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  <title>. - Tag - scientifique</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 19 Jun 2013 19:56:54 +0200</pubDate>
  <copyright>coordination-antinucleaire-sudest.org</copyright>
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    <title>Lettre ouverte à Monsieur Etienne Vernaz</title>
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    <guid isPermaLink="false">urn:md5:97216d01d0cb423c158f4dc73b778c97</guid>
    <pubDate>Fri, 07 Jun 2013 02:40:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Gilbert</dc:creator>
        <category>Impact homme et environnement</category>
        <category>accident nucléaire majeur</category><category>Agence Internationale de l’Energie Atomique</category><category>AIEA</category><category>cancer</category><category>CEA</category><category>Commissariat à l Energie atomique</category><category>contamination</category><category>coût</category><category>débat</category><category>Etienne Vernaz</category><category>irradiation</category><category>japonais</category><category>Jardins d Epicure</category><category>lobby nucléaire</category><category>militaire</category><category>OMS</category><category>Pierre Péguin</category><category>radioactif</category><category>risque</category><category>scientifique</category><category>sievert</category>    
    <description>&lt;strong&gt;Dans une &quot;lettre ouverte&quot; au co-fondateur du dysneyland de la destruction atomique (&quot;Visiatome&quot; à Marcoule), un participant avisé s'insurge contre l'attitude de celui-ci lors du débat contradictoire de Tavel (Gard) qui l'opposait au physicien antinucléaire Pierre Péguin. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;    __&lt;br /&gt;Monsieur Vernaz,
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Ayant assisté au débat qui vous opposait à
Monsieur Pierre Péguin, ce vendredi 31 mai 2013 à Tavel, à
l’initiative de l’association «&amp;nbsp;Les jardins d’Epicure&amp;nbsp;»
sur le thème&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nucléaire, mythes et réalités&amp;nbsp;»
que je remercie pour ce débat contradictoire, j’ai été atterré
par le niveau de votre prestation.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Votre présentation a, malheureusement, la même
odeur que toutes les interventions dans l’espace public de soi
disant experts ou scientifiques, qui, du fait de leurs travaux et
compétences dans leur discipline, se croient autorisés à parler de
tous les sujets, avec aplomb et autorité, alors qu’ils n’en
connaissent pas plus, si ce n’est moins, que n’importe quel
citoyen qui fait l’effort de s’informer.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Après une théorie de contrevérités concernant
dans le désordre&amp;nbsp;: l’expansion du nucléaire dans le monde,
le moindre coût de l’électricité nucléaire, quand vous appelez
«&amp;nbsp;investissements&amp;nbsp;» les coûts de maintenance ou ceux du
renforcement de la sécurité, «&amp;nbsp;heureusement&amp;nbsp;» rendu
nécessaire par les «&amp;nbsp;retours d’expériences des accidents
majeurs&amp;nbsp;», vivement le prochain (!,), vous voilà à présent
tenu par le lobby de nous y préparer. Car, le  prochain accident
majeur risquant fort de se produire dans l’hexagone, voilà que
vous y allez de votre couplet  sur la radioactivité naturelle en
regard des normes -largement surévaluées prétendez-vous !- des
doses acceptables, affirmant qu’en deçà de 100 mSv l’innocuité
est totale. Vous n’avez pas osé, actualité du Niger oblige, nous
infliger l’argument de l’indépendance énergétique, ouf&amp;nbsp;!
Rendons en grâce à notre nouveau Ben Laden, Mokhtar Belmokhtar !&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt; Vous nous avez par contre asséné le lieu commun
habituel sur l’augmentation de l’espérance de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Mais de quelle vie s’agit-il&amp;nbsp;? Vous le
reconnaissez vous même en vantant les bienfaits de la médecine
nucléaire, il s’agit de la «&amp;nbsp;malvie&amp;nbsp;» celle des
malades, des dépendants, des grabataires. Puisque vous êtes friand
de sources en voici une sur le site de l’INSEE&amp;nbsp;:
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;ins&gt;&lt;a href=&quot;http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/default.asp?page=dossiers_web/dev_durable/esperance_vie_et_vie_bonne_sante.htm&quot;&gt;http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/default.asp?page=dossiers_web/dev_durable/esperance_vie_et_vie_bonne_sante.htm&lt;/a&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;On y lit en effet que &lt;em&gt;&lt;strong&gt;l’espérance de vie en
bonne santé commence à décroître&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Autrement dit, les
français chanceux, nés avant les années 50 qui, pendant leur
croissance, ont connu une alimentation dépourvue de pesticides et
d’engrais de synthèse, ont échappé à la contamination des
essais nucléaires militaires, et sont de plus assistés par cette
médecine moderne qui traite les cancers, prolonge la vie, -même
contre la  volonté des malades-, ceux-là ont effectivement vu leur
espérance de vie augmenter. Mais la courbe va bientôt s’inverser
car, malgré cette assistance médicale,&lt;em&gt; l’espérance de vie en
bonne santé commence à décroître. &lt;/em&gt;De plusles«&amp;nbsp;progrès&amp;nbsp;» des techniques prénatales, forçant la
naissance d’enfants qui, au siècle avant dernier seraient morts
nés ou en bas âge, ont abouti à une augmentation tout à fait
artificielle de l’indicateur «&amp;nbsp;durée de vie&amp;nbsp;». Cet
indicateur n’étant qu’un indicateur, un scientifique sérieux
s’abstient d’en tirer des conclusions hâtives.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Concernant l’impact des accidents majeurs sur la
santé, vous citez l’OMS comme source indiscutable. Or, sur ces
sujets, l’OMS est tenue par l’AIEA, à la «&amp;nbsp;confidentialité&amp;nbsp;»,
depuis l’accord signé le 28 mai 1959&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Texte de l’accord&amp;nbsp;:
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;ins&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikisource.org/wiki/Accord_entre_l’Agence_Internationale_de_l’Énergie_Atomique_et_l’Organisation_Mondiale_de_la_Santé&quot;&gt;http://fr.wikisource.org/wiki/Accord_entre_l%E2%80%99Agence_Internationale_de_l%E2%80%99%C3%89nergie_Atomique_et_l%E2%80%99Organisation_Mondiale_de_la_Sant%C3%A9&lt;/a&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Je vous rappelle donc quelques fondamentaux à
propos de l’AIEA&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Fondée en 1957 et basée à Vienne, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;elle
cherche à promouvoir les usages pacifiques de l'énergie nucléaire&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;
et à limiter le développement de ses applications militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OMS possède une réelle expertise sur Tchernobyl mais est liée
par cet accord avec l'AIEA en ce qui concerne les communications
publiques. Les dommages génétiques causés par Tchernobyl ne
peuvent, par exemple, être cités par l'OMS sans consultation de
l'AIEA. Ainsi, en 1995, les actes d'un colloque organisé par l'OMS
réunissant plus de 700 médecins étudiant les effets de la
catastrophe de Tchernobyl, ont tout simplement été censurés. Les
explications de l'attitude de l'OMS sont les suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Depuis la signature de l’accord du 28 mai
1959, l'AIEA surveille toutes les recherches sur les risques
médicaux entraînés par l'utilisation commerciale de l'énergie
nucléaire, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;en lieu et place des organisations de médecins
indépendants&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;L'accord entre l'OMS et l'AIEA de 1959 implique
que tous les projets de recherche dont les résultats pourraient
limiter la croissance de l'industrie nucléaire ne pourront être
menés par l'OMS que si elle «&amp;nbsp;collabore&amp;nbsp;» avec l'AIEA.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;L'accord entre l'OMS et l'AIEA de 1959 implique
dans son article 3 que L'OMS et l'AIEA reconnaissent qu'elles
peuvent être appelées à prendre certaines mesures restrictives
pour sauvegarder le caractère confidentiel de certains documents.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;L'AIEA est la seule institution qui dépend
directement du Conseil de Sécurité de l’ONU. Elle a donc
préséance sur l'OMS.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Voilà pourquoi les sources dont vous vous
gargarisez &lt;em&gt;&lt;strong&gt;n’ont aucune valeur&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Mais il est vrai que
les médecins vous font des «&amp;nbsp;standing ovation&amp;nbsp;», et,
cela, c’est un bon critère scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Ne parlons pas de nos académiciens des sciences ou
de médecine qui vivent constamment dans le conflit d'intérêt.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Il n’y a aucune étude &lt;em&gt;&lt;strong&gt;sérieuse&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; en
France, concernant, par exemple, l’impact sur la santé des
populations autour des centrales.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;En effet, «&amp;nbsp;l'étude publiée dans le &lt;em&gt;British
Medical Journal&lt;/em&gt; par Dominique Pobel et Jean-François Viel (à
proximité de La Hague), est bien faite, mais l'effectif de
l'échantillon est malheureusement trop faible pour permettre une
réelle analyse de tous les facteurs étudiés. Si l'étude a été
bien menée, il semble que les résultats en aient été
surinterprétés. L'hypothèse soulevée reste intéressante et
mérite d'être approfondie, même si elle n'est soutenue que par peu
d'études&amp;nbsp;» écrit Élisabeth Cardis dans la Recherche&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.larecherche.fr/actualite/aussi/trop-leucemies-autour-hague-peu-vraisemblable-01-09-1997-87919&quot;&gt;http://www.larecherche.fr/actualite/aussi/trop-leucemies-autour-hague-peu-vraisemblable-01-09-1997-87919&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;L'absence d'études «&amp;nbsp;sérieuses&amp;nbsp;» doit
également être imputée au fait qu'il n'existe toujours pas de
registres régionaux des cancers.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;L’argument de validité des études financées par
de l’argent public n’a bien entendu aucune valeur. C’est même
le contraire. L’état français est pro nucléaire, toutes couleurs
politiques confondues, depuis au moins Charles de Gaulle. Il ne
finance donc que des études se devant d’affirmer l’innocuité du
nucléaire.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Curieusement, l’Allemagne a des études qui
constatent, elles, cet impact morbide autour des centrales&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.bfs.de/de/bfs/presse/pr07/pr0711.html&quot;&gt;http://www.bfs.de/de/bfs/presse/pr07/pr0711.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Dernier lieu commun, plus grave celui là&amp;nbsp;: le
rapport «&amp;nbsp;risque/ bénéfice&amp;nbsp;» (&amp;nbsp;!) du nucléaire au
regard de l’impact de la radioactivité sur la santé. Au delà de
la méconnaissance, certainement voulue de votre part, des études
sur les faibles doses, vous nous présentez un tableau où il n’est
question &lt;em&gt;&lt;strong&gt;que&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; d’impact &lt;em&gt;&lt;strong&gt;par irradiation&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;,
avec le marronnier de la radioactivité naturelle. Vous n’ignorez
cependant pas que les plus gros dégâts provoqués par un accident
nucléaire le sont par &lt;em&gt;&lt;strong&gt;contamination&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;: l’ingestion
par l’organisme de substances dont les isotopes radioactifs,
prenant la place d’atomes «&amp;nbsp;similaires&amp;nbsp;», irradieront
de ce fait le vivant de manière permanente jusqu’à disparition du
toxique au bout de sa durée de vie. Non, vous ne l’ignorez pas,
mais votre salaire, manifestement, doit être suffisamment attractif
pour ne vous faire voir, entendre et répéter que ce qui arrange vos
employeurs, à savoir le CEA et le lobby nucléaire.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Votre argumentaire semble curieusement tout droit
sorti du contre rapport du gouvernement japonais produit à Genève
en réponse au rapport Grover présenté le même jour 27 mai 2013,
sans doute le lobby nucléaire l’a-t-il inspiré, on y retrouve
notamment vos chiffres sur la nocivité…&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;ins&gt;&lt;a href=&quot;http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrcouncil/docs/14session/A.HRC.14.20.pdf&quot;&gt;http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrcouncil/docs/14session/A.HRC.14.20.pdf&lt;/a&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;ins&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ohchr.org/Documents/HRBodies/HRCouncil/RegularSession/Session23/A.HRC.23.41.Add.5_Rev.1_ENG.pdf&quot;&gt;http://www.ohchr.org/Documents/HRBodies/HRCouncil/RegularSession/Session23/A.HRC.23.41.Add.5_Rev.1_ENG.pdf&lt;/a&gt;&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;A noter que le rapport Grover tient quant à lui
largement compte des études effectuées par de nombreux auteurs,
notamment sur les faibles doses, vous trouverez leurs références au
fil de la lecture.
&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Enfin, et cela n'a pu être évoqué lors du débat
car ce n'était pas le cœur du sujet, j’avais étudié
attentivement vos publications. J'y ai trouvé des erreurs de calcul,
mais, au delà, et c'est beaucoup plus grave, des incohérences sur
l’existence de substances très dangereuses produites chaque année
par le parc nucléaire français... dont on perd complètement la
trace&amp;nbsp;! Par ailleurs la vitrification s'avère à la lecture
beaucoup moins performante que vanté&amp;nbsp;.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Je vous joins un document reprenant toutes mes
remarques sur votre travail, comme je m'y étais engagé.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;J’avoue être très inquiet que des
«&amp;nbsp;scientifiques&amp;nbsp;» comme vous soient (ir)responsables de
notre avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Je voulais enfin vous préciser que, malgré votre
présentation powerpoint, le public (non CEA) a tout à fait apprécié
la brillante présentation de Monsieur Péguin, dont les sources sont
d'autant plus fiables qu'elles sont gratuites, contrairement aux
vôtres ! Monsieur Péguin n’est payé par personne, il cherche à
informer les gens. Vous êtes rétribué par le CEA pour propager des
contres vérités.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;J’attends que vous répondiez aux questions posées
dans le document joint.&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Salutations,&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Gilbert Tallent&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Document joint &quot;Questions à Monsieur Etienne Vernaz&quot; disponible ici :&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/autres/Questions_Monsieur_Etienne_Vernaz.pdf&quot;&gt;Questions à Monsieur Etienne Vernaz&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2013/06/07/Lettre-ouverte-Monsieur-Etienne-Vernaz#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Une immense arnaque d’extrême dangerosité : Iter par Pierre Péguin</title>
    <link>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2012/01/09/Une-immense-arnaque-d-extreme-dangerosite-Iter-par-Pierre-Peguin</link>
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    <pubDate>Mon, 09 Jan 2012 00:06:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Gilbert</dc:creator>
        <category>Cadarache</category>
        <category>accident</category><category>Aix en Provence</category><category>ampère</category><category>antinucléaire</category><category>atome</category><category>atteinte au vivant</category><category>becquerel</category><category>Bouches-du-Rhône</category><category>béryllium</category><category>Cadarache</category><category>cancérigène</category><category>catastrophe nucléaire</category><category>catastrophe sanitaire</category><category>contamination</category><category>coordination antinucléaire du sud-est</category><category>Durance</category><category>déchets</category><category>faille</category><category>fission</category><category>fusion</category><category>irradiation</category><category>Iter</category><category>Joint European Torus</category><category>neutron</category><category>nucléaire</category><category>Pierre Péguin</category><category>plasma</category><category>polytechnicien</category><category>Provence</category><category>provençaux</category><category>radioactivité</category><category>santé publique</category><category>scientifique</category><category>séisme</category><category>Tokamak</category><category>tritium</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;img title=&quot;1083_RS130_014656.jpg, oct. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0; width: 149px; height: 218px;&quot; alt=&quot;1083_RS130_014656.jpg&quot; src=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/photos/images_vrac/.La_machine_infernale_de_Cacadarache_m.jpg&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Chronique d’une faillite annoncée&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Au delà des sommes considérables affectées à la réalisation d’Iter - sommes qui seraient tellement plus utiles et créatrices d’emplois si elles étaient affectées à l’utilisation de l’énergie solaire qui nous arrive naturellement plutôt que de vouloir reconstituer le soleil en usine. &lt;/strong&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Des études récentes montrent que ce projet a peu de chances d’aboutir et que surtout il est très dangereux.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;__&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Iter est basé sur la technologie de la fusion&amp;nbsp;: On sait en physique que si on fusionne deux atomes très légers (ceux du début de la classification périodique des éléments, c'est à dire les plus légers), on obtient un atome plus lourd mais dont l’énergie du noyau est inférieure à celle de la somme des deux noyaux initiaux. Cela provoque l’émission de neutrons dont l’énergie peut être partiellement récupérée sous forme de chaleur pour faire bouillir de l’eau et actionner une turbine. Rappelons le, &lt;em&gt;le nucléaire n’est que l’une des façons de faire bouillir de l’eau, la plus mauvaise, la plus dangereuse pour l’humanité&lt;/em&gt;. Sauf que cette opération théoriquement intéressante est d’une extrême complexité technologique et dangerosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title=&quot;2012-01-01_ITER-technique.jpg&quot; href=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/photos/Bouches-du-Rhone/ITER/2012-01-01_ITER-technique.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2012-01-01_ITER-technique.jpg, janv. 2012&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;2012-01-01_ITER-technique.jpg&quot; src=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/photos/Bouches-du-Rhone/ITER/.2012-01-01_ITER-technique_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il s’agit donc de la filière de la «&amp;nbsp;fusion&amp;nbsp;», ou de la «&amp;nbsp;fusion contrôlée&amp;nbsp;», souvent résumée par l’expression « mettre le soleil en boîte », que les nucléocrates espèrent développer en fusionnant le deutérium et le tritium, deux formes de l’hydrogène (on dit des isotopes de l’hydrogène). Portés à des centaines de millions de degrés dans des réacteurs appelés «&amp;nbsp;tokamak&amp;nbsp;», les atomes sont à l’état de «&amp;nbsp;plasma&amp;nbsp;», état physique de la matière dans lequel les atomes sont «&amp;nbsp;ionisés&amp;nbsp;», ils portent une charge électrique, c’est ce qui se passe dans un éclair de foudre. Cela rend leur manipulation des plus difficiles. Notons que les «&amp;nbsp;experts&amp;nbsp;» chargés de convaincre les politiques et d’endormir le public se gardent bien de signaler l’extrême difficulté et dangerosité de ce projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ITER, dont la construction a commencé sur le site de Cadarache,&amp;nbsp; est présenté comme la dernière étape avant la construction d’un réacteur&amp;nbsp; produisant de l’électricité de façon industrielle à l’aide de la fusion nucléaire. D’autres tokamaks existent actuellement dans le monde. Le plus grand d’entre eux est le tokamak européen JET (Joint European Torus), implanté à Culham au Royaume- Uni. Le tokamak actuellement en opération à Cadarache est Tore Supra. &lt;em&gt;Rappelons que Cadarache est situé sur la fameuse faille d’Aix en Provence-Durance qui encaisse la pression de la plaque Afrique sur la plaque Europe, le risque sismique y est considérable&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Démarré avec un « devis » de l’ordre de 2 à 4 milliards d’Euros la fourchette des estimations se situe à présent entre 16 et 19 milliards d’Euros. Ceci hors fonctionnement et prévision de démantèlement. Ce quadruplement du budget en dit long sur la fiabilité des études...&lt;br /&gt;De toutes façons ce projet a toutes chances de ne pas aboutir: une thèse récente et diverses analyses mettent en évidence que Iter ne peut échapper à des phénomènes d’instabilité appelés «&amp;nbsp;disruption&amp;nbsp;» qui se traduisent par de véritables coups de foudre détruisant la structure et libérant le tritium dans l’environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenir un plasma dans un état stable à très haute température est en fait très difficile. Des événements imprévus peuvent se produire lors de la décharge et mettre en péril le fragile équilibre du plasma. Lorsque celui-ci est irrémédiablement détruit, il y a alors disruption qui se déroule sur un laps de temps de l’ordre de quelques dizaines de millisecondes pendant lesquelles toute l’énergie du plasma est perdue Ces phénomènes sont imprévisibles et ne peuvent être combattus compte tenu du fait qu’ils se déclenchent à très grande vitesse.U ne fuite, un dysfonctionnement dans le système qui crée le champ magnétique de confinement, ou simplement des poussières détachées de la paroi peuvent en un millième de seconde provoquer un décrochage complet. La température du plasma s'effondre, le champ magnétique devient chaotique, cessant de se boucler sur lui-même, l'énorme courant électrique se projette sur la paroi selon un arc électrique. Les colères d'Iter qui, prédisent les spécialistes, atteindront les 15 millions d'ampères, perforeront une paroi d'un centimètre d'épaisseur, composée à 80 % d'un métal toxique et cancérigène, le béryllium, dont la température de fusion n'est que de 1280°C, et s'accompagneront de forces gigantesques (de 5000 à 15.000 tonnes) endommageant gravement la machine.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ce projet a donc toute chance de ne jamais aboutir à des résultats exploitables, il constitue une immense arnaque qui pompe des budgets qui pourraient être tellement utiles autrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;L'immense majorité des gens, y compris les politiques et les décideurs, n'en savent pas plus que ce qu'on leur sert à longueur d'année, dans des documents de propagande. ITER, deux fois plus grand que le JET, sera « le Soleil dans une éprouvette », « l'énergie illimitée ». Une « machine du futur »&amp;nbsp; qui ne devrait produire ses fruits, c'est à dire de l'énergie électrique, qu'à la fin du siècle, à travers ses successeurs, DEMO, puis PROTO, avec à chaque fois un gain en taille. Le seul objectif officiel du projet ITER est de réaliser ce plasma durant plus de 400 secondes en produisant plus d’énergie qu’il en consomme, &lt;em&gt;mais cela relève du fantasme scientifique pur et simple&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title=&quot;2012-01-01_ITER-couts.jpg&quot; href=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/photos/Bouches-du-Rhone/ITER/2012-01-01_ITER-couts.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2012-01-01_ITER-couts.jpg, janv. 2012&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;2012-01-01_ITER-couts.jpg&quot; src=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/photos/Bouches-du-Rhone/ITER/.2012-01-01_ITER-couts_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Autre miracle à attendre : Pour récupérer la chaleur des neutrons produits par Iter qui ont une énergie dix fois supérieure à ceux d’un réacteur à fission, et sont donc très irradiants, il faut une enceinte de confinement où, d’un côté, il y aura 100 millions de degrés, de l’autre une température très basse, celle de l’eau. Problème : on ne sait pas faire. Aucun matériau connu ne peut satisfaire aux exigences requises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarquons que ces études intéressent la Défense, le tritium étant un élément essentiel des bombes thermonucléaires, on peut supposer qu’Iter n’est que le cache-sexe d’un centre militaire sur la fusion, le Laser Mégajoule, de même que le nucléaire civil alimente en uranium et plutonium le nucléaire militaire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prix Nobel de physique, Pierre-Gilles de Gennes, partisan convaincu du nucléaire, déclarait en 2006&amp;nbsp;: « ITER je n’y crois malheureusement plus ».&amp;nbsp; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mais Iter est aussi excessivement dangereux&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: également prix Nobel de physique, le chercheur atomiste japonais Masatoshi Koshiba exprime&amp;nbsp;: « ITER est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination environnementale. Le tritium est hautement toxique avec une dose mortelle de 1mg. » Les 2 Kg présents dans ITER « pourraient tuer 2 millions de personnes.&amp;nbsp;»&amp;nbsp; et « une grande partie des nappes phréatiques sera contaminée, ce qui crée un risque extrêmement grave pour l’environnement. ». En effet le tritium, gaz très volatile, passe à travers les métaux, intègre facilement la chaîne alimentaire, et les organismes, puisque c’est de l’hydrogène qui rentre dans la composition de l’eau et des molécules organiques du vivant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pierre Péguin, janvier 2012.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;__&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;plus de détails dans ce qui suit, et références en fin de texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un peu de technique&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un tokamak&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; se présente sous la forme d’une chambre à vide de forme torique contenant le plasma de fusion. L’enroulement des lignes de champ sur elles-mêmes dans un tore permet en théorie de confiner les particules : elles sont contraintes à se déplacer le long des lignes de champ, et ne sortent pas du volume défini par l’ensemble de ces lignes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le matériaux utilisés pour les éléments de première paroi sont le plus souvent les composites de carbone ou des matériaux métalliques comme le tungstène, le béryllium ou plus rarement le molybdène. Le carbone et les composites à fibre de carbone présentent l’avantage de ne polluer que faiblement le plasma. En revanche, ils ont tendance à piéger le deutérium et le tritium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les matériaux métalliques ne présentent pas cet inconvénient, et sont donc actuellement testés en remplacement du carbone pour certains éléments de paroi. C’est le béryllium qui est choisi dans Iter, mais sa toxicité le rend difficile à manipuler.&lt;br /&gt;Derrière cette paroi, des dispositifs sont prévus pour la génération de tritium à partir de lithium sous l’effet du bombardement neutronique issu des réactions de fusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Déchets&amp;nbsp;:&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; la fusion ne produira pas de déchets radioactifs de haute intensité à vie longue. Iter,s'il fonctionnait un jour, serait un surgénérateur à tritium&amp;nbsp; lequel est pratiquement impossible à confiner. Comme l’hydrogène, il diffuse au travers d'à peu près n'importe quel matériau.&lt;br /&gt;Par ailleurs les neutrons de très haute énergie émis vont immanquablement produire une irradiation de toutes les structures du réacteur. Ces structures seront donc très vite hautement radioactives et présenteront ainsi un risque radiologique considérable en particulier au démantèlement, bien plus que celui dû aux réacteurs atomiques de fission, dont le démantèlement n’est toujours pas opérationnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le tritium, isotope radioactif de l'hydrogène de période 12,5 ans&amp;nbsp;:&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les réactions de fission dans les centrales nucléaires et les usines de retraitement produisent du tritium. Pour cette raison elles bénéficient d’autorisations de rejets très élevées. Les quantités de tritium émises par le nucléaire peuvent paraître dérisoires : 3 grammes sont rejetés chaque année par l'ensemble du parc nucléaire français. Le centre de retraitement du combustible de La Hague (Manche), de son côté, en rejette 35 grammes. Mais l'activité de ce tritium, c'est à dire le nombre de noyaux qui se désintègrent, est très élevée. Chaque gramme de tritium engendre 359.000 milliards de désintégrations (ou becquerels) chaque seconde. A titre de comparaison, l'activité naturelle du granite est de l'ordre d'un becquerel par gramme. Il en résulte que le tritium est le principal radioélément émis par les activités nucléaires. Une étude anglaise a montré en 2005 que l'on trouvait des concentrations assez élevées de tritium dans les poissons à proximité de certaines activités nucléaires.&lt;br /&gt;L'hydrogène est un élément de la matière vivante, et lorsque le tritium prend sa place, il se retrouve dans la chaîne alimentaire, au cœur de nos cellules. Intégré à une molécule organique, il participe au métabolisme avec une affinité pour les cellules en développement (femme enceinte, fœtus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Extrême dangerosité&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pourquoi est-ce dangereux&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a title=&quot;2012-01-01_lidwine-iter.jpg&quot; href=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/photos/Bouches-du-Rhone/ITER/2012-01-01_lidwine-iter.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2012-01-01_lidwine-iter.jpg, janv. 2012&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;2012-01-01_lidwine-iter.jpg&quot; src=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/photos/Bouches-du-Rhone/ITER/.2012-01-01_lidwine-iter_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Maintenir un plasma dans un état stable à très haute température est en fait très difficile. Des événements imprévus peuvent se produire lors de la décharge et mettre en péril le fragile équilibre du plasma. Lorsque celui-ci est irrémédiablement détruit, il y a disruption. Celle-ci se déroule sur en quelques dizaines de millisecondes pendant lesquelles toute l’énergie du plasma est perdue, provoquant des destructions des matériaux de l’enceinte, perforation des parois et déformation des structures. Malgré de nombreuses études on ne sait pas en amortir les conséquences ou étouffer le plasma par une injection massive de gaz, pour obtenir une disruption moins violente que celle qu’on aurait laissé arriver à son terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Comment se manifeste ce phénomène que l’on nomme une disruption ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand une disruption se manifeste, la température du plasma s’effondre extrêmement brutalement, en quelques millièmes de seconde, d’un facteur 10.000, en passant de 100 millions de degrés à&lt;br /&gt;quelques dizaines de milliers de degrés. L’énergie est dissipée par conduction thermique turbulente à la paroi, et par rayonnement. On ne peut modéliser ce phénomène, le prédire avec certitude et le maîtriser. Ce phénomène induit un changement drastique de régime :&lt;br /&gt;Alors que quelques millisecondes plut tôt la géométrie de la machine présentait la plus parfaite régularité, que les lignes de champ magnétique formaient d’harmonieuses lignes spiralées, que le plasma était confiné dans un volume ayant la forme d’un tore, bien lisse, tenu à distance des parois par le puissant champ magnétique, tout cet ordre se trouve instantanément détruit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce champ n’étant plus à même de confiner, de brider le plasma, la structure de ce dernier devient totalement chaotique. Le courant plasma, en s’effondrant, devient la source de puissants courants induits circulant dans toutes les structures des machines qui, combinés avec le champ magnétique ambiant, engendrent des forces se chiffrant en centaines de tonnes, lesquelles sont capables de tordre et de déformer les structures comme les fétus de paille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est équivalent à un foudroiement, qui s’en va frapper n’importe quelle région de la face interne de l’enceinte à vide, en volatilisant le matériau dans la région touchée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui était jusqu’ici gérable dans des tokamaks comme Tore-Supra et JET, ne le sera plus dans une machine comme ITER, qui contiendra mille fois plus d’énergie. Les concepteurs mêmes de la machine prévoient que les « coups de foudre », qui s’y produiront immanquablement, atteindront 11 millions d’ampères. Des impacts d’une telle puissance perforeront l’enceinte.&lt;br /&gt;La couche de béryllium, d’un centimètre d’épaisseur, constituant la première paroi, celle qui est « face au plasma » sera volatilisée et dispersera le matériau dont elle est constituée, un polluant hautement toxique et cancérigène, en même temps que le tritium, radiotoxique, contenu dans la chambre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les modules tritigènes (régénérateurs de tritium), situés immédiatement derrière la première paroi en béryllium, sont conçus sur la base d’une circulation d’un mélange lithium-plomb à l’état liquide, refroidi par eau. Il y aura alors émission de vapeurs de plomb et de lithium, toxiques. Le lithium étant inflammable, explosif si mis au contact d’eau, ces substances pourront s’ajouter aux dispersions de polluants précités, et la combustion du lithium, impossible à éteindre, pourra entraîner la destruction pure et simple de la machine.&lt;br /&gt;Le pilotage d’un tokamak&amp;nbsp; relève de l’empirisme le plus complet. Une base de données contient l’enregistrement de séquences ayant conduit à des disruptions dans le passé. Fort de ces expériences accumulées, l’ordinateur pilotant la machine a la possibilité, s’il voit émerger une séquence d’événements de ce type, de tenter de stopper la machine en étouffant le plasma par jets de gaz froid, ce qui n’est pas toujours possible, étant donnée la rapidité du développement de cette instabilité, la lenteur de certains instruments de mesure et le temps de réponse de « l’extincteur ».&lt;br /&gt; Personne n’est à même de définir le domaine de fonctionnement d’un tokamak. ITER devra construire sa propre base de données d’événements, de manière totalement empirique, au fil d’incidents, imprévisibles, qui pourront s’avérer catastrophiques. Des incidents, inévitables lors de la mise en œuvre, pourront donc éventuellement amener la destruction d’ITER dès les premiers essais. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nécessité de les éviter ou de les maîtriser devient donc indispensable, Une installation de fusion thermonucléaire à confinement magnétique fonctionne dans une plage très resserrée de paramètres, qui sont principalement la température et la pureté du mélange D/T. Le non-respect ou la moindre déviation par rapport à ces exigences est pénalisé par la « disruption » du plasma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les seules interventions envisagées&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; reposent sur un étouffement du plasma par injection ultra-rapide de gaz froid à l’aise de tuyères. Cette injection n’est réalisable à ce jour que sur « des plasmas sains », ce qui équivaut à tester un extincteur sur un « non-incendie ». Comme le note Andrew Thornton dans sa thèse : le mécanisme d’interaction entre le gaz froid et le plasma est mal connu. Précisons que cette injection correspond à 10 à 100 fois le contenu de la chambre, ce qui équivaut à noyer la chaudière. Le phénomène est si rapide qu’on est pas sûr que la mise en œuvre de l’extincteur&amp;nbsp; soit assez efficace pour prendre le phénomène de vitesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarque : Ce problème des disruptions n’est pas nouveau. Le système d’injection de gaz froid, sujet des thèses de Cédric Reux et de Andrew Thornton est, lui aussi, testé depuis deux décennies. Ces questions on fait l’objet de nombreuses publications scientifiques, qui&amp;nbsp; désignent toutes les disruptions comme &lt;strong&gt;&lt;em&gt;LE&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; problème clé handicapant le développement de tokamak de grande taille et de forte puissance.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;En fait, tous les spécialistes de la fusion connaissent l’existence de ce problème, mais les documents vantant le projet ITER, et les sites qui lui sont consacrés n’en mentionnent l’existence qu’avec discrétion, voire pas du tout, quand ces documents sont destinés à la promotion du projet auprès du grand public et des décideurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ins&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Une immense arnaque.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous trouverons ci-dessous des textes scientifiques qui fondent la remise en cause de la construction d’Iter.&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/ins&gt;&lt;p&gt;Prix Nobel de physique &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pierre-Gilles de Gennes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, nucléariste convaincu, déclarait en 2006&amp;nbsp;: « ITER je n’y crois malheureusement plus ». Également prix Nobel de physique, le chercheur atomiste japonais &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Masatoshi Koshiba&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; exprime&amp;nbsp;: « ITER est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination environnementale&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Rapport Dautray&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (2002), du nom d’un ancien haut commissaire à l’énergie atomique, pose des questions d'autant plus gênantes qu'elles sont sans réponses, tant théoriques que pratiques, ce qui signifie que ITER fonce dans un certain brouillard conceptuel. Ce rapport permet de poser quelques questions&amp;nbsp; et commentaires de bon sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À ce niveau d'avenir incertain, la complexité de ces équipements, le couplage étroit de la capacité de penser le futur avec les technologies d'aujourd'hui, n'est-il pas préférable de s'arrêter, de dire qu'on est dans l'inconnu quand on veut prévoir si loin et donc de dire aussi que pour le moment la fusion thermonucléaire ne peut pas encore être comptée, avec certitude, parmi les sources industrielles qui contribueront dans les décennies qui viennent à maîtriser les changements climatiques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’objectif de trente à quarante ans d’élaboration n’est donc que d’aboutir à un fonctionnement de 400 secondes, et c’est très improbable d’après nombre de physiciens. Car ensuite, en cas de réussite miraculeuse, « restera à transformer ce résultat en réalisations pratiques. On est loin du compte : la faisabilité industrielle d’un réacteur thermonucléaire producteur d’énergie est hors de portée de toute prévision humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Thèse de Cédric Reux&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (novembre 2010) : &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2012/01/09/Iter%20est%20bas%C3%A9%20sur%20la%20technologie%20de%20la%20fusion%C2%A0:%20On%20sait%20en%20physique%20que%20si%20on%20fusionne%20deux%20atomes%20tr%C3%A8s%20l%C3%A9gers%20%28ceux%20du%20d%C3%A9but%20de%20la%20classification%20p%C3%A9riodique%20des%20%C3%A9l%C3%A9ments,%20c%27est%20%C3%A0%20dire%20les%20plus%20l%C3%A9gers%29,%20on%20obtient%20un%20atome%20plus%20lourd%20mais%20dont%20l%E2%80%99%C3%A9nergie%20du%20noyau%20est%20inf%C3%A9rieure%20%C3%A0%20celle%20de%20la%20somme%20des%20deux%20noyaux%20initiaux.%20Cela%20provoque%20l%E2%80%99%C3%A9mission%20de%20neutrons%20dont%20l%E2%80%99%C3%A9nergie%20peut%20%C3%AAtre%20partiellement%20r%C3%A9cup%C3%A9r%C3%A9e%20sous%20forme%20de%20chaleur%20pour%20faire%20bouillir%20de%20l%E2%80%99eau%20et%20actionner%20une%20turbine.%20Rappelons%20le,%20le%20nucl%C3%A9air&quot;&gt;http://www-fusion-magnetique.cea.fr/en_savoir_plus/articles/disruptions/these_c_reux.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://pastel.archives-ouvertes.fr/pastel-00599210/en/&quot;&gt;http://pastel.archives-ouvertes.fr/pastel-00599210/en/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le jury de cette thèse on trouve des scientifiques du CEA, de cet institut IRFM, d’ITER ORGANIZATION, tous étroitement impliqués dans le projet ITER ce qui valide les arguments et conclusions qui y sont présentés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette lecture on retire que la fusion par confinement magnétique et la physique des tokamaks, extrêmement complexe, n’est nullement maîtrisée par les théoriciens, depuis la construction des premières machines, il y a plus de 60 ans. Aucune modélisation du comportement du plasma contenu dans ces machines n’est fiable et représentative, au sens où il est&amp;nbsp; impossible de le gérer. Le pilotage expérimental des tokamaks, entaché d’innombrables aléas, relève en fait de l’empirisme de plus complet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dans une thèse récente, l'anglais Andrew Thurston&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; dit que si une disruption se produisait sur une machine comme DEMO, cela serait simplement catastrophique.&lt;br /&gt;Ces disruptions, peut-on les éviter ? Difficilement, les causes étant très variées. Une simple fuite, l'abrasion de la paroi, peuplant le plasma de fines particules, la moindre erreur technique peuvent déclencher l'instabilité, qui se développera alors si rapidement, en un millième de seconde, qu'il ne sera pratiquement pas possible de la contrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Chronique d’une faillite annoncée par Jean-Pierre Petit&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Physicien des plasmas, ancien directeur de recherche au CNRS (à l’occasion d’un débat organisé par Michèle Rivasi).&amp;nbsp; Pour ce scientifique, le projet de fusion contrôlée constitue donc la plus grande escroquerie scientifico-technique de tous les temps, et aucune techno-science n’est plus immature que celle-là. Tous les tokamaks du monde, y compris Tore Supra et le JET, sont maintes fois devenus subitement totalement ingérables, sous l’effet de causes extrêmement variées, allant du détachement de poussières à leur paroi, à l’entrée de gaz froid, consécutive à un manque d’étanchéité de l’enceinte. Toutes les machines, présentes et à venir ont connu et connaîtront des phénomènes de disruptions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title=&quot;2012-01-01_ITER_Logo_stop-iter.gif&quot; href=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/photos/Bouches-du-Rhone/ITER/2012-01-01_ITER_Logo_stop-iter.gif&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2012-01-01_ITER_Logo_stop-iter.gif, janv. 2012&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;2012-01-01_ITER_Logo_stop-iter.gif&quot; src=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/photos/Bouches-du-Rhone/ITER/.2012-01-01_ITER_Logo_stop-iter_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Leur pilotage expérimental, entaché d'innombrables aléas, relève en fait de l'empirisme le plus complet. Tous les tokamaks ont été plus ou moins gravement endommagés. Personne n'est à même d'expliquer le phénomène, de le prédire avec certitude et de le maîtriser. Le phénomène de disruption représentait une gêne mineure dans les « petites » machines, mais plus les tokamaks ont grossi et plus les destructions engendrées par ce phénomène se sont aggravées. Avec ITER, c'est la sécurité des employés et des populations alentours qui sera menacée. L'extrême rapidité de l'accident rendra impossible toute mesure de mise à l'abri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toutes les expérimentations sur la fusion réalisées, ayant déjà englouti 27 milliards d’euros entre 1975 et 2005, le record du monde revient aux Anglais ayant réussi à créer le fameux plasma fusionnel, durant 0,5 seconde en 1991. Depuis, aucune avancée en terme de performance. L’objectif officiel du projet ITER de réaliser ce plasma durant plus de 400 secondes en produisant plus d’énergie qu’il en consomme, est donc pour l’heure de l’ordre du fantasme scientifique pur et simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre miracle à attendre : le principe pour éventuellement un jour produire de l’énergie est de récupérer la chaleur des neutrons produits avec ITER, qui ont une énergie dix fois supérieure à ceux d’un réacteur à fission, et sont donc très irradiants. Pour ce faire il faut une enceinte de confinement où, d’un côté, il y aura 100 millions de degrés, et de l’autre une température très basse. Problème, on ne sait pas faire. Aucun matériau connu ne peut satisfaire aux exigences requises.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la différence du deutérium pouvant être extrait de l’eau de mer, le tritium ne peut qu’être fabriqué. Or, il a des coûts faramineux (20 millions de dollars sont prévus dans le budget ITER pour acquérir les 2 Kg nécessaires aux expériences prévues). La fourniture de 300g/ jour est envisagée pour faire de la fusion électrique, des études sont prévues pour résoudre la difficulté de l’approvisionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’avenir (ir)radieux du nucléaire français&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La stratégie énergétique française. (voir Y.Lenoir )&amp;nbsp;: &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une stratégie à long terme.&amp;nbsp; Elle s'inscrit dans une suite de décisions prise à partir de la fin des années 50. Deux filières ont été lancées par le CEA, d’une part la fusion, d’autre part la surgénération au plutonium, impliquant le retraitement. Ces deux axes ayant en commun d'intéresser le nucléaire militaire, et d’assurer l’avenir de cette industrie en la rendant peu dépendante de l’extraction de l’uranium.&lt;br /&gt;En novembre 1975, lorsque Jacques Chirac affirmait la maturité de l'énergie nucléaire à la Conférence de Washington, les stratèges français tablaient sur une relève quasi totale des PWR (réacteurs à eau pressurisée) par les surgénérateurs autour de l'an 2000, le premier de la série, Superphénix (projet international) devant entrer en service en 1980…Le fiasco, mondial il est vrai, des surgénérateurs, força à un infléchissement imprévu, dont l'intérêt économique est nul, la nécessité politique évidente, et les risques technologiques avérés : l'utilisation du plutonium dans les réacteurs à eau légère sous forme de «&amp;nbsp;MOX&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tenants de l'idéologie du plutonium et du recyclage des matières fissiles ont sauvé ainsi la face, mais ils ne renoncent pas&amp;nbsp;: ils ont obtenu que soit construit à Marcoule un nouveau prototype de la technologie mise en œuvre pour Phenix et superphenix, dénommé Astrid, prototype dit de 4ème génération.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à la fusion, on a vu ci-dessus qu’on cherche à lui assurer un avenir malgré tous les aléas dénoncés.&lt;br /&gt;Ainsi après le désastre de Tchernobyl (1 million de victimes), après&amp;nbsp; Fukushima, les nucléocrates du corps des mines ne désarment pas et la fission ne tient que si l'on fait croire qu'il existe une relève « propre », atomique elle aussi, la fusion et la surgénération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quelle opposition&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le programme de EELV contient l'abandon du projet. Le livre de Corinne Lepage, «&amp;nbsp;La vérité sur le nucléaire&amp;nbsp;», le cite à six reprises pour en justifier, de même, la demande d'abandon. Dans leur livre «&amp;nbsp;En finir avec le nucléaire, pourquoi et comment ?&amp;nbsp;» les experts Benjamin Dessus et Bernard Laponche lui réservent un encadré que par euphémisme on qualifiera ici de très dubitatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ceux qui veulent sortir du nucléaire, l'arrêt de toute recherche sur la fusion va de soi : ils misent sur les énergies renouvelables et l'abandon de l'idée que toujours plus d'énergie, c'est toujours mieux. Ceux qui veulent garder une place à la fission ont impérativement besoin de nourrir l'espoir d'un progrès décisif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Et le coût&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Commission européenne a adopté une proposition de financement pour la construction du réacteur à fusion de démonstration ITER. Cette proposition fait suite aux conclusions du Conseil du 12 juillet 2010, et vise à assurer le financement de ce projet international pour la suite de son évolution. La Commission propose le redéploiement de fonds alloués au 7ème programme-cadre de recherche, à hauteur de 100 millions d’euros en 2012 et de 360 millions d’euros en 2013. Elle propose aussi aujourd’hui un virement initial de crédits inutilisés provenant d’autres budgets de l’UE vers le budget consacré à ITER, pour un montant de 400 millions d’euros. Un autre transfert du même type sera précisé plus tard; le processus débutera dans le contexte de la concertation budgétaire en novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Références :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.enquete-debat.fr/archives/michele-rivasi-et-jean-pierre-petit-a-propos-diter&quot;&gt;http://www.enquete-debat.fr/archives/michele-rivasi-et-jean-pierre-petit-a-propos-diter&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.jppetit.org/NUCLEAIRE/ITER/ITER_fusion_non_controlee/chronique_faillite_annoncee.pdf&quot;&gt;http://www.jppetit.org/NUCLEAIRE/ITER/ITER_fusion_non_controlee/chronique_faillite_annoncee.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.jp-petit.org/chronique.pdf&quot;&gt;http://www.jp-petit.org/chronique.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thèse de Cédric Reux (novembre 2010) : &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www-fusion-gnetique.cea.fr/en_savoir_plus/articles/disruptions/these_c_reux.pdf&quot;&gt;http://www-fusion-gnetique.cea.fr/en_savoir_plus/articles/disruptions/these_c_reux.pdf&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Thèse d'Andrew Thornton (janvier 2011) : &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://etheses.whiterose.ac.uk/1509/1/AT_thesis_FINAL.pdf&quot;&gt;http://etheses.whiterose.ac.uk/1509/1/AT_thesis_FINAL.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://energie.lexpansion.com/energie-nucleaire/iter-une-machine-dangereusement-instable_a-32-6716.html#xtor=RSS-115&quot;&gt;http://energie.lexpansion.com/energie-nucleaire/iter-une-machine-dangereusement-instable_a-32-6716.html#xtor=RSS-115 &lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jean-Pierre Petit. : &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.enquete-debat.fr/archives/iter-chronique-d%E2%80%99une-faillite-annoncee%20&quot;&gt;http://www.enquete-debat.fr/archives/iter-chronique-d’une-faillite-annoncee &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yves Lenoir Préalables au débat Quelques éléments à assimiler avant le débat sur la sortie du nucléaire , octobre 2011&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2012/01/09/Une-immense-arnaque-d-extreme-dangerosite-Iter-par-Pierre-Peguin#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Appel international de physiciens pour un embargo sur l'emploi de bombes à l'uranium &quot;appauvri&quot; en usage actuellement par l'occident en Lybie.</title>
    <link>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/07/25/Appel-international-de-physiciens-pour-un-embargo-sur-l-emploi-de-bombes-%C3%A0-l-uranium-appauvri-en-usage-actuellement-par-l-occident-en-Lybie.</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:478d157eb399377f6eb020052130d37b</guid>
    <pubDate>Mon, 25 Jul 2011 15:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>admin</dc:creator>
        <category>International</category>
        <category>atome</category><category>atteinte</category><category>bombe</category><category>convention de Genève</category><category>embargo</category><category>guerre</category><category>IPPNW</category><category>irradiation</category><category>Lybie</category><category>maladie</category><category>mort nucléaire</category><category>médein</category><category>nucléaire</category><category>physcien contre le nucléaire</category><category>santé</category><category>scientifique</category><category>toxicité</category><category>uranium</category><category>uranium appauvri</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;Newbornbaby-copie-1.jpg, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/.Newbornbaby-copie-1_t.jpg&quot; /&gt;L'Association
Internationale des Physiciens Pour la Prévention de la Guerre Nucléaire
(IPPNW) tire la sonnette d'alarme sur l'utilisation par les puissances
occidentales d'armes à l'Uranium dit &quot;appauvri&quot; et les très graves
effets sur la santé des populations civiles et des militaires. Ces armes
de destruction intensive (les bombes sales des pays riches) ont été
utilisé en Irak, dans les Balkans, et aujourd'hui en Libye par
l'aviation occidentale. Loin d'être &quot;appauvri&quot; la radioactivité de ces
bombes est terrible : les particules d'aérosol générées dans un état
« céramique » très dur sont retenues dans les poumons et près des
ganglions lymphatiques pour une période prolongée. Conséquence :
l'augmentation du risque
de dommages cellulaires dû aux radiations alpha. La folle Areva (NC) à
fabriqué au 30 décembre 2001 plus de 190 000 tonnes d'Uranium UA (sur le
site de Pierrelatte notamment). Les scientifiques lancent un appel à
l'embargo sur l'emploi de ces bombes à l'uranium UA.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    __&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de la première guerre du Golfe, en
1991, la coalition conduite par les Américains a utilisé environ 300
tonnes de munitions contenant de l'Uranium Appauvri (UA) ( DU= depleted
uranium = uranium appauvri). Pour l'OTAN au Kosovo, en 1999, avec les
missiles tirés, c'est 11 tonnes de missiles à l'U.A qui ont été
déversées en ex-Yougoslavie. Les armes à l'UA ont leur utilité militaire
parce que capables de percer facilement les blin- dages. De plus la
matière première est abondante et peu chère. En revanche cet usage cause
des effets potentiels à court et à long terme sur la santé en
contaminant les zones où ces armes sont utilisées. Au moment de la
pénétration, par exemple, environ 20% de l'UA brûlent spontanément,
créant un aérosol d'oxydes d'uranium qui peuvent aisément être inhalés
et aller se loger dans les poumons. Des fragments d'UA se dispersent
également tout autour du point d'impact et peuvent pénétrer les corps
humains ou les chairs animales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les mois ou les années qui
ont suivi ces conflits armés, un grand nombre de soldats, de Gardiens de
la Paix de l'ONU ou des civils ont développé des problèmes de santé
difficiles à expliquer, avec un grand nombre de leucémies et cancers,
désordres neurologiques, naissances d'enfants malformés et quantité
d'autres pathologies regroupées sous le vocable de « Syndrome de la
Guerre du Golfe ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;bombe_uaranium-appauvri_Irak.jpg, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/bombe_uaranium-appauvri_Irak.jpg&quot; /&gt;L'UA,
à cause de sa toxicité radiologique et chimique, a été associé, dans la
presse et les discussions publiques, à ces graves pathologies. Certains
opposants à l'UA ont été catégoriques en affirmant que l'exposition à
l'U.A est la cause directe de cette augmentation de cancers. Les
officiels américains ou de l'OTAN, citant des résultats publiés de
recherches faites à propos des effets de l'uranium sur la santé, ont
écarté l'U.A comme cause potentielle des graves effets qui avaient été
cités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'IPPNW déplore l'usage des armes à l'UA, soutient les
appels de l'Union Européenne pour bannir l'usage de telles armes. Nous
conseillons la plus grande prudence, cependant, en veillant à ne pas
faire d'affirmations catégoriques ou de dénégations au sujet des effets
sanitaires tant que des études systématiques, indépendantes et
attentivement réexaminées sur l'exposition à l'Uranium Appauvri n'ont
pas été menées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement des Etats-Unis et l'OTAN ont une
obligation absolue de fournir des chercheurs impartiaux et indépendants
(financièrement) tout en leur donnant accès aux données nécessaires pour
conduire une telle étude. L'Organisation Mondiale de la Santé a demandé
2 millions de dollars comme paiement immédiat pour une étude
quadriennale de 20 millions de dollars pour étudier cliniquement les
effets de l'UA sur la santé en Irak et dans les Balkans. Les USA et
l'OTAN ont une obligation rapide et inconditionnelle de financer l'OMS
pour ce travail de grande envergure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que le réexamen
d'études sur les effets sanitaires découlant d'une exposition à
l'uranium naturel est mené, sur la probabilité que l'exposition à l'U.A,
interne et externe, soit vraisemblablement à l'origine de
l'accroissement des leucémies ou autres cancers, dans le temps
relativement court depuis qu'il a été dispersé dans l'environnement
Balkanique, les avis des chercheurs divergent mais cette possibilité ne
peut pas être exclue. L'Office d'Assistance Spéciale pour les maladies
de la guerre du Golfe, qui dépend du Ministère de la Défense américain, a
lui-même énoncé que l'U.A peut causer une toxicité chimique et un
risque radiologique sous des conditions spécifiques. De plus, toute
impureté qui a pu se trouver dans les munitions à l'U.A employées dans
l'un ou l'autre des conflits (du Golfe ou des Balkans )- - incluant le
plutonium, les actinides, et l'isotope fabriqué, hautement radioactif
l'U-236 - expose à des menaces indiscutablement sérieuses pour la santé.
L'étendue à laquelle les populations à risques ont pu avoir été
exposées à ces substances doit être étudiée promptement et entièrement
par des investigateurs impartiaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les soldats alliés, les civils
et les soldats Iraquiens ont été exposés à beaucoup d'autres risques
pour la santé avant, pendant, et après la Guerre du Golfe. Ceux-ci
incluaient des vaccins multiples, des insecticides, et des armes
chimiques défensives. Toute arme chimique a libéré, par suite du
bombardement des stocks de munitions Iraquiennes des risques
supplémentaires ( comme les résidus chimiques d'armes de la guerre Iran -
Irak). Les feux pétrochimiques qui faisaient rage pendant des semaines à
la conclusion de la guerre se sont ajoutés au fardeau toxique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans
le conflit de Yougoslavie, des usines chimiques ont été visées et
détruites durant les raids aériens de l'OTAN et de grandes quantités de
produits chimiques toxiques, certains parmi eux connus comme
cancérigènes, ont été libérées. Des facteurs de risque peuvent être
interactifs (par exemple : les risques augmentent chez un mineur,
fumeur, exposé à des radiations d'uranium).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Journal Médical
Britannique, dans un éditorial récent, concluait que &quot; l'argument pour
que l'uranium soit la cause de leucémies dans les forces de maintien de
la paix est mince, à cause des latences courtes impliquées, même avec
les normes de malignités hématologiques,&quot; et ceci, même pour les
maladies non-cancéreuses, &quot;aucun risque, à lui seul, ne peut servir
d'explication unique uranium appauvri inclus&quot;. (Effet « coktail », note
du traducteur. ) Indiquer ces autres expositions possibles pour
expliquer les problèmes de santé d'après-guerre ne doit pas disculper
les armes à Uranium Appauvri en l'absence d'étude clinique indépendante
des populations qui étaient réellement exposées.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Uranium dit &quot;appauvri&quot; : les faits en bref&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Uranium
naturel est composé de trois isotopes : U-238 : 99,3%, U-235 : 0,7%,
U-234 : 0,006%. Ces isotopes se dégradent selon des durées de temps
diverses, exprimées dans le langage scientifique en moitiés de vies. Une
plus courte moitié de vie signifie aussi une radiation plus intense et,
en général, un plus grand potentiel à endommager ou détruire des
cellules. La moitié de vie de l'U-238 ( temps dans lequel sa
radioactivité est réduite de moitié ) est de 4.5 milliards d'années;
pour l'U-235 c'est 710 millions années; et pour l'U-234 c'est 250 000
années. En comparaison, la moitié de vie du Plutonium -- qui peut être
mortel même à des quantités microscopiques - est de 24 000 années.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;SiroccoWind_440.jpg, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/SiroccoWind_440.jpg&quot; /&gt;L'uranium
appauvri est le sous-produit d'un procédé connu comme enrichis-sement
d'uranium - fabrication d'uranium avec une concentration d'U-235
hautement radioactif pour l'emploi dans des armes nucléaires et dans des
centrales d'énergie nucléaire. L'Uranium Appauvri, est ce qui reste
lorsque l'on a retiré l'U-235 et l'U-234 de l'uranium naturel, mais il
est près de 60% aussi radioactif que l'uranium naturel. La plus grande
partie de cette radiation - - près de 95% - - est émise sous forme de
particules alpha qui ne peuvent pas pénétrer la peau. Une quantité
minuscule de radiations beta et/ou gamma pourrait frapper le tissu
humain au plus profond des cellules si des particules d'Uranium Appauvri
étaient inhalées ou ingérées, comme cela pourrait aisément l'être par
tout soldat ou civil dans les environs d'une explosion récente d'un obus
flèche à l'UA. Même de faibles doses de radiation peuvent causer un
certain dommage à l'ADN des cellules vivantes. Ce dommage augmente
considérablement le risque de'''''''' cancer et d' autres effets aigus
de santé. C' est l' objet de beaucoup de débats, et jusqu'à présent il
n'y a eu aucune évidence concluante d'effets adverses de santé à la
suite d'exposition à l' uranium naturel. Cependant, nous ne pouvons qu'
insister fortement sur le fait qu' une absence d'évidence d' effets sur
la santé ne signifie pas qu'il n' y a aucun effet sur la santé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'Uranium Appauvri n'est pas différent de l'uranium naturel dans sa toxicité chimique. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un métal lourd qui, dans sa forme soluble, s'accumule dans les
reins ( le premier organe à être la cible de l'uranium) et qui, dans des
quantités suffisantes, peut augmenter le risque de dommages rénaux. A
ce jour, il est admis scientifiquement que cette ingestion d'uranium,
même en quantités inhabituelles, ne peut pas, à elle seule, être cause
de sérieux ou durables problèmes de santé dûs à la toxicité chimique.
Néanmoins, comme pour tous les métaux lourds, l'UA est un facteur de
risque qui ne peut pas être simplement écarté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Etudes sur les effets de l'Uranium pour la Santé&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les
études conduites sur plusieurs décennies ont montré que des populations
exposées professionnellement, à des taux bien au-dessus de la moyenne, à
des risques dûs à l'ingestion ou à l'inhalation d'uranium, ne souffrent
pas de taux augmentés de cancers associés à la radiation, ni même de
désordres sanguins qui pourraient être attendus par suite de la toxicité
chimique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres causes, telles que l'exposition au radon pour des mineurs
d'uranium et/ou des ouvriers d'usines, ont été définies pour certaines
maladies spécifiques,mais ces études ne rendent pas compte des nouvelles
données expérimentales suggérant un rôle pour la toxicité de poussières
dans les poumons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les particules d'aérosol générées par les
armes à l'UA sont dans un état « céramique » très dur et sont retenues
dans les poumons et près des ganglions lymphatiques pour une période
prolongée, augmentant le risque de dommages cellulaires dûs à la
radiation alpha. Le risque principal de radiation interne, si
l'exposition résulte de procédés de fabrication ou de l' emploi d' armes
à l' UA, est l' inhalation de la poussière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme mentionné plus
tôt, c'est une évidence que les munitions à l'Uranium Appauvri
employées dans la guerre du Golfe et dans les Balkans étaient corrompues
avec le plutonium, l'U-236, et d'autres substances beaucoup plus
intensément radioactives que l'U-238.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une étude récente a indiqué la possiblilité de dommages génétiques
résultant d'exposition à certaines formes de radiation émises de
particules telles que celles déposées par les armes à l'U.A. De tels
effets sur le génome, s'ils se vérifiaient, pourraient induire un risque
accru de cancer ou de leucémies dans le poumon ou au niveau des
ganglions lymphatiques au-dessus la normale et controversées - - des
prédictions de modèles de protection aux radiations. Il est simplement
trop tôt pour le dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est précisément pour cette raison, que
la santé des militaires et des populations civiles qui ont été exposées à
l'U.A dans le Golfe et dans les Balkans devrait être contrôlée
étroitement dans les années à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qui devrait être fait à propos des armes à Uranium Appauvri ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'IPPNW
est globalement d'accord avec l'évaluation faite par le Journal
Britannique de Médecine, à savoir que l'opinion publique est encore en
dehors des problèmes liés à l'UA, des autres risques auxquels les
personnels militaires et civils étaient exposés, individuellement et
ensemble et qui sont les mêmes causes très vraisemblables des problèmes
de santé d'après-guerre dont les personnels militaires et civils ont
souffert dans le contrecoup de ces conflits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Sarkozy_bombe.jpg, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Sarkozy_bombe.jpg&quot; /&gt;Nous condamnons l'emploi de l'Uranium Appauvri dans les armes et soutenons les appels à l'embargo sur leur emploi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un
principe fondamental de base dans la protection contre les radiations
est que toutes les expositions devraient être justifiées. Le bénéfice
que l'on pourrait en tirer ne doit pas dépasser le risque. C'est la
norme pour la radiographie médicale.&lt;br /&gt;L'utilité militaire des armes à
l'U.A pour les utilisateurs serait justifiée si cela n'ajoutait pas de
risques de santé pour les non-combattants, c'est sans commentaire. Le
principe préventif énonce que dans l'absence de preuve convaincante
qu'une substance ou procédé est bénin, le principe de précaution doit
prévaloir.. Ce principe s'applique clairement à l'emploi des armes à
l'U.A..&lt;br /&gt;De plus, ces armes contaminent indistinctement les endroits
dans lesquels elles sont employées, et la contamination persiste
longtemps après la fin des hostilités, ajoutant un fardeau toxique et
radioactif imposé aux civils, à la faune et aux écosystèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans
cette perspective, les armes à l'U.A devraient être considérées comme
une forme de guerre prohibée par les Conventions de Genève.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces
armes sont déjà illégales selon la loi internationale et la loi
humanitaire internationale, et ce cas commence à être sérieusement
étudié par les membres de l'Association Internationale des Avocats
Contre les Armes Nucléaires (IALANA), qui ont formé un groupe d'étude
pour ce problème. Les dommages causés par ces armes à l'U.A ne peuvent
pas être circonscrits au seul champ de bataille « légal ». Ils
continuent à agir après la conclusion des hostilités; ils sont inhumains
parce qu'ils placent la santé des non-combattants, incluant des enfants
et des générations à venir, en danger. Elles ne peuvent pas être
employées sans endommager indûment l'environnement naturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le
fait que les pouvoirs militaires des USA et de l'OTAN conseillent leurs
propres soldats à prendre des précautions en manipulant des munitions à
l'U.A, ont préparé des vidéos et des manuels de formation détaillée pour
assurer la sécurité de leur troupe, tout en émettant globalement des
démentis sur les risques de santé au public, nous stupéfie par tant
d'hypocrisie et renforce notre jugement que ces armes devraient être
retirées du service.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que les armes à l'U.A soient ou non
responsables d'effets néfastes pour la santé pour lesquels elles doivent
être blâmées, elles sont aussi un exemple des manières continues de
pollution de la planète par les militaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EIles sont
emblématiques des coûts inacceptables des conflits armés contemporains
infligés aux populations civiles, qui auront été les victimes
prédominantes des guerres du 20e siècle, et ce sera vraisemblablement la
même chose au 21e siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces conflits verront surgir le spectre
d'armes inhumaines et aveugles, incluant champs de mines, armes
chimiques et biologiques. et, au final plus dévastatrices, sans compter
les dizaines de milliers d'armes nucléaires qui compromettent toute vie
sur la terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;___&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Source : Le Post -
http://www.lepost.fr/article/2011/07/24/2555974_uranium-appauvri-irak-balkans-libye-et-celles-a-venir-avec-les-droits-de-l-homme.html
- (Traduction : Alain Acaries – Avigolfe)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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