moratoire sur ces transferts de Chalk River. Ont vers Savanah et la Georgie. Il vient de présenter un projet de Résolution à la séance du Conseil municipal de Montréal du 26 août dernier

Déclaration relative au transport de déchets radioactifs liquides

Attendu que le Department of Energy des États-Unis prévoit transporter par camion 23 000 litres de déchets liquides hautement radioactifs depuis les laboratoires de Chalk River, en Ontario, jusqu’au site de Savannah River, en Caroline du Sud, en une série de livraisons hebdomadaires réparties sur un an ou plus;

Attendu que ces livraisons pourraient débuter dès le mois d’août 2013;

Attendu que jusqu’à maintenant personne en Amérique du Nord n’a jamais transporté de déchets liquides hautement radioactifs sur les routes et les ponts publics;

Attendu que la quantité de déchets liquides hautement radioactifs contenue dans une seule cargaison suffit amplement à contaminer l’eau potable d'une ville entière;

Attendu qu’aucune audience publique d’évaluation environnementale ni aucun autre forum public, au Canada ou aux États-Unis, n’a évalué le risque de ces transports sur les routes et les ponts publics;

Attendu qu’il n’ a eu aucune procédure publique pour discuter des solutions de rechange à ces transports sur les routes et les ponts publics, comme par exemple la solidification préalable des déchets ; alors que c’est pratique courante à Chalk River pour tous les déchets liquides hautement radioactifs produits depuis 2003;

Attendu que ces déchets sont les produits les plus radioactifs de la planète, créés en irradiant de l’uranium ou du plutonium dans un réacteur nucléaire;

Attendu que les déchets hautement radioactifs émettent un rayonnement si pénétrant et si intense qu’on ne peut les approcher pendant des siècles;

Attendu que la radiotoxicité extrême des déchets hautement radioactifs persiste pendant des millénaires;

Attendu que ces déchets proviennent de la dissolution dans l’acide nitrique des déchets solides d’un réacteur nucléaire, ce qui produit une solution très corrosive contenant des dizaines d'éléments radiotoxiques comme le césium 137, l’iode 129 ou le strontium 90;

Attendu que les déchets liquides hautement radioactifs en provenance de Chalk River contiennent une quantité importante d’uranium de qualité militaire (hautement enrichi), soit la même substance qui a servi d'explosif nucléaire pour la première bombe atomique, larguée en 1945;

Attendu que la principale justification de ces transferts de déchets liquides de Chalk River vers le site de Savannah River serait de débarrasser le Canada du risque de prolifération nucléaire associé à l’uranium de qualité militaire toujours contenu dans ce liquide;

Attendu que le site de Savannah River est un des endroits les plus contaminés par la radioactivité parmi toutes les installations du Department of Energy reliées à l’armement nucléaire;

Attendu que le recyclage prévu des déchets liquides de Chalk River au centre vieillissant de retraitement H Canyon de Savannah River créera des risques de sécurité non nécessaires, ajoutera des quantités supplémentaires de déchets hautement radioactifs liquides dans le système de gestion des déchets déjà surchargé de Savannah River et imposera des contraintes budgétaires insoutenables au Department of Energy;

Attendu que tous les objectifs de non-prolifération associés aux déchets liquides de Chalk River peuvent être atteints en « dénaturant » l’uranium de qualité militaire sur place, à Chalk River, si bien que cet uranium ne serait donc plus un risque de prolifération;

Il est proposé

1. Que la Ville de Montréal s’oppose en principe à tout transport de déchets radioactifs liquides sur les routes et les ponts publics, sur toute voie navigable ou par voie aérienne puisque ces déchets peuvent être solidifiés, l’ont déjà été et devraient l’être pour réduire le risque qu’ils ne se répandent dans l’environnement;

2.​Que la Ville de Montréal exhorte les gouvernements du Canada et des États-Unis à suspendre le transfert de déchets liquides hautement radioactifs des Laboratoires de Chalk River vers le site de Savannah River jusqu’à la conclusion de consultations publiques approfondies sur l’à-propos et les impacts potentiels des transferts proposés ainsi que sur les autres mesures qui permettraient d’atteindre les objectifs officiels de ces livraisons;

3.​Que la Ville de Montréal exhorte les gouvernements du Canada et des États-Unis ainsi que ceux de tous les états, provinces et municipalités ainsi que les gouvernements indigènes souverains des nations tribales amérindiennes des États-Unis et ceux des nations autochtones du Canada à tout mettre en œuvre pour interdire et empêcher le transport de déchets radioactifs liquides sur les routes et les ponts publics, sur toute voie navigable ou par voie aérienne.