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Le gouvernement vient de désigner parmi les 5 membres du comité de pilotage du pseudo-futur débat national sur la transition énergétique 4 proches et impliqués du lobby nucléaire qui ont sévit dans nos départements du Gard, de Vaucluse, des Bouches-du-Rhône et y laissent des séquelles sanitaires profondes :

- Anne Lauvergeon : la terrifiante ex-chef du lobby nucléaire et d'Areva,

- Pascal Colombani : à l’origine de la création d’Areva, ancien administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), membre du Conseil d'Administration d'EDF et Président du Conseil de Surveillance d’Areva, qui a siégé ou siège encore dans les Conseils d’Administration d’Alstom SA, de Technip SA, et d' EnergySolutions Inc, Président-directeur général de la filiale japonaise du groupe Schlumberger, et actuellement « Senior Adviser » pour la haute technologie, l’énergie et l’innovation chez A.T. Kearney, société de conseil auprès de sociétés industrielles et d’organismes publics

- Laurence Tubiana : fondatrice et directrice de l'IDDRI (fondé avec GDF-Suez, Lafarge, EDF, Veolia, EpE et dirigé par Jean Jouzel, climatologue et glaciologue français, directeur au CEA), directrice de chaire à Sciences Po

- Jean Jouzel : climatologue et glaciologue français, directeur au CEA, expert du réchauffement climatique au sein du GIEC

- Bruno Rebelle : ancien conseiller de campagne de Ségolène Royal, transfuge de Greenpeace-France

Tous ces individus sont responsables des atteintes à la santé des populations de nos départements, des leucémies et autre cancers et de la poursuite du nucléaire civil et militaire qui porte atteinte à nos territoires et à l’ensemble de la planète.

La Coordination antinucléaire du sud-est dénonce la mascarade d’un prétendu débat verrouillé par les criminels de la destruction atomique.

D’un côté : les Conseils Généraux du Vaucluse, du Gard, des Bouches-du-Rhône à majorité socialiste refusent toujours de se positionner pour la protection de la population et de nos territoires, d'adopter des vœux demandant la fermeture des installations nucléaires de la vallée-Rhône/Durance et la réalisation systématique d’analyses de l’eau servant à la consommation humaine et à l’agriculture départementale. Les Conseils Généraux prétendant que les questions sanitaires engendrées par le nucléaire relèvent du niveau national et qu’il ne sont en rien responsables de cette problématique. Idem pour les Conseils Régionaux de Paca et Languedoc-Roussillon.

D’un autre côté : le gouvernement socialo/Europe-Ecologie qui déclare la guerre à la population victime des atteintes quotidiennes à sa santé et aux territoires en nommant les représentants du lobby nucléaire comme pilotes d’un pseudo débat censé questionner les problématiques liées aux modes énergétiques. Et dans le même temps ce gouvernement poursuit le pharaonique projet Iter à Cadarache, promeut le réacteur Astrid à Marcoule, envisage une autre installation au Tricastin, maintien la filière du monstrueux combustible Mox (celui de Fukushima, qui alimente un grand nombre de réacteurs nucléaires français) et la construction d’un réacteur EPR à Flamanville (Manche)

Le gouvernement socialo-écologiste poursuit donc la même politique développée par les gouvernements précédents de droite et dit de gauche avec les mêmes implications néfastes pour la population.

Ainsi se dévoile ce que la Coordination antinucléaire du Sud-est dénonce depuis des années :

- l’alignement et la collusion des élus et des politiciens de tous bords avec le lobby nucléaire et les criminels de la destruction atomique.

- l’illusion d’une transition énergétique tranquille et sur des décennies tant qu’il ne sera pas mis un terme définitif et sans condition au nucléaire et, ce, immédiatement

La Coordination antinucléaire du Sud-est dénonce le noyautage des institutions et administrations par le lobby nucléaire, les conflits d’intérêts d’élus anciens ou actuels salariés du lobby ou ayant des avantages directs et indirects avec les entreprises de la destruction atomique, l’omerta mafieuse et le clientélisme érigés en modèle de société.

La Coordination antinucléaire du Sud-est appelle la population et les salarié-e-s à déjouer la mascarade d’un énième « Grenelle de l’environnement », le conditionnement idéologique et la propagande des nucléocrates, et à exiger l’arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire.


Coordination antinucléaire du sud-est / www.coordination-antinucleaire-sudest.org

le 13 novembre 2012