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Ils ne réclament pas de hausse de salaires mais simplement les moyens d'assurer un minimum de sécurité des installations nucléaires pour les salarié-e-s qui y travaillent et la population qui habite toute la région. Le mouvement de grève à l'appel de la CGT, démarré lundi, se poursuit sur le site nucléaire du Tricastin. Pompiers et agents de gardiennage l'UPMS (Unité de Protection de la Matière et du Site) estiment ne plus avoir les moyens d'assurer leurs missions.

2013-05-29_Greve-salaries-Tricastin_pompiers-greve.jpgIls manifestent contre la baisse des effectifs découlant du plan diabolique financier de la direction d'Areva qui vise, sous couvert de l'euphémisme "mutualisation" à fusionner toutes les usines du site du Tricastin (Eurodif, Georges Besse, Areva,...) sous une seule bannière, celle d'Areva NC. Il s'agit ni plus ni moins de gros buizeness et d'augmenter la rentabilité financière quitte à ce que cela s'opère au détriment de la sécurité.

Les grévistes qui représente plus de 85% des salariés bloquent  l'accès à tous les véhicules, de jour comme de nuit. Si le conflit avec la direction perdure c'est l'arrêt total de la centrale qui se profile.

Les pompiers ont décidé de passer la nuit sur place : "Nous ne lâcherons rien". Les salariés sont bien décidés à ne pas baisser la garde et exige l'ouverture de négociations : "Nous voulons simplement empêcher la baisse des effectifs, envisagée par la direction, et qui mettrait en danger le personnel et les habitants autour du site".

2013-05-29_Greve-salaries-Tricastin_Areva-Mafia.jpgC'est à pied que les employés de la centrale doivent marcher jusqu'à leur travail et tous que les véhicules sont garés un peu partout sur le bord de la route environ 4000 véhicules. Aucun véhicule ne rentre ou ne sort. Les convois d'uranium en provenance du Niger et des autres pays d'approvisionnement, via Malvesy près de Narbonne dans l'Aude, ne peuvent plus passer. Seules les matières sensibles rentrent. Les cantines ont dû fermer faute de ravitaillement. Devant l'impossibilité d'alimenter les usines, le site pourrait donc être fermé demain soir car les grévistes se relaient sur le piquet de grève 24h/24.

Déjà l'an dernier en avril une grève des salariés de l’entreprise SET a duré plus de 18 jours mobilisant plus de 450 employés y compris des autres sites d’Areva du grand sud (Narbonne, Marcoule, Cadarache) à l’appel des organisations syndicales CGT et FO. Leur objectif : la revalorisation de leur salaire, dénoncer la dégradation des conditions de travail et déjà les réductions d’effectifs qui « mettent en danger la sécurité de toute la filière nucléaire ».

2013-05-29_Greve-salaries-Tricastin_panneau-Areva_danger.jpgCe mouvement de grève confirme que le lobby nucléaire sacrifie et est prêt à sacrifier encore plus la sécurité, la santé et la vie. Le Collectif antinucléaire de Vaucluse qui milite pour la fermeture définitive et immédiate du site nucléaire du Tricastin apporte son soutien aux grévistes qui luttent aussi pour protéger la population à partir de leur propre réalité et métiers. La fermeture des installations nucléaires nécessite de maintenir sur les lieux un nombre plus important d'agents pour garantir, le temps de la baisse de radioactivité des installation puis du démantèlement, la sécurité. De nouvelles formations de haut niveau doivent être mise en place pour permettre la reconversion des autres salariés dans de nouvelles activités qui ne participent plus par la destruction atomique à la destruction de la santé et de la vie et à la contamination des territoires.

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le communiqué de Presse du CAN84