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  <title>. - Tag - destruction atomique</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 18 May 2013 10:40:06 +0200</pubDate>
  <copyright>coordination-antinucleaire-sudest.org</copyright>
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    <title>Futur débat national sur la transition énergétique : la mascarade</title>
    <link>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2012/11/11/Futur-d%C3%A9bat-national-sur-la-transition-%C3%A9nerg%C3%A9tique-%3A-la-mascarade</link>
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    <pubDate>Sun, 11 Nov 2012 00:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>admin</dc:creator>
        <category>National</category>
        <category>Anne Lauvergeon</category><category>CAN84</category><category>cancers</category><category>CEA</category><category>collectif antinucléaire de Vaucluse</category><category>Commissariat à l énergie atomique</category><category>Conseil Général de Vaucluse</category><category>destruction atomique</category><category>débat national sur la transition énergétique</category><category>EDF</category><category>EELV</category><category>nucléaire</category><category>Pascal Colombani</category><category>PS</category><category>santé</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Dufflot_Lauvergeon_NKM.jpg&quot; href=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/photos/National-International/Dufflot_Lauvergeon_NKM.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Dufflot_Lauvergeon_NKM.jpg, nov. 2012&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;Dufflot_Lauvergeon_NKM.jpg&quot; src=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/photos/National-International/.Dufflot_Lauvergeon_NKM_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le gouvernement vient de désigner parmi les 5 membres du comité de
pilotage du pseudo-futur débat national sur la transition énergétique
l’ex-chef du lobby nucléaire et d’Areva, la terrifiante Anne Lauvergeon
qui a sévit dans notre département de Vaucluse, et l’ancien
administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et
Président du Conseil de Surveillance d’Areva Pascal Colombani *. Le
Collectif antinucléaire de Vaucluse/CAN84 dénonce cette mascarade d’un
prétendu débat verrouillé par les criminels de la destruction atomique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;_&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Communiqué de Presse du 11 novembre 2012&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Futur débat national sur la transition énergétique : la mascarade&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement vient de désigner parmi les 5 membres du comité de pilotage du pseudo-futur débat national sur la transition énergétique l’ex-chef du lobby nucléaire et d’Areva, la terrifiante Anne Lauvergeon qui a sévit dans notre département de Vaucluse et les autres départements voisins, et l’ancien administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), membre du Consiel d'Administration d'EDF et Président du Conseil de Surveillance d’Areva Pascal Colombani *. Le Collectif antinucléaire de Vaucluse/CAN84 dénonce cette mascarade d’un prétendu débat verrouillé par les criminels de la destruction atomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D’un côté&lt;/strong&gt; : le Conseil Général du Vaucluse à majorité socialiste refuse toujours de se positionner pour la protection de la population et de nos territoires par l’adoption d’un vœux demandant la fermeture des installations nucléaires de la vallée-Rhône/Durance et la réalisation systématique d’analyses de l’eau servant à la consommation humaine et à l’agriculture départementale. Le Conseil Général du Vaucluse prétendant que les questions sanitaires engendrées par le nucléaire relèvent du niveau national et qu’il n’est en rien responsable de cette problématique. Idem pour les autres Conseils Généraux du Gard et des Bouches-du-Rhône et Conseils Régionaux de Paca et Languedoc-Roussilon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D’un autre côté&lt;/strong&gt; : le gouvernement socialo/Europe-Ecologie qui déclare la guerre à la population victime des atteintes quotidiennes à sa santé et aux territoires en nommant l’ancienne Présidente d’Areva et son complice nucléoacrate du CEA et ancien d’EDF dans le pilotage d’un pseudo débat national de transition énergétique. Et dans le même temps poursuit le pharaonique projet Iter à Cadarache, promeut le réacteur Astrid à Marcoule, envisage une autre installation au Tricastin et la construction d’un réacteur EPR à Flamanville (Manche)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le gouvernement socialo-écologiste poursuit donc la même politique développée par les gouvernements précédents de droite&lt;/strong&gt; avec les mêmes implications néfastes pour la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi se dévoile ce que le CAN84 dénonce depuis des années :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- l’alignement et la collusion des élus avec le lobby nucléaire et les criminels de la destruction atomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- l’illusion d’une transition énergétique tranquille et sur des décennies tant qu’il ne sera pas mis un terme définitif et sans condition au nucléaire et, ce, immédiatement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le CAN84 dénonce le noyautage des institutions et administration par le lobby nucléaire&lt;/strong&gt;, les conflits d’intérêts d’élus anciens ou actuels salariés du lobby comme en Vaucluse, l’omerta mafieuse et le clientélisme érigés en modèle de société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Collectif antinucléaire appelle la population et les salarié-e-s à déjouer le conditionnement idéologique et la propagande&lt;/strong&gt; des nucléocrates, la mascarade d’un énième « Grenelle de l’environnement » et à &lt;strong&gt;exiger l’arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Collectif antinucléaire de Vaucluse / CAN84&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;180 Chemin de la Parisienne 84740 Velleron&lt;br /&gt;collectifantinucleaire84@hotmail.fr - www.coordination-antinucleaire-sudest.org&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;__&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;* Pascal Colombani qui a siégé ou siège encore dans les Conseil d’Administration d’Alstom SA, de Technip SA, et d' EnergySolutions Inc est à l’origine de la création d’Areva. Il fut aussi membre du Conseil d’Administration de EDF et Président-directeur général de la filiale japonaise du groupe Schlumberger, et actuellement « Senior Adviser » pour la haute technologie, l’énergie et l’innovation chez A.T. Kearney, société de conseil auprès de sociétés industrielles et d’organismes publics.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les 3 autres membres sont : &lt;br /&gt;Laurence Tubiana (fondatrice et directrice de l'IDDRI (fondé avec GDF-Suez, Lafarge, EDF, Veolia, EpE et dirigé par Jean Jouzel, climatologue et glaciologue français, directeur au CEA), directrice de chaire à Sciences Po. / &lt;em&gt; Jean Jouzel, climatologue et glaciologue français, directeur au CEA, expert du réchauffement climatique au sein du GIEC /&amp;nbsp; Bruno Rebelle (ancien conseiller de campagne de Ségolène Royal, transfuge de &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;Greenpeace-France &lt;/em&gt;&lt;/em&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le rapport officiel de l’Autorité de Sûreté Nucléaire est accablant et confirme que la Provence est directement menacée</title>
    <link>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2012/01/05/Le-rapport-officiel-de-l%E2%80%99Autorit%C3%A9-de-S%C3%BBret%C3%A9-Nucl%C3%A9aire-est-accablant-et-confirme-que-la-Provence-est-menac%C3%A9e</link>
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    <pubDate>Thu, 05 Jan 2012 13:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>admin</dc:creator>
        <category>Vaucluse</category>
        <category>ASN</category><category>bilan</category><category>Cadarache</category><category>corrosion</category><category>destruction atomique</category><category>fermeture</category><category>IRSN</category><category>Marcoule</category><category>menace nucléaire</category><category>nucléaire</category><category>rapport</category><category>réacteur</category><category>site nucléaire</category><category>Tricastin</category><category>évaluation</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;champignon_atomique.jpg&quot; href=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/champignon_atomique.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;champignon_atomique.jpg, oct. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;champignon_atomique.jpg&quot; src=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/.champignon_atomique_sq.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le rapport « Evaluation Complémentaire de Sûreté » que vient de rendre
public l’ASN est terrifiant. Il confirme ce que le CAN84 dénonce depuis
plusieurs années : toutes les installations nucléaires de Provence
représentent une menace permanente pour nos territoires et la
population. Le Président de l’ASN comme le Directeur de l’IRSN affirment
qu’on ne peut plus exclure un accident nucléaire majeur en France. Première analyse...&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;em&gt;___&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;le rapport complet de l'ASN&lt;/strong&gt; : &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/pdf/2012-01-03_ASN_ECS_12-2011.pdf%20&quot;&gt;&lt;img title=&quot;icone-pdf.jpg, nov. 2011&quot; alt=&quot;icone-pdf.jpg&quot; src=&quot;http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/pdf/icone-pdf.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; moz-do-not-send=&quot;true&quot; class=&quot;moz-txt-link-freetext&quot; href=&quot;http://www.coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/pdf/2012-01-03_ASN_ECS_12-2011.pdf&quot;&gt;http://www.coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/pdf/2012-01-03_ASN_ECS_12-2011.pdf&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Collectif antinucléaire 84&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;&lt;em&gt;06 60 76 04 03&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;&lt;em&gt;Collectifantinucleaire84@hotmail.fr&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;&lt;em&gt;www.coordination-antinucleaire-sudest.org&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;le 05 janvier 2012&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le rapport « Evaluation Complémentaire de Sûreté » que vient de rendre
public l’ASN est terrifiant. Il confirme ce que le CAN84 dénonce depuis
plusieurs années : toutes les installations nucléaires de Provence
représentent une menace permanente pour nos territoires et la
population. Le Président de l’ASN comme le Directeur de l’IRSN affirment
qu’on ne peut plus exclure un accident nucléaire majeur en France.&lt;/strong&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Le bilan des inspections ciblées menées en 2011 sur les installations nucléaires françaises et notamment de Provence après l’accident de Fukushima est catastrophique. Toutes les installations nucléaires civiles (et militaires) représentent une menace pour la population et les territoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Tricastin, le couperet tombe que ce soit pour les 4 réacteurs nucléaires ou les autres installations du cycle nucléaire et chimique d’enrichissement de l’uranium ou le stockage des déchets : rien ne résistera à une inondation ou à un tremblement de terre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas d’équipement adapté aux risques, pas d’organisation adéquate, des installations vétustes, un Plan d’Urgence saugrenu, du bricolage à tous les étages, pas de coordination entre les différents exploitants, le système « D » promu au rang de conduite exemplaire, absence de vérification exhaustive, . &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et un coût pharamineux de plusieurs centaines de millions d’Euros pour tenter d’hypothétiques travaux de protection qui propulseraient le kilowatt/heure nucléaire à un prix délirant pour le consommateur. Sur l'ensemble du parc nucléaire français les travaux pourraient avoisiner plusieurs dizaines de milliards d’euros! Sans parler du fardeau financier complémentaire du traitement des déchets estimés à 1 milliard d'euros la tonne!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques exemples sur les 524 pages du rapport officiel (&lt;a href=&quot;http://www.coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/public/pdf/2012-01-03_ASN_ECS_12-2011.pdf&quot;&gt;disponible ici&lt;/a&gt;) : &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. en cas d'inondation, Tricastin ne dispose plus d'aucun moyen de pompage par ce qu’il réalise tous ses essais le même jour à l'extérieur du site,&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. un seul groupe électrogène pour alimenter les pompes éloignées des sources de courant existe et ne prend pas en compte le risque de perte des alimentations électriques externes en situation d'inondation,&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. pas de prise en compte dans les procédures et l’organisation du risque d’isolement des installations qui ne pourraient plus être atteinte de l’extérieur pour des secours et besoins en matériels,&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. les exercices de déploiement de protection et de lutte contre une inondation sont souvent réalisés de manière partielle sans test de fonctionnement réel,&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. pour les test de mise en oeuvre des moyens mobiles de pompage « le plan de mise en place des batardeaux n'est pas ergonomique, que les batardeaux sont identifiés de manière confuse, que la note de mise en place des protections mobiles n'est pas exhaustive et que les joints d'étanchéité utilisés ne sont pas de bonne qualité», &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. aucune justification pour le repérage et le positionnement des capteurs, &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. l’accéléromètre situé en champ libre est paramétré de telle sorte que des accélérations inférieures à 0,25 g peuvent ne pas déclencher l’alarme en salle de commande. Or, l’accéléromètre en champ libre constitue la référence des mouvements du sol, indépendamment de l’influence des bâtis du site&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. des problèmes de corrosion notamment sur des aéroréfrigérants de groupes électrogènes ou certaines vannes du système d’extinction en cas d’incendie,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. les documents nécessaires à la conduite en situation accidentelle ou en accident grave (AG) n’intégrent pas les instructions temporaires de sûretés locales et nationales,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. doute sur la capacité d’intervention d’un sous-traitant pour modifier le contrôle des commandes d’un ascenseur permettant la manutention d’une pompe en cas de situation accidentelle,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. en cas d’accident nucléaire,&amp;nbsp; confusion dans les procédures locales entre le délai et la durée de mise en oeuvre du matériel,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;etc … &lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;A Marcoule et à Cadarache le bilan n’est pas mieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Collectif antinucléaire de Vaucluse - CAN84 appelle la population à se mobiliser pour se débarrasser immédiatement de l’ombre sordide et diabolique de la destruction atomique et exiger la fermeture immédiate des 4 réacteurs nucléaires du Tricastin dont la moitié ne produit pas d’électricité pour la population et les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;un autre article détaillera la situation concrète et de menace permanente pour les sites de Cadarache, Marcoule, Tricastin&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2012/01/05/Le-rapport-officiel-de-l%E2%80%99Autorit%C3%A9-de-S%C3%BBret%C3%A9-Nucl%C3%A9aire-est-accablant-et-confirme-que-la-Provence-est-menac%C3%A9e#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Japon/Fukushima : une catastrophe sanitaire,  humanitaire, sociale, écologique, agricole, économique sans issue.</title>
    <link>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/11/04/Japon/Fukushima-%3A-une-catastrophe-sanitaire%2C-humanitaire%2C-sociale%2C-%C3%A9cologique%2C-agricole%2C-%C3%A9conomique-sans-issue.</link>
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    <pubDate>Fri, 04 Nov 2011 16:31:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>admin</dc:creator>
        <category>International</category>
        <category>agricole</category><category>catastrophe sanitaire</category><category>contamination</category><category>destruction atomique</category><category>Fukushima</category><category>humanitaire</category><category>irradiation</category><category>Japon</category><category>nucléaire</category><category>réacteur</category><category>sociale</category><category>écologique</category>    
    <description>&lt;div class=&quot;post-excerpt&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;2011-09-20_Tepco_Fukushima_.gif, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-09-20_Tepco_Fukushima__t.jpg&quot; /&gt;Entre 80 et 120 microsieverts de radioactivité par heure dans un buisson près de la gare de Koriyama à Fukushima, &lt;strong&gt;2600
becquerels par litre de tritium dans de l'eau pulvérisée dans
l'enceinte de la centrale, 27.100 térabecquerels de césium-137 dans
l'océan pacifique soit 20 fois l'estimation de l'exploitant nucléaire,
eau/côte/poissons/produits de la mer contaminés durablement, &lt;/strong&gt;radioactivité
continuant à s'échapper du site accidenté estimée à 100 millions de
Becquerel (MBq/h) par heure selon l'exploitant Tepco : le monde entier
est confronté avec le nucléaire à une catastrophe sanitaire,&amp;nbsp;
humanitaire, sociale, écologique, agricole, économique sans issue.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;    __&lt;div class=&quot;post-content&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Catastrophe sanitaire, catastrophe
humanitaire, catastrophe sociale, catastrophe écologique, catastrophe
agricole, catastrophe économique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mesurer l’étendue
des dégâts et l’ampleur de la catastrophe de Fukushima, il faut savoir
que la majeure partie des bâtiments et de la zone qui les entoure
restent tellement contaminées qu’il est impossible d’y travailler, même
avec des équipements spéciaux. L’ensemble des installations émet donc en
permanence, comme c’est encore le cas à Tchernobyl, une radioactivité
de 30 à 90 microsieverts par heure qui se répand dans les campagnes au
gré de la météo. La plupart des cultures, qu’il s’agisse du riz, des
légumes ou du fourrage destiné au bétail, sont donc de plus en plus
contaminés, jusqu’à une centaine de kilomètres de la centrale. Ce qui
prive de revenus les agriculteurs et les éleveurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;2011-010-31_japan-radiation-fukushima-nuclear-nukes-photo-001.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-010-31_japan-radiation-fukushima-nuclear-nukes-photo-001_s.jpg&quot; /&gt;Au delà de la
catastrophe économique qui affecte la zone plus ou moins contaminée qui
s’étend régulièrement, reste la situation des réfugiés. Ceux qui ont fui
le désastre du tsunami et ceux qui s’efforcent d’échapper à la
contamination, malgré un manque criant d’informations. Faute de solution
de relogement, beaucoup d’habitants sont restés sur place, en
désobéissant parfois aux ordres mollement donnés pas des autorités
dépassées qui distribuent compteurs et dosimètres de radioactivité au
compte-goutte. Beaucoup de ruraux sont restés sur place, beaucoup de
paysans qui continuent à cultiver des légumes qu’ils sont seuls à
manger. Ils prennent aussi soin d’animaux dont ils ne peuvent plus
vendre ni le lait ni la viande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement japonais est
incapable de fournir le nombre de ces dizaines de milliers de Japonais
restés dans les zones contaminées. Idem pour le nombre des évacuées. Les
autorités nippones sont plus portées, avec l’aide de Tepco et des
syndicats agricoles, à organiser des opérations de communication tendant
à prouver que la situation n’est pas aussi grave, à la centrale comme
dans les provinces touchées, que le prétendent les anti-nucléaires
japonais. Et ce alors qu’une information reste encore inexpliquée :
pourquoi, hors de la centrale Fukushima, 37 des 57 réacteurs japonais
sont-ils toujours à l’arrêt ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Radioactivités alarmantes à Koriyama à 60 km à l'ouest de la
centrale nucléaire en perdition et à Kashiwa à 200 km au sud, dans la
banlieue de Tokyo.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà plus de 7 mois que s'est produit le terrible accident nucléaire
de la centrale de Fukushima Daïchi et il semble qu'une concentration de
matériaux radioactifs se manifeste à l'est du Japon. 57,5 microsieverts
par heure de radioactivité dans le sol d'une terre appartenant à
Kashiwa à Chiba apparaissait extraordinairement élevé quand cela a été
mesuré pour la première fois, mais peut-être que non car les autres
mesures qui parviennent de différents endroits sont toutes autant
alarmantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La télévision de Fukushima a rapporté que le niveau
de radioactivité près du sol près de la gare ferroviaire s'élevait entre
80 et 120 microsieverts par heure à Koriyama, dans la préfecture de
Fukushima. Si quelqu'un restait sur ce point chaud de 80 microsieverts
par heure 24 heures par jour pendant un an, la radiation externe serait
de 700 millisieverts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;2011-010-31_tepco-reactor-4-fukushima-march-2011.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-010-31_tepco-reactor-4-fukushima-march-2011_s.jpg&quot; /&gt;S'il est possible que la radioactivité à cet endroit ait pu toujours
être élevée, sa découverte aujourd'hui met en évidence que de plus en
plus d'habitants se sont dotés de dosimètres personnels pour prendre en
main leur destiné et effectuer des mesures indépendantes partout. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas exclu non plus que cette mesure révèle, au vue de
différentes couleurs du sol, qu'un apport sauvage de terre fortement
contaminée ait été amené par une organisation ayant tenté de se
débarrasser de produits fortement toxiques. Tout est possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du strontium radioactif détecté à 250 km de la centrale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 250 km de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, selon le journal Asahi repris par &quot;&lt;a href=&quot;http://french.ruvr.ru/2011/10/12/58579851.html&quot;&gt;Voix de la Russie&lt;/a&gt;&quot;,
du strontium radioactif a été détecté à Yokohama courant octobre 2011.
Du strontium mais aussi du césium découverts lors de l’analyse du sol et
de l’argile prélevés dans un égout et sur le toit d’un immeuble. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;175 000 t d’eau radioactive à la centrale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La quantité d’eau radioactive accumulée à la centrale nucléaire
accidentée de Fukushima a atteint les 175 000 tonnes dont la plus grande
partie est concentrée dans les sous-sols et le système de drainage de
la centrale, selon l’opérateur Tepco. Cette quantité a augmenté depuis
quatre mois en raison de l’afflux d’eaux souterraines et continue
d’augmenter d’environ 450 tonnes par jour, à cause de nombreuses
fissures dans les fondements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les spécialistes craignent que les
pluies ou des pannes du système de désactivation ne provoquent de
nouvelles fuites radioactives. &lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://french.ruvr.ru/photoalbum/48265031/index.html&quot;&gt;Diaporama : Fukushima, à l’intérieur du cauchemar&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2600 becquerels par litre de tritium dans de l'eau pulvérisée dans l'enceinte de la centrale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Supposée supprimer les incendies et la poussière, l'eau que
l'exploitant Tepco pulvérise dans l'enceinte de la centrale depuis des
mois s'accumule dans les  soubassements des réacteurs 5 et 6 et est
censée être traitée par un système qui utilise le principe de l'osmose
inverse. La société nucléaire assure que l'eau est ainsi rendu plus
inoffensive que l'eau des bains de mer... bien qu'elle dépasse la norme
de l'OMS. Pourtant des nucléidessubsistent après le traitement et
notamment le tritium (H3) un béta émetteur dont l'ingestion est
l'assurance d'un cancer du tube digestif et de la bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;césium-137 dans l'océan pacifique : 27.100 térabecquerels soit 20 fois l'estimation de l'exploitant nucléaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'institution française gouvernementale IRSN (l'héritière du Service
du Pr Pellerin qui avait déclaré que le nuage radioactif de Tchernobyl
s'était arrêté à la frontière) indique que ses mesures révèle une
quantité de césium-137 dans l'océan pacifique à hauteur de 27.100
térabecquerels soit 20 fois plus que les déclarations de TEPCO. Cette
forte contamination radioactive du milieu marin provient de deux sources
principales : d'une part&amp;nbsp; le déversement direct d’eaux contaminées
depuis la centrale, qui  s’est produite après l’accident nucléaire du 11
mars 2011 et a duré environ jusqu’au 8 avril, et d'autre part, les
retombées dans l’océan d’une partie des radionucléides rejetés dans
l’atmosphère entre le 12 et le 22 mars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;2011-010-31_Fukushima-Explosion.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-010-31_Fukushima-Explosion_s.jpg&quot; /&gt;A
proximité immédiate de la centrale, les concentrations dans l’eau de
mer ont atteint fin mars et début avril jusqu’à plusieurs dizaines de
milliers de becquerels par litre (Bq/L) pour les césiums 134 et 137 (*)
et même dépassé 100 000 Bq/L pour l’iode 131. Si l’iode 131 a rapidement
diminué en raison de sa période radioactive courte (8 j) , les
concentrations en césiums 137 et 134 ont commencé à décroitre dans cette
zone qu'à partir du 11 avril et, depuis mi-juillet. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'eau, la côte, les poissons et produits de la mer contaminés durablement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rejet radioactif en mer représente le plus important apport
ponctuel de radionucléides artificiels pour le milieu marin jamais
observé. Une dispersion des radionucléides s'est propagée du fait des
courants les plus importants du globe qui ont poussé les eaux
contaminées vers le large de l'océan Pacifique. Non seulement l'eau de
mer en proximité de la centrale nucléaire et les sédiments côtiers sont
contaminés et génèrent des conséquences pour les espèces pélagiques,
sans que les autorités ne puissent affirmer que la dilution conduira à
une cessation du risque et de la contamination qui pourrait bien
persister dans le temps, à cause des apports continus de substances
radioactives transportées vers la mer par le ruissellement des eaux de
surface sur des sols contaminés. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, certaines zones du littoral, non encore identifiées,
pourraient montrer des conditions de dilution ou de sédimentation moins
favorables que celles observées jusqu’à présent. Enfin, la présence
éventuelle d’autres radionucléides persistants, comme le strontium 90 ou
le plutonium, n’a pas été suffisamment caractérisée par des mesures.
Les résultats de mesure récents montrent la persistance d’une
contamination des espèces marines (poissons principalement) pêchées sur
les côtes de la préfecture de Fukushima. Les organismes benthiques et
filtreurs ainsi que les poissons au sommet de la chaine alimentaire
sont, dans la durée, les plus sensibles à la pollution au césium. Il est
donc plus que justifié de s'abstenir de consommer des espèces marines
prélevées dans les eaux côtières de Fukushima et les zones contaminée du
Pacifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le site de Fukushima relâche toujours 2.4 GBq chaque jour dans l'atmosphère&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tepco a annoncé dans un de ses bulletins de la mi-octobre que la
quantité de radioactivité continuant à s'échapper du site accidenté
était estimée à 100 millions de Becquerel (MBq/h) par heure. Les
premiers jours après l'accident, 6 Tbq s’échappaient chaque heure des
réacteurs éventrés et des piscines asséchées. Si la quantité relâchée
est 6000 fois moins élevée qu'au début de l'accident nucléaire, par
comparaison en France, un site de production équivalent à celui de
Fukushima (6 tranches) est autorisé à relâcher environ 0.8 GBq
d'effluents radioactifs gazeux par an, soit 90000 Bq par heure (hors gaz
dits &quot;nobles&quot;). Ce qui est aussi une autorisation officielle de
contamination de l'air et de l'eau dont les populations subissent les
effets nocifs au quotidien sur la santé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;2011-010-31_Fukushima-007.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-010-31_Fukushima-007_s.jpg&quot; /&gt;C'est
donc à une équation insoluble que tentent de résoudre les autorités
locales de la région de Fukushima : comment décontaminer sols, toits,
bâtiments, aires de jeux, stades, jardins publics... qui sont déjà
gravement contaminés et pour de nombreuses années alors qu'à 60 Km de
là, le site accidenté de Fukushima Daiichi relâche toujours chaque jour,
chaque heure, de nouveaux radioéléments dans l'atmosphère ? Prenons une
analogie : comment vider un récipient avec une cuillère à soupe (les
travaux de décontamination forcément lents et pénibles) alors qu'un
robinet même faiblement ouvert continue - facilement - à remplir le
récipient en continu ? Le remède étant bien plus lent à se déployer que
le mal à agir, la bataille de la décontamination au Japon est loin
d'être gagnée !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Radioactivité anormalement élevée dans un arrondissement de Tokyo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la suite d’une mesure effectuée au début du mois par des habitants,
un niveau de rayonnement radioactif anormalement élevé de 2,7
microsieverts par heure a été confirmé le long d'une rue de
l’arrondissement de &lt;a href=&quot;http://www.tdg.ch/actu/monde/japon-radioactivite-anormalement-elevee-arrondissement-tokyo-2011-10-12&quot;&gt;Setagaya&lt;/a&gt;
à Tokyo situé à 200 km de la centrale nucléaire accidentée de
Fukushima. Cet endroit est situé à proximité d’établissements scolaires
et de jardins d’enfants et longe le chemin de l’école&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorités ont demandé aux citoyens de ne pas s'approcher de ce
lieu. Rien de plus, alors que selon les calculs effectués à partir des
critères du ministère japonais des Sciences, le niveau d’exposition s’y
élèverait à 14,2 millisieverts par an, c'est à dire plus élevé que celui
mesuré dernièrement à Litate, une des municipalités évacuées de la
préfecture de Fukushima.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’une des hypothèses possible serait que l'origine de la
radioactivité portant atteinte à la santé et à la vie des habitants et
des enfants pourrait provenir de l'accumulation d’eau de pluie porteuse
de particules radioactives. Et situation ubuesque les autorité en sont a
tenter de définir &quot; la cause exacte doit être analysée pour ensuite
décontaminer les lieux et s’assurer qu’il n’y pas d’autres endroits dans
le même cas&quot;. Bel intérêt que de savoir par quel outil meurtrier la
mort est donnée par les nucléocrates! &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du plutonium retrouvé à 80kilomètres de Fukushima&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la première fois depuis l'accident du complexe nucléaire de
Fukushima, du plutonium (radiocontaminant artificiel n'extistant pas à
l'état naturel) a été détectée en plusieurs lieux du nord-est du Japon,
largement en dehors de l'enceinte de la centrale, à 80 kilomètres dans
le sol à six endroits. Le gouvernement nippon l'a reconnu le 30
septembre, précisant que les teneurs relevées n'avaient évidemment&amp;nbsp;
&quot;rien d'alarmant&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;2011-010-31_Radiation_Map_Fukushima-thumb-550x371.png, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-010-31_Radiation_Map_Fukushima-thumb-550x371_s.jpg&quot; /&gt;Le plutonium est sans nul doute issu des
réacteurs du complexe nucléaire de Fukushima dont le combustible a fondu
et est tombé au fond de la cuve. Du plutonium avait déjà été décelé sur
le site même de la centrale. Dans le cas présent, la plus forte densité
de plutonium 239 et 240 (4,0 becquerels par mètre carré) a été
enregistrée dans une ville située à quelque 30 kilomètres de celle-ci, a
précisé le ministère. Dans un autre village, à 45 km, la teneur était
de 0,82 becquerel par mètre carré. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers une recrudescence des pathologies de la thyroïde aboutissant à des cancers à long terme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au
vu de ces premiers résultats sur une petite portion des enfants
évacués, les autorités médicales redoutent une recrudescence dans
l'ensemble des enfants évacués des pathologies de la thyroïde
aboutissant à des cancers à long terme. Aussi une campagne de dépistage
systématique des problèmes thyroïdiens a été lancée le 9 octobre par les
autorités médicales Japonaises sur l'ensemble des 360 00 enfants de
moins de 18 ans évacués des environs de la centrale de Fukushima.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'étude
systématique prendra plusieurs années selon le Dr Shinich Suzuki, et
consistera à des examens aux ultrasons de la glande thyroïde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fukushima : dépistage de troubles thyroïdiens, résultats préoccupants et nouvelles évacuations&lt;/strong&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Les premiers résultats du &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/fukushima-depistage-et-nouvelles-102241&quot;&gt;suivi sanitaire&lt;/a&gt;
d'une fraction significative de la population évacuée suite à la
catastrophe nucléaire viennent d’être publiés par le Mainichi Daily News
et ils sont préoccupants. Environ 9,7% des enfants évacué de la
préfecture de Fukushima et qui ont transité par la ville de Chino
présenteraient des troubles thyroïdiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l’hôpital de Shinsu avec l'aide de la Japan Chernobyl
Foundation qui a mené cette étude épidémiologique sur les enfants de
moins de 16 ans évacués de la préfecture de Fukushima et en transit à
Chino. L'étude qui a duré un mois (en août dernier) incluait des
analyses systématiques de prélèvements sanguins et d'urine, sur un total
de 130 enfants. Les &lt;a href=&quot;http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20111004p2g00m0dm116000c.html&quot;&gt;analyses&lt;/a&gt;
ont porté notamment sur les niveaux d'hormones thyroïdienne dans les
échantillons ainsi que ceux de thyroglobuline, une protéine dont la
présence peut résulter de dommages thyroïdiens. 10 des enfants ont
présenté des taux anormaux lors de ces tests. Ces enfants ne présentent
pas d'autres symptômes mais ont été placés sous observation à long
terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le scandale de l'iode : examens de la thyroïde des 360 000 enfants de la province&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sept
mois après les débuts de la catastrophe de Fukushima du 11 mars, ont
commencé, dimanche 9 octobre, les examens de la thyroïde des 360 000
enfants de la province. Un &lt;a href=&quot;http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2011/10/11/fukushima-44-cinq-jours-trop-tard.html&quot;&gt;contrôle systématique&lt;/a&gt;
qui avait été annoncé lors d’une réunion spéciale le 24 Juillet à la
préfecture de Fukushima et devrait durer… pendant toute la vie de ces
jeunes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;2011-010-31_Fukushima-Nuclear-Plant.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-010-31_Fukushima-Nuclear-Plant_s.jpg&quot; /&gt;Comme
nul ne l’ignore plus, de l’iode radioactif s’est échappé massivement
dès les premières heures de la catastrophe. Cet iode allant ensuite se
fixer tout particulièrement dans la glande thyroïde des personnes
exposées, conduisant à une émission radioactive interne -qui peut
provoquer un cancer. A noter qu’enfants et jeunes sont les plus
sensibles à cette exposition, comme l’ont montré les études réalisées
après la catastrophe de Tchernobyl.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Problème majeur : aucune
contremesure spécifique n’a été prise à ce moment crucial. En
particulier, n’ont pas été immédiatement distribuées les pastilles
d’iode nécessaires. Ces dernières, rappelons-le, doivent venir « saturer
» la thyroïde en iode non radioactif (empêchant donc ensuite la
fixation de l’iode radioactif).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le journal américain Wall
Street journal, qui l’a clairement révélé le 29 septembre après avoir
mené l’enquête sur le terrain et obtenu des « documents officiels » sur
lesquels l'auteur de l'article Yuka Hayashi, base sa publicaton : «
Tokyo n’a donné l’ordre de distribuer les pilules que cinq jours après
les débuts de l’accident du 11 mars, bien que les experts en sûreté
nucléaire aient recommandé de le faire immédiatement ». Autrement dit,
trop tard, après les premiers pics d’arrivée de l’élément radioactif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le nucléaire c'est le chaos&lt;/strong&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Comme
le rappelle le quotidien américain, ce n’est pas que les pilules en
question aient manqué, (il y en aurait d’ailleurs toujours des stocks
inemployés et désormais devenus inutilisables) mais que des autorités
locales, déboussolées, n’aient par exemple pas su quoi en faire. L’un
des responsables du « village de Kawauchi » a ainsi expliqué que « la
plupart de nos résidents ne savaient absolument pas qu’ils étaient
supposés prendre un tel médicament ». Pendant ce temps, avant même
l’ordre officiel de distribution du 16 mars, l’attitude était inverse
ailleurs : « deux villes situées près de la centrale, Futaba et Tomioka,
en tout 22 500 habitants, avaient ordonné de façon indépendante la
prise des pilules de leur stock, selon des officiels de ces villes ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a désigné des zones d'évacuation , tandis que dans
certaines zones on rappelle les gens à la maison, tandis que dans une
zone appelée Watari, d'où aucune évacuation n'est recommandée, un haut
niveau de césium 30000 Bq / km&amp;nbsp; a été mesuré par un groupe de civils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;2011-010-31_fukushima_prelevement_sanguin.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-010-31_fukushima_prelevement_sanguin_s.jpg&quot; /&gt;Autre
problème, grave, que ne manque pas de souligner fortement le journal
américain : la question du relèvement intempestif du seuil
d’administration (vis-à-vis de radioactivité ambiante) des pilules en
question. Une décision qui montre l’incapacité - ou pire- par les
autorités locales à prendre ces jours-là les mesures de protection qui
s’imposaient, et révèle les dissensions avec les autorités centrales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’histoire peut apparaître comme compliquée, d’autant que les unités
utilisées ne sont pas les « sieverts » habituels, mais une mesure de
radioactivité en « coups par minute ». Le WSJ explique ainsi en
substance que le seuil (à partir duquel doivent être administrées les
pastilles d’iode), initialement de 13 000 coups par minute (comme le
recommandent les manuels officiels) a été relevé le 14 mars par les
autorités de Fukushima à 100 000 coups/minute. Un niveau que n’a pas
initialement accepté la Commission de sûreté nucléaire (NSC) -d’autant
que pour les enfants, il faudrait un niveau 10 fois moindre que le seuil
initial. Mais elle a fini par s’y résoudre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’opinion publique européenne et le nucléaire après Fukushima &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après ce retour sur des événements dramatiques, il ne faut pas
manquer de lire les rappels que fait une étude très circonstanciée de
l’IFOP intitulée « L’opinion publique européenne et le nucléaire après
Fukushima », disponible sur le site de la fondation &lt;a href=&quot;http://www.jean-jaures.org/Publications/Les-notes/L-opinion-publique-europeenne-et-le-nucleaire-apres-Fukushima&quot;&gt;Jean Jaurès&lt;/a&gt;.
Comme le soulignent ainsi dans leur analyse les deux chargées d’études
Laure Bonneval et Cécile Lacroix-Lanoë, « ce qui a changé avec la
catastrophe de Fukushima n’est pas tant la perception de risques
associés à l’énergie nucléaire que la hiérarchie de ces risques. En
effet, avant 2011, la sûreté des installations nucléaires n’apparaissait
que comme un risque secondaire. »&amp;nbsp; La première crainte au niveau
européen, notent-elles en se basant sur les résultats de l’Eurobaromètre
de 2009, c’était alors le terrorisme contre les centrales nucléaires,
suivi par la question du stockage ultime des déchets radioactifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;2011-010-31_Fukushima-Grande-manifestation-a-Tokyo-pour-dire-Plus-jamais-ca_img-left.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-010-31_Fukushima-Grande-manifestation-a-Tokyo-pour-dire-Plus-jamais-ca_img-left_s.jpg&quot; /&gt;Mais
après Fukushima, (sondage en juin 2011), changement de point de vue.
Pour les Français, «&amp;nbsp; la sûreté des installations et des infrastructures
constitue la dimension qui doit être prioritairement prise en compte
dans les choix énergétiques nationaux ». Une priorité qui se traduit
chez nos voisins européens (Italie,
Allemagne, UK, Espagne, Belgique,...) par privilégier « le caractère
renouvelable de la source d’énergie ». De quoi interpeller chez nous
l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), dont les avis sur la sûreté des
centrales françaises les présentent toujours comme &quot;sûre&quot;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les autorités confirment les cartes des ONG :  zones fortement contaminées au delà du périmètre évacué de 20 km&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&amp;amp;v=Tyt85_iDmm&quot;&gt;nombreuses cartographies&lt;/a&gt;
de la radioactivité sur l'île de Honshu, où se trouve Fukushima, ont
été publiée. Jusqu'ici c’était des ONG qui publiaient des chiffres qui
montraient des zones fortement contaminées s'étendant largement au delà
du périmètre évacué de 20 km autour de la centrale et dépassant par
endroits 30 fois les nouvelles normes, plus laxistes, mises en place par
le gouvernement depuis le désastre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorité des échantillons prélevés montrent une &lt;a href=&quot;http://www.voanews.com/english/news...&quot;&gt;contamination&lt;/a&gt;
au Césium et à l'Iode mais pour la première fois, du plutonium, été
retrouvé à 45 km de la centrale endommagée. La moitié des échantillons
ont aussi révélé la présence de strontium , y compris à la limite
maximale de la zone étudiée, située à 80 km de la centrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni le
plutonium ni le strontium n’émettent massivement des rayonnement gamma,
contrairement au Césium et l'Iode radioactif, mais ils sont tous les
deux &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB100...&quot;&gt;extrêmement dangereux &lt;/a&gt;en
cas d'ingestion ou d'inhalation même à de très faibles doses. La
période de demie vie de certains isotopes du plutonium est de 24 000
ans. Les mesures les plus hautes s'élèvent à 500 Becquerels par m² pour
le Strontium-89 et 130 Becquerels par m² pour le Strontium-90&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;2011-010-31_Fukushima-nuclear-plant-007.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-010-31_Fukushima-nuclear-plant-007_s.jpg&quot; /&gt;La
question des doses auxquelles sont exposées les populations non
évacuées se pose avec d'autant plus d’acuité que les niveaux de
contaminations de certaines zones sont maintenant certifiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Economist
révèle que les taux de contamination dans la commune de Litate (à 45 km
de la centrale) dépassent 150 millisieverts par an dans les collines
environnantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la ville de la ville de Namie, (à 22 km de
la centrale) qui a les taux les plus élevés de la zone non évacuée. On y
a relevé des &lt;a href=&quot;http://www.economist.com/node/21531522&quot;&gt;doses d’exposition&lt;/a&gt; allant jusqu'à 229 millisieverts par an.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les
enfants évacués de Namie sont prioritairement visés par la campagne de
dépistage des problèmes thyroïdiens. Ils font parte des 5000 enfants qui
seront suivi régulièrement jusqu'à leurs 20ème anniversaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs ONG, comme FoE Japan et Citizens Against Fukushima Aging
Nuclear Power Plants pétitionnent pour obtenir le droit d'évacuation des
habitants exposés à des doses supérieures à la normale et en
particulier les enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les habitants ne pourront pas rentrer chez eux avant au moins 20 ans&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une carte gouvernementale, le sol à 34 endroits dans 6
municipalités de Fukushima est pollué par du césium radioactif. Les
teneurs sont plus élevées que le standard du désastre de Tchernobyl
utilisé pour les évacuations forcées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La carte montre que 6
municipalités de Fukushima comptent plus de 1,48 million de becquerels
de cesium 137 par mètre carré. Des experts indiquent que certains
habitants ne pourront pas rentrer chez eux avant au moins 20 ans. Par
ailleurs, un homme qui avait travaillé une semaine en août dans la
centrale nucléaire est mort de leucémie aiguë.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, evidemment,
la société Tokyo Electric Power Corporation affirme&amp;nbsp; que sa mort n'est
pas provoquée par les radiations, puisque qu'il avait subi une
exposition de radiation externe de 0,5 millisieverts, c'est-à-dire moins
que le point de référence fixé à 5 millisieverts par le ministère de la
Santé, du Travail et de l'Assistance sociale. Alors s'il est mort dans
les normes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Témoignage d'une habitante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Je me suis enfuie de Fukushima, ma ville de naissance, avec ma
fille et mes parents en laissant mon mari là-bas. D’abord, nous avons
été à Tokyo, maintenant nous sommes à Kyoto. Notre famille est obligée
de vivre séparément. On a perdu notre région, on ne sait même pas quand
l’accident se terminera…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;2011-010-31_fukushima-radius-343x300.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-010-31_fukushima-radius-343x300_s.jpg&quot; /&gt;Après l’accident, l’Etat japonais, le
préfet de Fukushima et le maire de la ville de Fukushima ne nous ont pas
informés de ce qui se passait réellement. Ils n’ont même pas procédé à
une évacuation correcte, ils ne nous ont pas du tout protégés. Donc,
nous avons été obligés de nous sauver par nous-mêmes, avec notre propre
jugement de la situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des points chauds se sont créés un peu
partout dans la ville. Les enfants ne peuvent pas partir de Fukushima et
ils portent un masque quand ils sortent dehors. Il leur est interdit de
faire du sport, ils vivent avec beaucoup de limitations, sans la
liberté que l’on offre aux enfants habituellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre pays a
reçu 770,000,000,000,000,000 Bq de radioactivité, mais le gouvernement
fait vivre toute la population comme avant. Ils nous font croire que
toutes les normes sont sécurisées. Même si les normes ont été
augmentées, même pour les enfants.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Niveau de référence : un marchandage de tapis.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le
gouvernement Japonnais a finalement décidé d’évacuer Itate (6000
habitants) après avoir constaté que la décontamination du sol ne réglait
pas le problème : le vent dispersait les particules de Césium déposées
sur les arbres qui re-contaminaient le sol. Il a bien fallu reconnaître
que les opérations de décontaminations seraient bien plus vastes que ce
que les autorités pensaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces constatations recoupent
également les mesures publiées par l'Institut de Radioprotection et de
Sûreté Nucléaire, qui conclue à une pollution comparable à celle de
Tchernobyl par son intensité et son étendue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, bien que
réduitent à constater que l'évacuation exigée par les ONG est
incontournable, les autorités ont entamé un combat pour tenter de
minimiser l'étendue des zones concernées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les normes antérieures à la catastrophe, la dose admissible
pour les civils était de 1 millisievert par an. Tout l'enjeu est
maintenant de déterminer à partir de quel seuil on procède à des
évacuation complémentaires. Gouvernement Japonnais et ONG marchandent le
niveau au dessus duquel on procédera à des évacuations et il semble
qu'on s'achemine vers un niveau de référence de 20 millisieverts par an.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela
correspond approximativement à étendre le périmètre d’évacuation à un
rayon de 30 km de la centrale et d'y ajouter une zones contiguë au
nord-ouest où la contamination des sols dépasse 300 becquerels par m².
Pourtant cette évacuation ne réglera pas définitivement le problème. Des
tâches de radioactivité très élevés commencent à être découvertes
jusqu'à Tokyo.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un appel pour  l'évacuation de tous les enfants de Fukushima et  stopper le redémarrage de toutes les centrales nucléaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Garantir les droits pour l'évacuation de tous les enfants de
Fukushima et stopper le redémarrage de toutes les centrales nucléaires
qui sont actuellement à l'arrêt pour vérification: c'est le ses de
l'appel des femmes de Fukushima.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;2011-010-31_Tokyo-manif-26-mars-2011-de-paysans-de-Fukushima-devant-le-Tepco1.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-010-31_Tokyo-manif-26-mars-2011-de-paysans-de-Fukushima-devant-le-Tepco1_s.jpg&quot; /&gt;&quot;
Cet appel est lancé à toutes les femmes dans le monde pour se joindre à
l'action au cours de cette période afin de démontrer votre solidarité
aux femmes de Fukushima. Vous pouvez adresser la pétition à l'ambassade
japonaise , ou l'envoyer directement au METI ou au Premier ministre
Noda, vous pouvez manifester devant les ambassades japonaises. C'est à
vous de voir le type d'action que vous pouvez entreprendre. Ce que nous
voulons c'est&amp;nbsp; l'information sur votre action que nous pourrions relayer
à nos femmes à Fukushima. Les femmes à Fukushima sont totalement
épuisées mentalement et physiquement, mais votre soutien va les
relancer.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;En effet, avec 54 centrales nucléaires du nord au sud,
au Japon, il n' y a pas lieu d'évacuation sûre à 100% pour les enfants
de Fukushima tant que toutes les centrales ne seront pas arrêtées et
gardées sous contrôle.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima littéralement détruits,
ne pourront jamais redémarrer. Il est en outre impossible de s’en
approcher à cause des radiations et de la température.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le physicien Michio Kaku le dit dans une interview : «&lt;a href=&quot;http://kibo-promesse.org/2011/09/ja...%20%28...%29&quot;&gt; A meltdown is forever&lt;/a&gt;
». Traduisez : Une fusion de réacteur a des conséquences définitives »
en ce qui concerne la centrale et ses environs, bien entendu, mais aussi
et surtout sur l’environnement et la santé à grande échelle : On ne
peut pas faire demi-tour. La terre, l’eau et l’air seront contaminés
pour des millions d’années et les efforts développés par les hommes pour
combattre la radioactivité semblent dérisoires. « Tenter de refroidir
le réacteur en déversant de l’eau avec des hélicoptères est pathétique »
explique Michio Kaku, « C’est comme combattre un incendie de forêt avec
un pistolet à eau ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TEPCO envisage la construction d’un barrage pour empêcher les eaux
contaminées de couler vers le Pacifique mais une analyse disponible ici
montre que ce projet n’aura sans doute pas, là encore, l’efficacité
escomptée : L’eau contournant le barrage pour passer à côté, ou par
dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le corium de Fukushima : la matière la plus dangereuse jamais créée par l’homme&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Corium : c’est le mot tabou de Tepco. Pourquoi l’entreprise
responsable de la plus grande catastrophe nucléaire au monde n’en parle
jamais ? Tout simplement parce que c’est la matière la plus dangereuse
jamais créée par l’homme, une sorte de magma incontrôlable et ingérable,
aux conséquences incommensurables. Étant donné que beaucoup
d’informations contradictoires circulent sur cette matière rare et mal
connue, voici le point des connaissances actuelles (**).&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;2011-10-31_corium_metl-through_view.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-10-31_corium_metl-through_view_s.jpg&quot; /&gt;On ne communique pas beaucoup sur le sujet dans le milieu du
nucléaire, sauf entre experts. En effet, c’est la bête noire du monde de
l’atome, car cette matière n’existe qu’en cas d’accident grave. Three
Mile Island en 1979, Tchernobyl en 1986 et Fukushima en 2011 ont produit
chacun leur corium. Si l’on connaît aujourd’hui les coriums des deux
premiers accidents cités, on ne sait pas grand-chose de celui de
Fukushim a, car il faudra attendre des années avant que celui-ci ne se
refroidisse et que l’on puisse l’approcher. Pour autant, on peut essayer
d’évaluer sa nature, son action et ses conséquences. (&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/index.php?post/2011/11/02/Le-corium-de-Fukushima-%3A-la-mati%C3%A8re-la-plus-dangereuse-jamais-cr%C3%A9%C3%A9e-par-l%E2%80%99homme&quot;&gt;voir article sur
le corium ici&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’évacuation de Tokyo a été envisagée par le gouvernement
japonais mais trop compliqué et économiquement pas rentable à court
terme &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des prélèvements ont été effectués un peu partout dans la capitale et
certains correspondent à une dose équivalent à 200% de la limite
admissible autour de Tchernobyl. Peut-on imaginer une seule seconde
devoir transformer une mégalopole de plus de 13 millions d’habitants en «
dead zone » ? La carte de ces prélèvements est visible ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récemment,
les chiffres, aussi dissuasifs que discutables, de 750 milliards
d’euros ont été annoncés pour l’arrêt total du nucléaire en France. Il
serait intéressant de calculer combien coûterait le relogement de toute
la région parisienne si une catastrophe similaire devait nous arriver.
D’autant que la France n’est pas protégée contre les accidents :
Rappelons-nous de l’incendie à la centrale du Tricastin le 3 juillet
2011, ou l’explosion d’un four dans la centrale de Marcoule le 12
septembre 2011. Les problèmes actuels du Japon pourraient bien devenir
un problème en France également.(...)&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Tepco avait évalué le risque de tsunami géant à Fukushima avant le désastre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après
un responsable de l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle, Tepco a
présenté le 7 mars un calcul montrant qu'il existait la probabilité
d'un tsunami dépassant le niveau initialement pris en compte pour
construire le site (moins de 6 mètres). La compagnie d'électricité Tokyo
Electric Power (Tepco) avait fait part
verbalement aux autorités nippones d'un risque de tsunami de plus de 10
mètres de haut sur sa centrale de Fukushima Daiichi, moins d'une semaine
avant l'accident nucléaire causé par le raz-de-marée géant du 11 mars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;2011-09-30_Japon_fukushima-gymnase-refugies-DE-COSSETTE-930620_scalewidth_630.jpg, oct. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-09-30_Japon_fukushima-gymnase-refugies-DE-COSSETTE-930620_scalewidth_630_s.jpg&quot; /&gt;L'agence
affirme avoir demandé à Tepco d'agir promptement, mais, quatre jours
plus tard, le 11 mars, la centrale de Fukushima Daiichi était en partie
submergée par une vague de plus de 14 mètres de haut consécutive à un
tremblement de terre de magnitude 9 au large de la côte nord-est, au
fond de l'océan Pacifique. Tepco a encore effectué ultérieurement de
nouvelles simulations sur la base de documents historiques relatifs aux
séismes et aux tsunamis survenus dans les siècles passés, en déduisant
qu'il existait une probabilité de vague de 10,2 mètres à 15,7 mètres
près des réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-style: italic; font-weight: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Jean Revest&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des poèmes comme armes contre le crime nucléaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le 11 mars, Fukushima, le Japon et le monde ont totalement changé.&lt;br /&gt;La radioactivité s’est échappée de la centrale nucléaire ; la priorité économique a sali le monde entier.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Qui a décidé que le nucléaire était très sûr ?&lt;br /&gt;Une centrale nucléaire est aussi une grosse machine. Des fois ça peut casser.&lt;br /&gt;Mais, quand ça casse, on ne peut plus revenir en arrière.&lt;br /&gt;L’accident
de Fukushima est arrivé à cause du tsunami et du tremblement de terre,
mais ils ont fait marcher cette énorme machine nucléaire qui ne résiste
pas aux tremblements de terre, au grand pays des tremblements de terre
qu’est le Japon. Donc, dans ce sens-là, c’est une catastrophe, un
désastre&amp;nbsp; totalement artificiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut plus vivre dans la région où on est né.&lt;br /&gt;On ne peut plus manger en étant sûr de ce que l’on mange.&lt;br /&gt;Il faut vivre tout le temps avec une inquiétude pour sa santé.&lt;br /&gt;Tout ça est le résultat du choix de l’énergie nucléaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai
entendu dire que la France est pro-nucléaire. L’énergie nucléaire a
l’air d’être moins chère par rapport à d’autres solutions.&lt;br /&gt;Mais, quand un accident se produit, c’est très cher et dangereux, et quand on voit le problème des déchets…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus jamais Fukushima !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne veux pas que vous subissiez la même expérience que nous, car c’est une grande tristesse, de la souffrance et du chagrin…&lt;br /&gt;Arrêtez les centrales nucléaires ! Maintenant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et
puis, face à cette infâme destinée pour les enfants de Fukushima, face à
ce&amp;nbsp; spécialiste qui nous explique que jusqu’à100 mSv/an c’est sans
danger pour notre santé, et aussi face à ce préfet qui l’a invité…
secourez-nous !&lt;br /&gt;S’il vous plait….ONEGAI-SHIMASU&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Yuko Nishiyama »&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;&lt;em&gt;(Traduction française : Yumiko)&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;&lt;em&gt;Source: fukushima.over-blog.fr&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;&lt;em&gt;http://lesmoutonsenrages.fr/&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;__ &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(*)&lt;em&gt; Le césium-137 est un élément radioactif dont la durée de vie
est considérée comme moyenne. Sa période est de 30,15 ans. Cet isotope
du césium est un émetteur de rayons bêta et gamma. Il est produit avec
une relative abondance dans les réactions de fission. L'attention prêtée
au césium-137 tient au fait qu'à l'échelle d'une centaine d'années, il
constitue la principale source de radioactivité des déchets des
réacteurs nucléaires avec le strontium-90 et les isotopes du plutonium.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(**) &lt;em&gt;informations du forum technique de Radioprotection Cirkus. Remerciements aux nombreux contributeurs&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/11/04/Japon/Fukushima-%3A-une-catastrophe-sanitaire%2C-humanitaire%2C-sociale%2C-%C3%A9cologique%2C-agricole%2C-%C3%A9conomique-sans-issue.#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/11/04/Japon/Fukushima-%3A-une-catastrophe-sanitaire%2C-humanitaire%2C-sociale%2C-%C3%A9cologique%2C-agricole%2C-%C3%A9conomique-sans-issue.#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le corium de Fukushima : la matière la plus dangereuse jamais créée par l’homme</title>
    <link>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/11/07/Le-corium-de-Fukushima-%3A-la-mati%C3%A8re-la-plus-dangereuse-jamais-cr%C3%A9%C3%A9e-par-l%E2%80%99homme</link>
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    <pubDate>Tue, 01 Nov 2011 16:41:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>admin</dc:creator>
        <category>Technique</category>
        <category>catastrophe sanitaire</category><category>contamination</category><category>corium</category><category>destruction atomique</category><category>Fukushima</category><category>irradiation</category><category>Japon</category><category>nucléaire</category><category>réacteur</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;2011-10-31_corium_poupee_Fukushima.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-10-31_corium_poupee_Fukushima_t.jpg&quot; /&gt;Corium
: c’est le mot tabou de Tepco. Pourquoi l’entreprise responsable
de la plus grande catastrophe nucléaire au monde n’en parle jamais ?
Tout simplement parce que c’est la matière la plus dangereuse jamais
créée par l’homme, une sorte de magma incontrôlable et ingérable, aux
conséquences incommensurables. Une température variant entre 2500 et
3200 °C, soit 2 à 3 fois plus qu'un volcan en éruption. Personne ne peut
s’en approcher sans décéder dans les secondes qui suivent. Avec le
plutonium issu du combustible MOX fabriqué à Marcoule (Gard) par Areva
et le laboratoire spécialement conçu pour étudier le corium implanté à
Cadarache (Bouches-du-Rhône), la France et la Provence sont pleinement
co-responsable de la catastrophe. Face aux informations
contradictoires qui circulent sur cette matière rare et mal connue,
voici le
point des connaissances actuelles (**). &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    On ne communique pas beaucoup sur le
sujet dans le milieu du nucléaire, sauf entre experts. En effet, c’est
la bête noire du monde de l’atome, car cette matière n’existe qu’en cas
d’accident grave. Three Mile Island en 1979, Tchernobyl en 1986 et
Fukushima en 2011 ont produit chacun leur corium. Si l’on connaît
aujourd’hui les coriums des deux premiers accidents cités, on ne sait
pas grand-chose de celui de Fukushima, car il faudra attendre des
années avant que celui-ci ne se refroidisse et que l’on puisse
l’approcher. Pour autant, on peut essayer d’évaluer sa nature, son
action et ses conséquences. (voir article sur le corium ici)&lt;div class=&quot;post-content&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;2011-10-31_corium_metl-through_view.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-10-31_corium_metl-through_view_s.jpg&quot; /&gt;Définition du corium&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corium est un magma résultant de la fusion des éléments du cœur
d'un réacteur nucléaire. Il est constitué du combustible nucléaire
(uranium et plutonium), du gainage des éléments combustibles (alliage de
zirconium) et des divers éléments du cœur avec lesquels il rentre en
contact (barres, tuyauteries, supports, etc.). Le terme « corium » est
un néologisme formé de core (en anglais, pour le cœur d'un réacteur
nucléaire), suivi du suffixe &quot;ium&quot; présent dans le nom de nombreux
éléments radioactifs : uranium, plutonium, neptunium, américium, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Matière de tous les extrêmes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corium est la matière des six extrêmes : il est extrêmement
puissant, extrêmement toxique, extrêmement radioactif, extrêmement
chaud, extrêmement dense et extrêmement corrosif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Extrêmement puissant&lt;/strong&gt; : Le&amp;nbsp; combustible fondu est le
constituant principal du corium. Or ce combustible est formé dès
l’origine d’assemblages de crayons contenant des pastilles. Dans le
réacteur n°1 de Fukushima Daiichi, le&amp;nbsp; cœur&amp;nbsp; tait&amp;nbsp; composé de 400
assemblages constitués de 63 crayons de combustibles chacun. Les
réacteurs 2 et 3 étaient quant à&amp;nbsp; eux&amp;nbsp; composés,&amp;nbsp; chacun,&amp;nbsp; de&amp;nbsp; 548&amp;nbsp;
assemblages, constitués&amp;nbsp; eux-mêmes de 63 crayons de combustibles.&amp;nbsp;
Sachant&amp;nbsp; qu’un&amp;nbsp; crayon contient environ 360 pastilles, on peut en
déduire que dans les trois réacteurs concernés, il y a plus de 33
millions de pastilles en jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme&amp;nbsp; chaque pastille est
supposée délivrer autant d’énergie qu’une tonne de charbon, on comprend
pourquoi le corium développe une chaleur énorme en totale autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Extrêmement toxique&lt;/strong&gt;: Le corium contient un nombre
important d’éléments en fusion, interagissant entre-eux sans cesse, et
produisant des gaz et des aérosols. C’est la toxicité de ces émanations
qui est problématique, car les particules émises sont extrêmement fines,
invisibles à l’œil nu et, en suspension dans l’air, peuvent se déplacer
avec les vents jusqu’à faire le tour de la terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois,
plus on s’éloigne de la source, plus ces particules et ces gaz sont
dilués dans l’atmosphère et présentent moins de danger (mais pas aucun)
danger. C’est donc le Japon en premier lieu qui est victime des effets
de toxicité des éléments diffusés. Néanmoins, si la concentration de
particules diminue avec la distance, au final le bilan en maladies reste
le même mais réparties différemment (1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemple d’élément
toxique : l’uranium. C’est un toxique chimique pour le rein, mais il
peut aussi toucher les poumons, les os et le foie. Il a aussi des effets
sur le système nerveux, comparables à ceux d’autres poisons métalliques
comme le mercure, le cadmium ou le plomb. L’uranium peut enfin
augmenter la perméabilité cutanée et avoir des effets génétiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Extrêmement radioactif&lt;/strong&gt; : Le corium&amp;nbsp; émet tellement
de radioactivité que personne ne peut s’en approcher sans décéder dans
les secondes qui suivent. Il avoisine 28 térabecquerels par kg, soit,
pour un corium de 50 tonnes, plus d’un million de térabecquerels (un
becquerel correspond à une désintégration par seconde, un million de TBq
correspond à 10 puissance 18 désintégrations par seconde).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme
le corium est critique, ou localement critique, c'est-à-dire qu’il
présente des réactions de fission nucléaire, rien n’est modélisable et
tout peut arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;2011-10-31_Fukushima_centrale_rejets_croquis.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/2011-10-31_Fukushima_centrale_rejets_croquis.jpg&quot; /&gt;Ce
que l’on sait, c’est qu’au fur et à mesure que les éléments lourds se
regroupent, la masse critique augmente et donc la réaction ainsi que la
température.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par effet de coefficient de température négatif, la réaction tend à
diminuer et donc aussi la température. Il s'établit ainsi un cycle
d’augmentation et de réduction du volume de ce noyau très actif, la
période de ce cycle dépendant de la masse, de la densité, de la forme et
de la composition du corium.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet effet de « respiration » du
corium est sans doute à mettre en corrélation à Fukushima avec les
mesures changeantes de pression, de température et de radioactivité
données par Tepco au fil des mois suivant la catastrophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Extrêmement chaud&lt;/strong&gt; : Areva, par la voix de François
Bouteille, explique que le corium a une température de 2500°C. Mais en
fait, selon son environnement, il peut monter encore de 400°C car la
température de fusion de l’oxyde d’uranium est de l’ordre de 2900°C. En
fait, sa température varie entre 2500 et 3200 °C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comparaison, la température de la lave d’un volcan se situe
entre 700 et 1200°C. Cette chaleur importante, produite par la
désintégration des produits de fission, peut faire fondre la plupart des
matériaux qu’il rencontre, comme l’acier ou le béton. C’est pour cela
qu’il est incontrôlable, car personne ne peut l’approcher et il détruit
tout sur son passage. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre source de chaleur est l'oxydation des métaux par réactions
chimiques à chaud avec l'oxygène atmosphérique ou la vapeur d’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les
chercheurs ont du mal à étudier le corium et les essais qu’ils
effectuent sont loin de la réalité puisqu’ils travaillent sur des magmas
n’ayant souvent pas la même composition, avec des températures plus
faibles (souvent de 500 à 2000°C) et des masses 50 à 500 fois moins
importantes que celles des cœurs de Fukushima. Toutefois, parmi une
multitude de paramètres étudiés, ils déterminent que la cuve en acier
d’un réacteur&amp;nbsp; recevant un bain de corium en son fond devient fragile à
partir de 1000°C.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Tchernobyl, il a fallu 6 à 7 mois pour
obtenir un “arrêt à froid” de la masse de corium. Mais 18 ans après
l’accident, en 2004, on mesurait encore une température de 36°C à
proximité du combustible fondu (2).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Fukushima, la dernière
feuille de route de Tepco (3) en juillet - tout comme l’analyse de
l’IRSN&amp;nbsp; - annonce un “arrêt à froid” des réacteurs pour janvier 2012 :
l’entreprise en effet ne communique que sur les réacteurs, pas sur le
corium. Et pour cause, il faudra probablement&amp;nbsp; quelques dizaines
d’années avant un refroidissement de celui-ci. Il faut donc voir
l’expression “arrêt à froid” comme une façade de communication
minimisant la catastrophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Extrêmement dense&lt;/strong&gt; : Le corium a une densité de
l’ordre de 20, c'est -à-dire environ trois fois plus importante que
l’acier. Concrètement, cela signifie qu’un mètre cube de corium&amp;nbsp; pèse 20
tonnes (contre 1 tonne pour 1 m 3 d’eau). Le volume des différents
coriums est estimé, par Jansson -Guilcher, de 1 à 1,5 m3 (20/30 tonnes)
pour le réacteur 1 et de 3 à 4 m 3 (60/70 tonnes) pour les réacteurs 2
et 3. On peut ainsi mieux imaginer ce qu’une telle masse peut produire
comme pression sur une très faible surface. Mais s’il s’avère que
l’ensemble du corium puisse se conglomérer, par exemple en cas de
l’effondrement d’un fond de cuve, les masses en jeu sont évidemment plus
importantes et l'attaque du béton ou du sol est d’autant plus
renforcée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Extrêmement corrosif &lt;/strong&gt;: Le corium est
capable de traverser la coque en acier d’une cuve et la dalle de béton
qui la supporte. La cuve principale (RPV = Reactor Pressure Vessel) fait
16 à 17 centimètres d’épaisseur. La cuve secondaire dite “de
confinement” (appelée aussi Drywell ou PCV = Pressure Containment
Vessel) est beaucoup plus mince, de l’ordre de 2 à 6 cm, mais doublée
d’un bouclier de béton. Enfin, la dalle de béton de base, appelée aussi
radier, devrait avoir en théorie une épaisseur de 8 mètres. Toutes ces
protections peuvent être traversées par le corium par corrosion (Se
reporter aux paragraphes 7 et 8).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;7668591522_vue-du-ciel-de-la-centrale-nucleaire-de-fukushima-1.jpg, mar. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.7668591522_vue-du-ciel-de-la-centrale-nucleaire-de-fukushima-1_s.jpg&quot; /&gt;Quand le corium de Fukushima s’est-il formé ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La panne du système de refroidissement de la centrale de Fukushima
Daiichi a eu lieu le 11 mars 2011, mais on ne sait pas encore exactement
la ou les causes (tremblement de terre, tsunami, et possible erreur
humaine pour le réacteur 1). Quoiqu’il en soit, après deux mois de
dissimulations, Tepco a finalement reconnu que les cœurs des réacteurs
1, 2 et 3 avaient fondu. Le réacteur 1 n’a plus été&amp;nbsp; refroidi durant 14
heures et 9 minutes, le 2 durant 6 heures et 29 minutes et le 3 durant 6
heures et 43 minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Combien de tonnes de combustible ont fondu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’après les données connues des combustibles des réacteurs de
Fukushima Daiichi, on connaît les masses de combustible des trois
coriums :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- corium 1 : 69 tonnes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- corium 2 : 94 tonnes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- corium 3 : 94 tonnes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;soit une masse totale de combustible en fusion de 257 tonnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour
comparaison, le corium de Three Mile Island avait une masse d’environ
20 tonnes et celui de Tchernobyl de 50 à 80 tonnes. A Fukushima, les
coriums ont donc une masse jamais égalée, ce qui explique entre autres
les difficultés que rencontrent les experts pour modéliser l’accident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au corium 3, il faut préciser que celui-ci contient du
plutonium issu du combustible MOX fabriqué en France à Marcoule par
Areva.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier étant constitué de plutonium à 6,25%, et le cœur du
réacteur 3 contenant 32 assemblages sur les 548 présents, on peut
évaluer à au moins 300 kg la masse de plutonium issu du MOX contenue
dans le corium 3, sans compter le plutonium provenant du combustible usé
contenu dans les 516 autres assemblages (4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ces données, il faut ajouter les tonnes de matériaux divers qui
structurent les cœurs et qui peuvent avoir été emportés dans la masse en
Corium en fusion, ce qui représente quelques tonnes supplémentaires. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, l’expérience montre qu’une partie du corium reste dans
les cuves percées s’il est suffisamment refroidi. Cela dépend en fait de
l’état des cuves. Si le corium&amp;nbsp; est passé par une ouverture minime de
la cuve, une partie peut être restée attachée aux parois&amp;nbsp; subsistantes.
En revanche, si le cœur a fondu entièrement, le fond de cuve peut
s’ouvrir complètement et dans ce cas, le corium résiduel est extrêmement
faible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aspect et composition du corium&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corium ressemble à de la lave en fusion, avec une consistance
pâteuse, entre liquide et solide. Quand il rencontre une masse froide,
ou quand il se refroidit avec le temps, une croûte peut se former,
limitant ainsi les échanges de température. La croûte peut exister en
surface, refroidie par exemple par de l’eau. Elle peut aussi être
verticale, contre les parois d’une cuve en béton. Mais à Fukushima, le
corium est actif, ainsi aucune possibilité de refroidissement n'est
envisageable ou attendue pour l’instant. Si croûte il y a, elle doit
être bien mince. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;2011-10-31_corium_poupee_Fukushima.jpg, nov. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-10-31_corium_poupee_Fukushima_s.jpg&quot; /&gt;Les
éléments constituant le corium n’ayant pas la même masse, ils migrent
selon leur densité, les plus lourds (métaux) se retrouvant au fond et
les plus légers (oxydes) en surface. Mais si la chaleur est trop
intense, la production de gaz est importante et tout est brassé. Dans ce
cas, les éléments les plus lourds ont tendance à se rassembler au
centre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le corium est composé d’un certain nombre de métaux en
fusion provenant de la fonte des différents éléments du cœur. Le
zirconium, provenant des gaines de combustible, est le plus observé car
il réagit avec l'eau en produisant du dioxyde de zirconium et de
l’hydrogène.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’autres métaux se retrouvent dans cette soupe, formant une couche
dense contenant des métaux de transition tels que le ruthinium, le
technitium ou le palladium, de l’indium, du cadmium, du zircaloy, du
fer, du chrome, du nickel, du manganèse, de l’argent, des produits de
fission métalliques, et du tellurure de zirconium.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La couche superficielle se compose principalement dès l’origine de
dioxyde de zirconium et de dioxyde d'uranium, éventuellement avec de
l'oxyde de fer et des oxydes de bore, puis elle finit par concentrer
également des oxydes de strontium, de baryum, de lanthane,&amp;nbsp; d’antimoine,
d’étain, de niobium et de molybdène.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Progression du corium&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l’on se réfère à une étude réalisée par l’Oak Ridge National
Laboratory qui évoque une simulation d’accident de ce type dans un
réacteur à eau bouillante similaire à ceux de Fukushima Daiichi, on sait
qu’il suffit de 5 heures pour que le cœur ne soit plus recouvert&amp;nbsp;
d’eau, 6 heures pour que le cœur commence à fondre, 6h30 pour que le
cœur s’effondre, 7 heures pour que le fond de la cuve lâche, et 14 h
pour que le corium traverse une couche de 8 m de béton avec une
progression de 1,20 m/h (5). &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut donc raisonnablement&amp;nbsp; supposer que la cuve du réacteur 1 de
Fukushima Daiichi a été traversée par le corium dès le soir du 11 mars
et que cette pâte incandescente est passée sous la dalle dès le 12 mars
2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux coriums des réacteurs 2 et 3, on sait qu’en 6 heures, ils
ont eu le temps de se former et de fragiliser le fond de cuve, voire de
la percer, en particulier pour le 3 (panne de 6h et 43min). Des éléments
de preuves, provenant de sources internes à Tepco, mais non&amp;nbsp; encore
officialisées, indiquent que les réacteurs 2 et 3 ont bel et bien fondu,
le numéro 3 s'étant même effondré dans sa cuve (6).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;2011-09-01_Japon_Fukushima_contamination_carte.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-09-01_Japon_Fukushima_contamination_carte_s.jpg&quot; /&gt;D’après
Jansson-Guilcher, intervenant qualifié dans le forum technique de
Radioprotection Cirkus, « une cavité a été ajoutée sous le réacteur. En
fait, le sous-bassement n'est pas plein. Pour limiter les répercussions
sismiques, les Japonais ont &quot;allégé&quot; la dalle pour&amp;nbsp; constituer un corps
creux, sensé être plus résistant aux séismes qu'une dalle pleine ».
Cette cavité pourrait faire communiquer les 4 réacteurs de Fukushima
Daiichi par des tunnels de dépressurisation. Si cette information est
confirmée, le corium n’a pas eu à traverser les 8 mètres de béton, mais
beaucoup moins, ce qui facilite sa progression verticale vers le sol
géologique, d’autant plus qu’&amp;nbsp; Fukushima, il n’a rien été prévu pour
permettre son étalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas d’une descente du corium dans le sol, deux scénarios sont
possibles. Soit celui -ci se rassemble au même endroit, et dans ce cas,
il forme un puits d’environ 0,80 m de diamètre et descend à la
verticale ; sa vitesse de progression est inconnue, mais doit être assez
rapide comparée à la vitesse dans du béton qui est d’environ 1 m/jour.
Soit il se disperse dans diverses directions, profitant de structures de
sols moins dures ou s’infiltrant dans des failles rocheuses. Dans ce
deuxième cas, il perdrait de sa puissance en se divisant en de multiples
tentacules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec une température de 2500 à 3000°C, il semble impossible qu’il
reste coincé quelque part. Pourtant, d’après d’autres contributeurs dans
d’autres forums et sites, le corium pourrait ne pas avoir traversé la
dalle de béton le séparant du sol. L’explication serait que la masse de
corium arrivée sur le radier serait trop faible pour engendrer une
criticité. Mais là, personne n’est encore allé voir, donc tout n’est que
suppositions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aurait pourtant des façons simples pour connaître à la fois
l'avancée du corium et ses caractéristiques physico-chimiques, à&amp;nbsp;
commencer par une spectrographie et une spectroscopie aérienne ou
satellitaire. On a aussi la possibilité de faire des relevés utilisant&amp;nbsp;
plusieurs gammes de fréquences comme l’infrarouge. Bien qu’il soit
probable que les Japonais ont ces renseignements, 5 mois après la
catastrophe, rien n’est communiqué sur ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que se passe-t-il quand le corium rencontre du béton ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contact du corium, le béton se vitrifie puis se décompose et ce,
de plus en plus vite au fur et à mesure de l'augmentation de la masse
qui s’accumule au m me endroit. Un béton siliceux a un point de fusion à
1300°C. Un corium à 2800°C le transforme ainsi en divers gaz et
aérosols : chaux vive (CaO), silice (SiO2), eau et gaz carbonique, mais
aussi monoxyde de carbone et hydrogène qui peut être produit en de
grandes quantités à cette occasion. La chaux vive, à l'état solide,
réagit habituellement avec l’eau en produisant de la chaleur et de la
chaux éteinte (Ca(OH)2). Il est probable que des phases de condensation
de la chaux entretiennent ainsi la chaleur du corium. Du tellure est
aussi relâché au fur et à mesure de la décomposition du tellurure de
zirconium.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Toxic-tank-copie-1.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/reportage-photos/.Toxic-tank-copie-1_s.jpg&quot; /&gt;Tous ces produits, entre autres, se mélangent donc et interagissent continuellement, alimentant l’énergie du magma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'interaction
corium-béton comme celui du bouclier inférieur de Fukushima Daiichi
produit une fulgurite au point d'attaque, c'est-à-dire que le béton se
vitrifie et forme un tube dont la structure cristalline est proche de
celle des céramiques et se désolidarise du reste de la&amp;nbsp; masse de béton
car sa structure moléculaire est différente. Ensuite cette fulgurite,
d'un diamètre de quelques centimètres à quelques dizaines de cm selon la
masse de corium, peut servir de conduit pour le reste de la masse en
fusion. La structure moléculaire des&amp;nbsp; fulgurites procure à celles-ci une
faible conductivité thermique et de ce fait, le reste de la masse de
béton ne peut pas ou plus agir comme dissipateur thermique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que se passe-t-il quand le corium rencontre du métal ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a peu de métaux qui résistent à des températures de 2500 à
3000°C. De plus, ces métaux sont rares et ne possèdent pas les
propriétés mécaniques de l’acier. C’est pourquoi les cuves des réacteurs
sont toujours fabriquées en acier. Tout va bien si la température est
maîtrisée. Mais en cas de panne du système de refroidissement, la cuve
peut subir de graves dommages causés par la montée de la température et
de la pression. Le point de fusion du fer étant à 1538°C, on peut com
prendre pourquoi une cuve ne résiste pas&amp;nbsp; longtemps à un corium puissant
comme celui de Fukushima.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, dans une atmosphère inerte, l'alliage
argent-indium-cadmium provenant des barres de contrôle produit du
cadmium. En présence d'eau, l'indium forme les instables oxydes
d'indium&amp;nbsp; et hydroxyde d'indium qui s'évaporent et forment un aérosol.
L'oxydation de l’indium est inhibée par une atmosphère riche en
hydrogène. Le césium et l'iode des produits de fission volatiles
réagissent pour produire l'iodure de césium, qui se condense aussi sous
forme d'aérosols.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bain de corium est donc un milieu
multiconstituant et multiphasique (liquide, solide, gaz) dont la
composition et les propriétés physiques évoluent constamment au cours de
ses interactions avec les éléments de son environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que se passe-t-il quand le corium rencontre de l’eau ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’eau est craquée à partir de 850°C par thermolyse, ce qui signifie
qu’elle subit, à cause de la chaleur, une réaction de décomposition
chimique en deux éléments : l’oxygène et l’hydrogène. Dans le même
temps, l’eau subit une radiolyse, qui est le craquage de la molécule
d’eau par la forte radioactivité , en donnant des radicaux libres
d’hydrogène et d’hydroxyde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux cas, en expérimentation, on constate autour du corium
la formation d’une bulle de gaz formée d’hydrogène, d’oxygène et de
vapeur, plus ou moins importante suivant la quantité de corium, son
activité et sa température. De ce fait, l'eau n’est jamais vraiment en
contact avec la masse en fusion. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La radiolyse et la thermolyse participent à la perte d'énergie du
corium sur le long terme mais pas à un refroidissement à proprement&amp;nbsp;
parler, sauf à partir du moment où le corium a perdu son état de
criticité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;2011-03-23_Japon_Hirose_Takashi.jpg, mar. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-03-23_Japon_Hirose_Takashi_s.jpg&quot; /&gt;Que veulent dire les termes « Melt-down », « Melt-through » et « Melt-out » ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On
rencontre parfois ces mots dans les articles concernant la fonte des
cœurs de réacteurs nucléaires. Ce sont des mots anglais qui n’ont pas
d’équivalents en français.&amp;nbsp; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Melt-down » (ou « Meltdown ») est un terme général faisant
référence à la fusion d'un cœur de réacteur nucléaire à la suite d'un
grave accident nucléaire. Lors de cet événement, les barres de
combustible fondent et s’effondrent sur elles-mêmes. Si le
refroidissement n’est pas rétabli suffisamment tôt, elles se retrouvent
dans le fond de la cuve sous la forme d’un corium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le « Melt-through » est la suite logique du « Melt-down&amp;nbsp; . Suite à la
fusion du cœur d’un réacteur nucléaire et du percement de la cuve,&amp;nbsp; le
met-through de la cuve du réacteur peut prendre de quelques dizaines de
minutes à plusieurs heures et le corium peut poursuivre son avancée en
traversant le fond de l’enceinte de confinement. S’il n’est pas étalé,
refroidi ou piégé dans une cavité prévue à cet effet, il arrive
finalement à perforer la dalle de béton de base du réacteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le « Melt-out » correspond à la phase finale de cet accident majeur.
Le combustible fuit à l’extérieur des différentes barrières de
confinement des réacteurs, soit la cuve du RPV et l’ampoule du Drywell :
il atteint le sol géologique, continue sa descente plus ou moins
rapidement selon la nature du terrain et diffuse une forte radioactivité
dans l’environnement. Il est probable que l’on doive ce nouveau mot à
Hiroaki Koide, de l’Université de Kyoto, car l’expression semble
apparaître pour la première fois dans un&amp;nbsp; article rapportant ses propos.
Ce phénomène est aussi connu sous le nom de « syndrome chinois », en
référence à des travaux évoqués pour la première fois par le physicien
Ralph Lapp en 1971 (7), mais surtout à un film catastrophe sorti
quelques jours avant l’accident de Three Mile Island. A ce propos, il
est peu probable que le corium puisse rejoindre le magma, et de toute
manière impossible qu’il puisse de passer le noyau terrestre. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Possibilité de contenir le corium&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le souligne la synthèse R&amp;amp;D relative aux accidents graves
dans les réacteurs à eau pressurisée : Bilan et perspectives (2006,
IRSN-CEA), il n’est pas possible, sur la base des résultats des essais
réalisés( ), de conclure actuellement quant à la possibilité de&amp;nbsp;
stabilisation et de refroidissement d’un bain de corium en cours d’ICB
[interaction corium-b ton] par injection d’eau en partie supérieure. Les
progrès dans ce domaine sont malaisés du fait des difficultés
technologiques (effets de taille, ancrage de croûte, représentativité
du&amp;nbsp; mode de chauffage,...&amp;nbsp; ) auxquelles se heurte la réalisation
d’essais en matériaux réels à une échelle suffisamment grande. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc
pour ce qui concerne le corium, l’arrosage des réacteurs de Fukushima
est bien une mesure de pis-aller. En fait, l'eau apportée n'est pas
destinée à refroidir l'ensemble du cœur initial mais à maintenir en
place le corium résiduel. Celui-ci, dont la masse réduite&amp;nbsp; n’engendre
plus de criticité , peut en effet être refroidi.(***)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;2011-06-27_Japon-enfants.jpg, juin 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-06-27_Japon-enfants_s.jpg&quot; /&gt;Le
pire des cas serait un corium qui s’engouffrerait ou s'enfermerait dans
le béton ou le sol, ce qui non seulement offrirait la meilleure forme
possible pour conserver son intégrité, augmenterait le nombre de
neutrons récupérés, mais en plus, la masse deviendrait, de facto,
inaccessible, ce qui le rendrait impossible à refroidir. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est ce cas de figure qui semble se produire actuellement à
Fukushima pour au moins l’un des réacteurs (n° 1). D’où l’idée de
construire une enceinte souterraine qui limiterait la dissémination de
la radioactivité dans le sol. Mais Tepco, entreprise privée exsangue, ne
paraît pas être pressée de protéger l’environnement car ce projet, s’il
était soumis aux actionnaires, ne serait sans doute pas accepté car
trop coûteux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de l’accident de Tchernobyl, les Soviétiques n’avaient pas
hésité à construire une dalle de béton sous le réacteur pour empêcher la
descente du corium. Pourquoi les Japonais n’ont pas fait la même chose ?
Peut-être à cause du coût, peut-être à cause de la présence de l’eau,
peut-être parce que c’était trop tard ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dangers du corium&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dangers du corium sont nombreux et vont s’inscrire
malheureusement dans la durée. D’où l’absence de communication de Tepco
sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Le premier&amp;nbsp; danger&lt;/ins&gt;&amp;nbsp; est&amp;nbsp; la&amp;nbsp; formation d’hydrogène. On
connaît bien le danger de ce gaz qui a provoqué les explosions dans les
bâtiments&amp;nbsp; des&amp;nbsp; 4&amp;nbsp; premiers&amp;nbsp; réacteurs&amp;nbsp; au&amp;nbsp; cours&amp;nbsp; des&amp;nbsp; premiers jours
de la catastrophe. C’est ainsi que l’hydrogène, l’ élément le plus
simple et le plus abondant de l’univers, est aussi le gaz le plus
redouté dans l’industrie nucléaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or le corium , une fois constitué, continue à en fabriquer. On a vu&amp;nbsp;
plus&amp;nbsp; haut&amp;nbsp; comment :&amp;nbsp; en&amp;nbsp; craquant&amp;nbsp; l’eau&amp;nbsp; par&amp;nbsp; thermolyse&amp;nbsp; et par&amp;nbsp;
radiolyse,&amp;nbsp; mais&amp;nbsp; aussi&amp;nbsp; lors&amp;nbsp; de&amp;nbsp; la&amp;nbsp; vaporisation&amp;nbsp; du&amp;nbsp; béton.&amp;nbsp; C’est&amp;nbsp;
pourquoi&amp;nbsp; Tepco&amp;nbsp; injecte régulièrement&amp;nbsp; de&amp;nbsp; l’azote&amp;nbsp; dans&amp;nbsp; les&amp;nbsp;
réacteurs,&amp;nbsp; afin&amp;nbsp; d’atténuer&amp;nbsp; les&amp;nbsp; effets&amp;nbsp; explosifs&amp;nbsp; de l’hydrogène en
présence d’oxygène. Une nouvelle explosion pourrait&amp;nbsp; être
catastrophique, car les bâtiments ont déjà beaucoup souffert et en
particulier le n° 4 dont la structure est devenue instable et les
piscines de combustible usés&amp;nbsp; sont perchées à plus de 20 mètres de
hauteur. Ce serait donc véritablement un désastre si l’une d’elle venait
à lâcher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Le deuxième danger&lt;/ins&gt; est précisément la faculté&amp;nbsp; qu’a le
corium de fragiliser le béton. Dans le cas où il y a Melt-through, le
corium le traverse sans problème, mais son action va avoir une
conséquence&amp;nbsp; sur&amp;nbsp; la&amp;nbsp; solidité&amp;nbsp; des&amp;nbsp; fondations :&amp;nbsp; lors&amp;nbsp; du&amp;nbsp;
refroidissement&amp;nbsp; de&amp;nbsp; la&amp;nbsp; fulgurite,&amp;nbsp; il&amp;nbsp; se produit un changement de
phase qui a la particularité de produire une forte augmentation de
volume ;&amp;nbsp; ainsi&amp;nbsp; les&amp;nbsp; parois&amp;nbsp; de&amp;nbsp; béton&amp;nbsp; en&amp;nbsp; contact,&amp;nbsp; mais&amp;nbsp;
désolidarisées&amp;nbsp; mécaniquement&amp;nbsp; des fulgurites,&amp;nbsp; sont&amp;nbsp; détruites&amp;nbsp; par&amp;nbsp;
effet&amp;nbsp; de&amp;nbsp; compression.&amp;nbsp; On&amp;nbsp; peut&amp;nbsp; donc&amp;nbsp; s'attendre,&amp;nbsp; avec&amp;nbsp; le
refroidissement&amp;nbsp; du&amp;nbsp; bouclier&amp;nbsp; inférieur&amp;nbsp; dans&amp;nbsp; les&amp;nbsp; mois&amp;nbsp; à&amp;nbsp; venir,&amp;nbsp; à&amp;nbsp;
une&amp;nbsp; destruction&amp;nbsp; d'éléments massifs&amp;nbsp; de&amp;nbsp; la&amp;nbsp; structure&amp;nbsp; en&amp;nbsp; béton&amp;nbsp; de&amp;nbsp;
soutènement,&amp;nbsp; ce&amp;nbsp; qui&amp;nbsp; pourrait&amp;nbsp; avoir&amp;nbsp; plusieurs&amp;nbsp; effets négatifs :&amp;nbsp;
fragilisation&amp;nbsp; des&amp;nbsp; bâtiments&amp;nbsp; réacteurs&amp;nbsp; et&amp;nbsp; apparition&amp;nbsp; de&amp;nbsp; failles&amp;nbsp;
supplémentaires&amp;nbsp; où l’eau hautement radioactive&amp;nbsp; utilisée
continuellement&amp;nbsp; pour le refroidissement&amp;nbsp; pourrait s’ échapper dans
l’environnement, accentuant la pollution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Un&amp;nbsp; troisième&amp;nbsp; danger&lt;/ins&gt;&amp;nbsp; a&amp;nbsp; longtemps&amp;nbsp; été&amp;nbsp; évoqué&amp;nbsp; dans&amp;nbsp;
les&amp;nbsp; premières&amp;nbsp; semaines&amp;nbsp; de&amp;nbsp; la catastrophe :&amp;nbsp; la&amp;nbsp; possibilité&amp;nbsp; d’une&amp;nbsp;
explosion&amp;nbsp; de&amp;nbsp; vapeur.&amp;nbsp; Le&amp;nbsp; corium,&amp;nbsp; dans&amp;nbsp; sa&amp;nbsp; descente souterraine,&amp;nbsp;
pourrait&amp;nbsp; rencontrer&amp;nbsp; une&amp;nbsp; masse&amp;nbsp; d’eau&amp;nbsp; qui,&amp;nbsp; sous&amp;nbsp; la&amp;nbsp; chaleur&amp;nbsp; du&amp;nbsp;
magma,&amp;nbsp; la transformerait immédiatement en&amp;nbsp; vapeur qui, avec la
pression&amp;nbsp; engendrée,&amp;nbsp; provoquerait une énorme explosion si l’eau n’est
pas dans un milieu ouvert. C’est ce que redoutaient déjà les
soviétiques&amp;nbsp; à&amp;nbsp; Tchernobyl ;&amp;nbsp; pour&amp;nbsp; éviter&amp;nbsp; ce&amp;nbsp; grave&amp;nbsp; danger,&amp;nbsp; ils&amp;nbsp;
avaient&amp;nbsp; vidé&amp;nbsp; la&amp;nbsp; piscine&amp;nbsp; de suppression&amp;nbsp; de&amp;nbsp; pression&amp;nbsp; avant&amp;nbsp; que&amp;nbsp;
le&amp;nbsp; corium&amp;nbsp; ne&amp;nbsp; l’atteigne.&amp;nbsp; A&amp;nbsp; Fukushima,&amp;nbsp; on&amp;nbsp; peut&amp;nbsp; se demander si le
même scénario ne s’est pas produit car le 4 avril, Tepco a commencé à
vider 11 500 tonnes d’eau. Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano,
annonçait à l’occasion : « Nous&amp;nbsp; n'avons pas d'autre choix que de
rejeter cette eau contaminée dans l'océan comme mesure&amp;nbsp; de&amp;nbsp; sécurité »
(8).&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quant&amp;nbsp; au&amp;nbsp; porte-parole&amp;nbsp; de&amp;nbsp; Tepco,&amp;nbsp; il&amp;nbsp; pleurait&amp;nbsp; en&amp;nbsp; annonçant&amp;nbsp;
la nouvelle. Pleurait-il parce qu’il déversait de l’eau faiblement&amp;nbsp;
radioactive dans la mer ou parce qu’il&amp;nbsp; savait&amp;nbsp; que le corium&amp;nbsp; allait&amp;nbsp;
définitivement être perdu ?&amp;nbsp; Dans cette&amp;nbsp; hypothèse,&amp;nbsp; le&amp;nbsp; corium (de&amp;nbsp;
quel&amp;nbsp; réacteur ?)&amp;nbsp; aurait&amp;nbsp; mis&amp;nbsp; plus&amp;nbsp; de&amp;nbsp; trois&amp;nbsp; semaines&amp;nbsp; pour&amp;nbsp;
atteindre&amp;nbsp; les&amp;nbsp; sous-sols&amp;nbsp; de&amp;nbsp; la centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;2011-09-30_Japon__irradiation_map_sept_20111.png, oct. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-09-30_Japon__irradiation_map_sept_20111_m.jpg&quot; /&gt;Quant&amp;nbsp;
à&amp;nbsp; la&amp;nbsp; possibilité&amp;nbsp; de&amp;nbsp; rencontrer&amp;nbsp; brutalement&amp;nbsp; une&amp;nbsp; masse&amp;nbsp; d’eau&amp;nbsp;
naturelle,&amp;nbsp; cela&amp;nbsp; est&amp;nbsp; peu probable. En effet, une nappe phréatique
n’est pas un lac souterrain, mais une masse d’eau répartie dans le sol
entre les élém ents le constituant. Si le corium traverse cette nappe,
il ne rencontrera pas suffisamment d’eau à la fois pour provoquer une
explosion. Cela provoquera en revanche des jets de vapeur, voire des
geysers, qui pourront apparaître n’importe où à la surface,&amp;nbsp; passant&amp;nbsp;
dans&amp;nbsp; les&amp;nbsp; failles&amp;nbsp; et&amp;nbsp; les&amp;nbsp; interstices&amp;nbsp; du&amp;nbsp; sol.&amp;nbsp; Et&amp;nbsp; cela&amp;nbsp; constitue&amp;nbsp;
le&amp;nbsp; quatrième danger, celui&amp;nbsp; de&amp;nbsp; la&amp;nbsp; contamination&amp;nbsp; de&amp;nbsp;
l’environnement. L’eau,&amp;nbsp; au contact&amp;nbsp; avec&amp;nbsp; le corium , se charge&amp;nbsp;
d’uranium,&amp;nbsp; de&amp;nbsp; plutonium,&amp;nbsp; de&amp;nbsp; cobalt,&amp;nbsp; de&amp;nbsp; césium,&amp;nbsp; etc... à des&amp;nbsp;
niveaux&amp;nbsp; extrêmement élevés et se trouve donc fortement&amp;nbsp; contaminée. Si
elle parvient à sortir de terre, la pollution se propagera dans
l’atmosphère sous forme de vapeurs, de gaz ou d’aérosols radioactifs. Si
la&amp;nbsp; vapeur&amp;nbsp; se&amp;nbsp; condense&amp;nbsp; dans&amp;nbsp; le&amp;nbsp; sol,&amp;nbsp; elle&amp;nbsp; polluera&amp;nbsp;
irrémédiablement&amp;nbsp; le&amp;nbsp; sol,&amp;nbsp; et&amp;nbsp; les radionucléides rejoindront
inévitablement la nappe phréatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;Un autre grand danger, le cinquième&lt;/ins&gt;, est celui que le
corium rencontre la nappe aquifère en relation avec la mer.&amp;nbsp; Après&amp;nbsp;
tout, les réacteurs&amp;nbsp; ne sont situés qu’&amp;nbsp; 200&amp;nbsp; mères&amp;nbsp; du&amp;nbsp; rivage, et les&amp;nbsp;
sous-sols&amp;nbsp; des&amp;nbsp; bâtiments&amp;nbsp; réacteurs&amp;nbsp; sont&amp;nbsp; clairement&amp;nbsp; en&amp;nbsp; dessous&amp;nbsp;
du&amp;nbsp; niveau&amp;nbsp; de&amp;nbsp; la&amp;nbsp; mer, comme&amp;nbsp; cela&amp;nbsp; apparaît&amp;nbsp; dans un&amp;nbsp; plan&amp;nbsp; du&amp;nbsp; METI
(Ministère&amp;nbsp; de&amp;nbsp; l’économie,&amp;nbsp; du commerce&amp;nbsp; et&amp;nbsp; de l’industrie). Donc si
un corium a réellement traversé le radier, il s’est probablement trouvé
en contact avec un niveau géologique en relation avec l’océan, car la
centrale est construite sur des&amp;nbsp; roches&amp;nbsp; sédimentaires de&amp;nbsp; type&amp;nbsp; « grès&amp;nbsp;
,&amp;nbsp; assez&amp;nbsp; perméable à l’eau car&amp;nbsp; souvent&amp;nbsp; fracturées .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or,&amp;nbsp; une
contamination&amp;nbsp; continue&amp;nbsp; de&amp;nbsp; la&amp;nbsp; mer durant&amp;nbsp; des&amp;nbsp; dizaines&amp;nbsp; d’années&amp;nbsp;
pourrait&amp;nbsp; créer&amp;nbsp; des dommages considérables pour&amp;nbsp; l’ensemble du littoral
oriental de l’archipel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On&amp;nbsp; a&amp;nbsp; aussi également&amp;nbsp; beaucoup&amp;nbsp; parlé dans&amp;nbsp; les&amp;nbsp; forums&amp;nbsp; d’un&amp;nbsp;
risque&amp;nbsp; d’explosion&amp;nbsp; nucléaire, hypothèse&amp;nbsp; qui a&amp;nbsp; été reprise dans
quelques articles. Le terme &quot;d’explosion nucléaire&quot; avait déjà été
employée de manière incorrecte dans les&amp;nbsp; médias pour des&amp;nbsp; explosions&amp;nbsp;
d’hydrogène. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En&amp;nbsp; fait,&amp;nbsp; dans&amp;nbsp; une&amp;nbsp; centrale&amp;nbsp; nucléaire,&amp;nbsp; une&amp;nbsp; explosion&amp;nbsp; n’est&amp;nbsp;
pas&amp;nbsp; forcément&amp;nbsp; nucléaire.&amp;nbsp; En revanche, une&amp;nbsp; explosion&amp;nbsp; d’hydrogéne
dans une&amp;nbsp; centrale&amp;nbsp; nucléaire&amp;nbsp; rejette&amp;nbsp; de la radioactivité dans
l’environnement. Même s’il reste de grandes interrogations sur la nature
des explosions de l’unité 3, il ne faut pas faire d’amalgame****.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En
outre, il reste encore une grande inconnue, c’est le comportement des
différents coriums engendrés&amp;nbsp; par&amp;nbsp; la&amp;nbsp; catastrophe du 11 mars.&amp;nbsp; Ils ont&amp;nbsp;
chacun des&amp;nbsp; masses&amp;nbsp; et&amp;nbsp; des&amp;nbsp; compositions diff rentes, selon ce qu’il&amp;nbsp;
y&amp;nbsp; avait au départ dans chaque réacteur et ce qu’ils ont &quot;mangé&quot; sur&amp;nbsp;
leur&amp;nbsp; passage.&amp;nbsp; La&amp;nbsp; modélisation&amp;nbsp; de&amp;nbsp; l’activité de&amp;nbsp; coriums d’une
aussi&amp;nbsp; grande masse&amp;nbsp; n’a jam ais&amp;nbsp; été&amp;nbsp; réalisée,&amp;nbsp; et&amp;nbsp;&amp;nbsp; l’accident&amp;nbsp; de&amp;nbsp;
Fukushim a&amp;nbsp; devient une terrible &quot;expérience&quot;,&amp;nbsp; sauf&amp;nbsp; que&amp;nbsp; cette
expérience&amp;nbsp; se&amp;nbsp; fait&amp;nbsp; et&amp;nbsp; se&amp;nbsp; fera&amp;nbsp; dans&amp;nbsp; un&amp;nbsp; milieu&amp;nbsp; non&amp;nbsp; confiné&amp;nbsp; aux&amp;nbsp;
dépens&amp;nbsp; de&amp;nbsp; la&amp;nbsp; population japonaise au&amp;nbsp; premier&amp;nbsp; chef, mais&amp;nbsp; aussi de&amp;nbsp;
la&amp;nbsp; population mondiale puisqu’elle est&amp;nbsp; partie pour durer des dizaines
d’années.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’idée&amp;nbsp; défendue&amp;nbsp; par&amp;nbsp; le&amp;nbsp; milieu&amp;nbsp; nucléaire&amp;nbsp; de&amp;nbsp; se&amp;nbsp; servir&amp;nbsp; du&amp;nbsp;
retour&amp;nbsp; d’expérience&amp;nbsp; de&amp;nbsp; Fukushima pour&amp;nbsp; réaménager&amp;nbsp; le&amp;nbsp; parc&amp;nbsp;
nucléaire&amp;nbsp; mondial&amp;nbsp; existant&amp;nbsp; est&amp;nbsp; donc&amp;nbsp; un&amp;nbsp; leurre&amp;nbsp; puisque&amp;nbsp; l’on&amp;nbsp; ne
connaîtra réellement ce qui s’est passe&amp;nbsp; que dans des décennies. D’où
l’utilité&amp;nbsp; de réclamer l'arrêt d'urgence de l’emploi de l’énergie
nucléaire, notamment pour les centrales les plus vieilles, afin de ne
plus prendre le risque d’une telle catastrophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, il existe un laboratoire spécialement conçu pour étudier
le corium : le Laboratoire d’études du corium et du transfert des
radioéléments (LETR, anciennement LEPF). Celui-ci fait partie du Service
d'études et de modélisation de l'incendie, du corium et du confinement
(Semic) de la Direction de prévention des accidents majeurs (DPAM).
Situé sur le centre de recherches de Cadarache, dans sud-est de la
France, il est dirigé par Didier Vola.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’étude du corium en
fusion est donc en lui -même un domaine de recherche; des programmes
d’essais sont organisés : MASCA (thermochimie du corium), FOREVER, ou
VULCANO (écoulement du corium), LHF (percement de la cuve), QUENCH
(renoyage du corium), ainsi que tous les tests portant sur le
refroidissement du corium hors cuve (******). &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;__&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;**&amp;nbsp; Pierre Fetet http://fukushima.over-blog.fr/&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(1) “Le sort qui est réservé habituellement aux travailleurs du
nucléaire devient en définitive le sort de la&amp;nbsp; population mondiale car
il faut bien comprendre que la dispersion des radioéléments n'enlève
rien à leur action leur concentration diminue mais leur rayon d'action
s'étend en conséquence et, au final, le nombre de maladies engendrées
par les accidents nucléaires majeurs reste le même, il est juste réparti
diff remment.” source :
http://www.gen4.fr/blog/2011/07/les-infos-de-fukushima-et-dailleurs-317.html
&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(2) L'Express, 6/12/2004 : “Tchernobyl, la catastrophe à petit feu”
source : http://www.dissident-media.org/infonucleaire/sarcophage2.html&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(3) La dernière feuille de route est décrite ici :
http://news.lucaswhitefieldhixson.com/2011/07/japan-and-tepco-revise-roadmap-to.html&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(4) On peut toutefois se poser la question de la pertinence de l’information de 32 assemblages de MOX.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’après
un&amp;nbsp; article d’Andréa Fradin, un responsable d’Areva aurait déclaré&amp;nbsp; que
le cœur du réacteur 3 était chargé de 30% de MOX, ce qui change
complètement la donne. Je reviendrai sur ce sujet dans un autre article.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(5)
Cette vitesse de 1,20 m/h est en totale discordance avec Areva qui
annonce un percement du béton par le corium avec une progression de
moins d’un m tre par jour&amp;nbsp; (lien). Il est vrai qu’il existe diff rents
types de béton, présentant plus ou moins de densité et de résistance. La
quantité de corium doit jouer aussi beaucoup. La différence peut
s’expliquer également en fonction du moment d’attaque : la phase
d'érosion rapide du radier en béton dure environ une heure et progresse
sur environ un mètre de profondeur, puis ralentit à plusieurs
centimètres par heure, et s'arrête complètement si le corium refroidit
en dessous de la température de décomposition du béton (environ 1100 °
C).&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(6) Cf. « Révélations sur la crise de Fukushima Daiichi», Courrier international, 18 mai 2011.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(7) LAPP (Ralph E.), “Thoughts on nuclear plumbing”,&amp;nbsp; The New York Times, 12 déc. 1971, p. E11.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(8) Source : « Fukushima : 11.500 tonnes d'eau radioactiv e à la mer », Le Figaro, 5 avril 2011.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(9) Source : « Tokaï-Mura.1999 : Un accident de criticité au Japon », site La radioactivité.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(10) Source : « Une c entrale nucléaire peut-elle explos er comme une bombe nucléaire ? »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*** http://www.irsn.fr/FR/popup/Pages/Experience_Vulcano.aspx&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;****&lt;em&gt;En octobre 1999, un accident de criticité a eu lieu au Japon à
Tokaï-Mura : lors d’une phase de&amp;nbsp; mélange&amp;nbsp; de&amp;nbsp; composants,&amp;nbsp; le&amp;nbsp;
dépassement&amp;nbsp; de&amp;nbsp; la&amp;nbsp; masse&amp;nbsp; critique&amp;nbsp; d’uranium&amp;nbsp; enrichi&amp;nbsp; avait
déclenché&amp;nbsp; un&amp;nbsp; « début&amp;nbsp; d'explosion&amp;nbsp; atomique&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; (9).&amp;nbsp; Pour&amp;nbsp; autant,&amp;nbsp;
les&amp;nbsp; défenseurs&amp;nbsp; de&amp;nbsp; l’énergie nucléaire ont toujours affirmé&amp;nbsp; qu’une
centrale nucléaire ne pouvait pas exploser comme une bombe atomique. Il y
a du vrai et du faux. Une explosion nucléaire implique un emballement
de la réaction en chaîne. Or cet emballement peut être plus ou moins
important. Quand il est important, c’est que le combustible est très pur
et très enrichi. On ne rencontre ça que dans une bombe. Dans une
centrale nucléaire en fonctionnement normal, le combustible peut être
sujet&amp;nbsp; à&amp;nbsp; un&amp;nbsp; emballement&amp;nbsp; suite&amp;nbsp; à&amp;nbsp; une&amp;nbsp; erreur&amp;nbsp; de&amp;nbsp; manipulation&amp;nbsp; ou&amp;nbsp;
une&amp;nbsp; panne&amp;nbsp; du&amp;nbsp; système&amp;nbsp; de refroidissement,&amp;nbsp; mais&amp;nbsp; il&amp;nbsp; ne&amp;nbsp; donnera&amp;nbsp;
jamais&amp;nbsp; une&amp;nbsp; explosion&amp;nbsp; atomique&amp;nbsp; du&amp;nbsp; type&amp;nbsp; bombe&amp;nbsp; H&amp;nbsp; car
l’environnement,&amp;nbsp; les taux et la nature des combustibles ne le&amp;nbsp;
permettent pas. En revanche, cet emballement, même&amp;nbsp; minime, peut
conduire une explosion nucléaire mais à des niveaux d’énergie comparable
à celle des explosions conventionnelles, c’est-à-dire des millions de
fois plus petite qu’une explosion nucléaire militaire (10).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;******&lt;em&gt; liens sur le sujet :
http://www-lgit.obs.ujf-grenoble.fr/users/peyrotm/documents/rapportCEA.pdf
/
http://gsite.univ-provence.fr/gsite/Local/sft/dir/user-3775/documents/actes/Congres_2007/communications/134.pdf
/
http://ethesis.inp-toulouse.fr/archive/00001391/ /&amp;nbsp;
http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/publications-documentation/aktis-lettre-dossiers-thematiques/RST/RST-2005/Documents/F5RST05-3.pdf
/
&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;&lt;em&gt;http://www.sar-net.org/upload/s2-presentationoverviewcoriumbonnet.pdf
/
http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/Formation_recherche/Theses/Theses-soutenues/DPAM/Documents/2010-these-introini.pdf
/
http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/publications-documentation/Publications_documentation/BDD_publi/DSR/SAGR/Documents/rapport_RetD_AG_VF.PDF
/
http://article.nuclear.or.kr/jknsfile/v41/JK0410575.pdf /
http://www.irsn.fr/FR/Larecherche/outils-scientifiques/Codes-de-calcul/Pages/Le-systeme-de-logiciels-ASTEC-2949.aspx
/&amp;nbsp;
&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Articles sur le corium (et en particulier les excellents articles de
Trifouillax de Gen4) :&amp;nbsp; Le corium : les bases techniques (Gen4) / Corium
(Wikipédia) / La &quot;non-stratégie&quot; de Tepco sur le corium de Fukushima
(Gen4) / Le METI avait prévu le pire au Japon : Le Melt-through (Gen4) /
D'après un ancien dirigeant de l'Agence Japonaise de l'Energie
Atomique, il pourrait s 'être produit un &quot;re -melting&quot; dans
l'extréacteur n°. 3 (Gen4) / Fukushima : après le &quot;Melt-through&quot;, le
&quot;Melt-out&quot; : le corium attaque les nappes phréatiques (Blog de
Fukushima)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Liens pour les versions en ligne de ce document :&amp;nbsp; Le corium de
Fukushima (1) : description et données / Le corium de Fukushima (2) :
effets et dangers&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Illustrations tirées d'une animation du METI et du site de l'IRSN)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/11/07/Le-corium-de-Fukushima-%3A-la-mati%C3%A8re-la-plus-dangereuse-jamais-cr%C3%A9%C3%A9e-par-l%E2%80%99homme#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/11/07/Le-corium-de-Fukushima-%3A-la-mati%C3%A8re-la-plus-dangereuse-jamais-cr%C3%A9%C3%A9e-par-l%E2%80%99homme#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Fukushima en Provence</title>
    <link>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/09/23/Fukushima-en-Provence</link>
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    <pubDate>Fri, 23 Sep 2011 15:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>admin</dc:creator>
        <category>International</category>
        <category>accident</category><category>antinucléaire</category><category>arrêt immédiat du nucléaire</category><category>catastrophe</category><category>contamination</category><category>coordination antinucléaire sud-est</category><category>corium</category><category>destruction atomique</category><category>Fukushima</category><category>irradiation</category><category>Japon</category><category>nucléaire</category><category>nucléaire civil</category><category>pollution</category><category>radioactivité</category><category>rejet</category><category>réacteur</category>    
    <description>&lt;div class=&quot;post-excerpt&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;W300px_japan-demonstration-anti-nuclear-1106m.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.W300px_japan-demonstration-anti-nuclear-1106m_t.jpg&quot; /&gt;Des
champs, des cultures, de l'élevage, des villages, des entreprises, des
administrations et des commerces, des locataires et des propriétaires,
des enfants, des écoles, des transports scolaires,.. une vie ordinaire
et du jour au lendemain plus rien. Terminé. Expulsés, contaminés,
irradiés, impropres à la vie, la santé atteinte, les enfants affublés de
compteur Geiger autour du coup, les troupeaux abattus, les semis et les
vergers abandonnés, leur commercialisation interdite, les rues des
villes envahies d'herbes sauvages et d'excréments d'animaux errants, le
silence. C'est ainsi dans la région de Fukushima. Ce pourrait être en
Provence, dans le sud de la France, dans n'importe région du pays.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;    __&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une zone d'évacuation forcée de 20 km a été instituée autour de la
centrale nucléaire et des réacteurs explosés prolongée par une zone
d'évacuation volontaire jusqu'à 30 km
et quelques villes en dehors de ces deux zones (dont Litate à 40 km).
Mais c'est bien sur des centaines de kilimètres autour de la centrale et
jusqu'à la capitale (Tokyo) que la contamination radioactive se propage
inéluctablement.
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;2011-09-01_Japon_Fukushima_contamination_carte.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-09-01_Japon_Fukushima_contamination_carte_s.jpg&quot; /&gt;Vivre,
chaque jour : avoir un toit, à manger, aller au bureau, à
l’école, se promener … ces choses tellement banales vues de notre
France, et qui sont pourtant tellement compliquées à Fukushima, 6 mois
après …&amp;nbsp; Toutes les traces de la vie ordinaire semblent suspendues : les
routes sont envahies par les mauvaises herbes; commerces et restaurants
sont fermés… pas âme qui vive en dehors du chant des cigales. 6 mois
passés et toujours un quotidien irradié. Selon un récent rapport du
gouvernement, la dose d’irradiation
annuelle cumulée dans un district d’Okuma est estimé à 508,1
millisieverts, c’est à dire plus de 500 fois le niveau annuel imposé et
définit comme acceptable par le lobby nucléaire lui-même. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques 14 000 enfants qui fréquentaient les écoles publiques
élémentaires et secondaires dans la préfecture de Fukushima avant la
catastrophe nucléaire ont du changer précipitamment d’école. A soixante
kilomètres de la centrale en perdition, le niveau de radiations est
jusqu’à 70 fois supérieur aux normes internationales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les élèves,
qui ont repris l’école non loin doivent porter des dosimètres pour
mesurer leur exposition aux radiations. L'appareil ne prévient et ne
protège de rien : c’est uniquement un instrument de mesure qui permet de
connaître le niveau de radiations encaissé. Evidemment, les récréations
à l’extérieur des bâtiments sont supprimées du fait de la
contamination. Les cours d’écoles avaient pourtant été nettoyées en
grattant 20 centimètres de terre contaminée en surface. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/2011-09-20_Tepco_Fukushima_.gif&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2011-09-20_Tepco_Fukushima_.gif, sept. 2011&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-09-20_Tepco_Fukushima__m.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;60 000 citoyens japonais descendent dans la rue pour réclamer l'abandon du nucléaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;img title=&quot;W300px_japan-demonstration-anti-nuclear-1106m.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/W300px_japan-demonstration-anti-nuclear-1106m.jpg&quot; /&gt;Un
peu plus de six mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le
Japon s'exprime. Lundi 19 septembre, ils étaient environ 60 000 dans les
rues de Tokyo,
scandant &quot;Plus jamais de Fukushima&quot; et réclamant &quot;l'arrêt des centrales
nucléaires&quot;, un peu plus de six mois après l'accident nucléaire de la
centrale Fukushima Daiichi (220 km au nord-est de Tokyo) et les rejets
massifs de radiation. La mobilisation a été baptisée Sayonara Genpatsu
[Adieu à l'énergie atomique].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que catastrophe nucléaire de Fukushima a entraîné une pénurie
d'électricité sans précédent et que le nouveau gouvernement a initié une
campagne pour tenter de la compenser, les Japonais se mobilisent
massivement. Seuls 11 réacteurs nucléaires sur les 54 que compte le pays
fonctionnent encore (57 réacteurs nucléaires en France). &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Il s'agit de la plus grande manifestation organisée depuis
l'accident de la centrale de Fukushima Daiichi provoqué par le tsunami
du 11 mars&quot;, relate l'Asahi Shimbun : 60 000 personnes [à titre de
comparaison, ils étaient moins d'un millier à défiler le 27 mars] se
sont rassemblées le 19 septembre dans le parc de Meiji, à Tokyo, pour
réclamer l'abandon de l'énergie nucléaire. La mobilisation, baptisée
Sayonara Genpatsu [Adieu à l'énergie atomique], a été organisée à la
suite de l'appel de figures importantes de l'archipel, notamment le Prix
Nobel de littérature 1994 Kenzaburo Oe et le musicien Ryuichi Sakamoto.
Ils sont convaincus qu'il est possible de suivre l'exemple de
l'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe a ainsi estimé : &quot;Certains
disent qu'il est impossible de se passer d'énergie nucléaire, mais c'est
un mensonge. L'énergie nucléaire est toujours accompagnée de
destructions et de sacrifices&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Avec le nucléaire c'est le retour à la bougie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 1er juillet, les services publics, les entreprises et les
particuliers sont contraints de réduire leurs dépenses d'électricité de
15%. Une règlementation obligatoire dans la région de Tokyo et le
Nord-est de l'archipel. Le temps presse et les investissements
nécessaires à un Japon libéré de la pression nucléaire prendront
nécessairement plus de temps et d'argent car le pays, tout comme la
France, s'est entêté à foncer dans le mur pro-nucléaire.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;W300px_2703-Japan-anti-nuclear-activists.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/W300px_2703-Japan-anti-nuclear-activists.jpg&quot; /&gt;Les Japonais sont prêts à vivre à tourner
résolument le dos aux risques du nucléaire et un récent sondage montre que 82 % des Japonais souhaitent que leur pays sorte
de l'énergie nucléaire et 67% réclament que plus aucun réacteur ne soit
construit au Japon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon une étude de l'Institut de Tokyo pour
les énergies renouvelables, la part des énergies vertes pourrait tripler
d'ici quelques années si... je Japon survit au crime des promoteurs de
la destruction atomique. Le professeur Iida qui dirige l'Institut de
Tokyo pour les énergies renouvelables, envisage un Japon vert : &quot; On
peut imaginer que 100% de l'énergie consommée au Japon proviennent d'ici
2050 d'énergies renouvelables comme l'éolien, le solaire et
l'hydraulique. Nous travaillons actuellement sur de nouvelles techniques
qui pourraient permettre au pays de prendre un avantage considérables
dans ce domaine &quot; a-t-il déclaré. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;500 tonnes d’eau radioactive pénètrent quotidiennement dans les sous-sols de Fukushima&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre
200 et 500 tonnes d’eau radioactive pénètrent quotidiennement dans les
sous-sols et le système de drainage de la centrale nucléaire accidentée
de Fukushima-1 par des fissures dans les murs du réacteur, a déclaré
mardi la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco). A l’heure actuelle, les
sous-sols de quatre réacteurs renferment près de 80.000 tonnes d’eau
contenant du césium radioactif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dédommagements des victimes : le scandale inéluctable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;60 000 évacués de la zone interdite de Fukushima ont commencé à
recevoir les documents pour se faire dédommager. Ils ont reçu 3
formulaires à remplir dont un de plus de 56 pages, et une notice de 156
pages. Tepco l’exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima demande
de joindre aux demandes de dédommagement les factures des dépenses
concernées. Les intéressés, dont une grande partie vit dans des abris de
fortune en carton, sont scandalisés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu’à 500 000 demandes de dédommagement (ménages et entreprises)
dont celles des 160 000 personnes qui ont dû ou décidé de quitter la
zone contaminée. Et les demandes ne concernent pour l’instant que la
période qui s’étend du début de la catastrophe jusqu’à la fin du mois
d’août. Ensuite les demandes devront être renouvelées tous les trois
mois. L'exploitant de la centrale nucléaire pourrait devoir payer 143
milliards de dollars de réparations. Mais evidemment les assurances
souscrites ne couvrent pas et ce sont les habitants, salariés,
professionnels qui devront se substituer au lobby nucléaire en tant que
contribuables car l'Etat,sous la forme d'un fond public, vole au secours
de Tepco à faire face à ses responsabilités. La loi avait été votée au
motif que c’est l’état qui avait fait la promotion de l’énergie
nucléaire. Ca promet pour la France!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tepco devra aussi payer pour les pertes subies par les entreprises
dont les marchandises n’ont pu être livrées du fait de leur
contamination et pour les pertes d’exploitation des pécheurs,
agriculteurs, ou exploitants forestiers. S'ajoutera la décontamination
de milliers de km² de territoire si tant est qu'elle soit possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les ouvriers de la centrale : des inconnus dont on ne parle plus&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A
l’heure actuelle, 2500 à 3000 ouvriers sont sur site. Un grand nombre
d’entre eux tentent désespérément de nettoyer la multitude de débris
radioactifs projetés en tous sens par les explosions. D’autres essaient
d’installer et de faire fonctionner des systèmes pour décontaminer l’eau
radioactive qui engorge les fondations des bâtiments, pénètrent
inexorablement dans les sols et les nappes phréatiques, se déversent par
milliers de m3 par jour dans la mer. Ces travailleurs savent qu'ils
vont mourir et beaucoup dans d'atroces souffrances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette catastrophe est aussi une catastrophe agricole &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;2011-05-03_masakatsu-kosone-agriculteur-montre-un-compteur-geiger-dans-sa-ferme-de-katsurao-pres-de-fukushima.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-05-03_masakatsu-kosone-agriculteur-montre-un-compteur-geiger-dans-sa-ferme-de-katsurao-pres-de-fukushima_s.jpg&quot; /&gt;Yoshizawa
a continuer à soigner ses 300 vaches laitières sans eau ni électricité.
Il pouvait entendre les explosions de l’usine de Fukushima Daiichi
énergie nucléaire, à 14 km. Aujourd’hui, 6 mois après l’accident des
réacteurs nucléaires, les agriculteurs de la région ont vu leur activité
réduite à néant. Et pour cause, certains troupeaux de vaches de la
région ont été contaminés comme nombre d(autres produits agricoles
impropres à la consommation… La préfecture de Saitama a exigé des
producteurs de thé de ne plus expéditier de thé fabriqué à partir de
feuilles fraichement cueillies : du césium radioactif au-delà même des
niveaux fixés par le gouvernement. Mais le buiseness assassin continue
et certains criminels commercialisent des eaux usées évacuées de la
centrale et devenues des boues radioactives sous forme d’engrais à des
agriculteurs japonais !! &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France c'est 57 réacteurs nucléaires, c'est 19 sites nucléaires,
c'est 10 fois plus d'installations nucléaires, c'est pas un habitant à
plus de 200km d'un site nucléaire, c'est tout un territoire menacé.&lt;/p&gt;
__</description>
    
    
    
          <comments>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/09/23/Fukushima-en-Provence#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Japon : le travail héroïque des ouvriers sacrifiés à l’intérieur de Fukushima</title>
    <link>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/09/02/Japon-%3A-le-travail-h%C3%A9ro%C3%AFque-des-ouvriers-sacrifi%C3%A9s-%C3%A0-l%E2%80%99int%C3%A9rieur-de-Fukushima</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:202f5895214ee4f7c9f66a0c997e111b</guid>
    <pubDate>Fri, 02 Sep 2011 15:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>admin</dc:creator>
        <category>Témoignages/Omerta</category>
        <category>accident</category><category>antinucléaire</category><category>arrêt immédiat du nucléaire</category><category>catastrophe</category><category>catastrophe sanitaire</category><category>centrale nucléaire</category><category>contamination</category><category>coordination antinucléaire sud-est</category><category>destruction atomique</category><category>Fukushima</category><category>humanitaire</category><category>Japon</category><category>nucléaire</category><category>nucléaire civil</category><category>pollution</category><category>radioactivité</category><category>rejet</category><category>travailleur du nucléaire</category><category>écologique</category>    
    <description>&lt;div class=&quot;post-excerpt&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;Silent-witness.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/reportage-photos/.Silent-witness_t.jpg&quot; /&gt;Le journaliste japonais Kazuma Obara a souhaité visiter l’intérieur de
la centrale de Fukushima Daiichi afin d’y rencontrer ceux qui y vivent
tous les jours, qu’il considère comme des héros. Bravant sa propre peur
de la radioactivité, il a réussi à s’introduire dans le site nucléaire.
Cela n’a été possible que grâce à l’aide d’un contact qui y travaille et
qui veut que le monde sache dans quelles conditions lui et les autres
ouvriers travaillent.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;    &lt;strong&gt;__&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class=&quot;post-content&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Fukushima-21.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/reportage-photos/Fukushima-21.jpg&quot; /&gt;Au
début de ce mois, Kazuma Obara a été le premier photojournaliste à
accéder sans autorisation à la centrale électrique et a réalisé un
reportage exclusif sur la vie à l’intérieur de l’établissement. Kazuma
Obara a recherché vainement au Japon un journal qui accepte de publier
ses photos. Il s’est donc tourné vers l’Europe et a trouvé The Guardian.
En avez-vous entendu parler en France dans les médias ? L’info a été
brièvement reprise par quelques journaux en ligne, sans plus… En
revanche, une télévision allemande a réalisé une interview du
journaliste (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Emballage rose&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici la première photo que j’ai faite à 7 heures du matin, après
avoir pris mon travail. Je l’ai prise avec un appareil numérique compact
que je transportais dans une pochette en plastique bleue, distribuée à
chacun de nous pour emporter nos cigarettes, notre portefeuille, notre
téléphone portable, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les murs, le sol et les portes de ce secteur sont entièrement
recouverts de feuilles de plastique rose. Pendant que je me tenais là,
un homme est passé et son dosimètre personnel, qui mesure le
rayonnement, a commencé à biper. J’ai vu les mesures des radiations
indiquées dans toutes les salles où je suis entré.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Pink-wrapped-copie-1.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/reportage-photos/.Pink-wrapped-copie-1_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entrer dans la centrale n’a pas présenté de difficulté. J’ai été
surpris par le laxisme de la sécurité. Au J Village, complexe
d’entraînement sportif proche de la centrale, où résident bon nombre des
ouvriers, nous avons dû enregistrer la voiture et le nom de ma société.
Cependant, les occupants du véhicule n’ont pas eu à se présenter. J’ai
simplement prétendu être un employé de la société pour laquelle
travaille mon ami, et on nous a laissé passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même à l’intérieur du périmètre d’exclusion de 20 kilomètres, très
peu d’ouvriers portaient des masques malgré un rayonnement très élevé.
Ils semblaient blasés quant à la nécessité de se protéger. D’ailleurs,
les masques sont extrêmement chauds et inconfortables. Au moment où nous
avons franchi le portail, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander ce
qui se passerait s’il y avait une autre explosion, comme celles qui se
sont produites dans les jours qui ont suivi le tsunami.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fukushima sans masque&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Fukushima-unmasked.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/reportage-photos/Fukushima-unmasked.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai pris cette photo du masque de mon contact pendant l’une de nos
pauses de trois heures, dans un bâtiment qui se trouve à environ cinq
minutes en voiture du réacteur, mais à l’intérieur du complexe de la
centrale. Nous devions changer de vêtements de protection et faire
contrôler notre exposition aux radiations à la fin de chaque période de
travail. Ensuite, nous devions nous préparer pour retourner travailler.
De ce fait, le temps de pause effectif n’était que d’une demi-heure.&lt;br /&gt;La
journée de travail dure six heures au total et débute à 7 heures du
matin. Après la dernière période de travail, vous pouvez faire une autre
pause ou retourner directement à votre logement. Il n’y a pas
grand-chose à faire pendant les pauses. Certains ouvriers font une
sieste, tandis que d’autres bavardent ou fument des cigarettes.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Repos&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Downtime.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/reportage-photos/Downtime.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Ces
deux hommes profitent de leur pause pour dormir un peu. J’ai pris cette
photo dans une salle suffisamment grande pour 30 tatamis, où le sol
avait été recouvert de bâches de camping argentées. A un moment donné,
30 à 40 hommes y dormaient à même le sol.&lt;br /&gt;A 11 h 30, lorsque les
ouvriers revenaient épuisés de leur deuxième période de travail, ils
s’allongeaient tous sur les tatamis. Quand la place vient à manquer, ils
s’assoient sur le sol des couloirs pour y somnoler. Certains d’entre
eux semblent très jeunes. Ils ont les joues rougies par l’effort. A
cette heure-là, les rires et les bavardages du matin avaient cessé, et
tous luttaient contre l’épuisement.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Témoin muet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Silent-witness.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/reportage-photos/Silent-witness.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai pris cette photo de trois hommes en train de fumer avec un
minuscule appareil photo qui ressemble à un ancien modèle argentique 110
mm en jouet. Je n’ai pas parlé avec ces hommes et j’ai soigneusement
évité leur regard. Outre sa petite taille, cet appareil photo présentait
l’avantage d’être silencieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’était l’un des deux appareils que j’ai utilisés à l’intérieur des
bâtiments de la centrale. Lorsque j’étais à l’extérieur de la voiture de
mon contact sur le site, j’utilisais quatre appareils reflex numériques
professionnels. J’ai réussi à prendre une centaine de photos au long de
la journée. De temps en temps, un ouvrier me repérait en train de faire
des photos, mais Tepco et les autres sociétés qui interviennent sur le
site en font souvent pour leur propre usage. Il n’était donc pas
inhabituel de voir quelqu’un avec un appareil photo, et personne ne m’a
posé de questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-être que quelqu’un savait ce que je faisais, mais tenait à ce
que publie ces photos. En tout cas, c’est le point de vue de mon
contact. Il m’a aidé parce qu’il veut que le monde sache dans quelles
conditions lui et les autres ouvriers travaillent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;« J’étais mort de peur en voyant les réacteurs »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;I-was-scared-when-I-saw-the-reactors.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/reportage-photos/I-was-scared-when-I-saw-the-reactors.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la deuxième des trois périodes de travail a commencé, je me
suis joint à des ouvriers qui se tenaient à l’extérieur, équipé de
vêtements de protection. Après avoir porté mon masque pendant une
vingtaine de minutes, j’ai ressenti une douleur perçante tout au fond du
nez. J’ai commencé à avoir de la difficulté à respirer. Au bout d’une
trentaine de minutes, j’avais des élancements très douloureux du côté
gauche de la tête. Je ne sais pas si c’était dû au manque d’oxygène ou
parce que le masque était trop serré. Au bout d’une heure, la douleur
était intolérable et je n’avais qu’une hâte : que l’heure de la pause
arrive et que je puisse retirer mon masque. Une fois que vous avez mis
votre équipement de protection, il est impossible de boire ou d’aller
aux toilettes.&lt;br /&gt;Je dois admettre que j’étais terrifié en voyant les réacteurs n°1 et 2 pour la première fois de mes propres yeux.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fenêtres disparues&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Missing-windows.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/reportage-photos/Missing-windows.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce bâtiment se trouve à proximité du réacteur n°1. Ce n’est pas ma
meilleure photo, mais l’endroit m’a frappé parce que toutes les fenêtres
avaient disparu et que tous les débris du tsunami avaient été évacués.
Le bâtiment ressemblait à beaucoup d’autres que j’avais vus le long de
la côte de la préfecture d’Iwate, d’où je suis originaire. Par contre,
cet endroit avait quelque chose de mystérieux. Je me suis demandé à quoi
il servait avant d’être endommagé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;« N’abandonne jamais, Fukushima »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;Never-give-up--Fukushima.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/reportage-photos/Never-give-up--Fukushima.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous voyez le réacteur n°2 au premier plan sur la gauche et, derrière
lui, légèrement dissimulée, l’enveloppe du réacteur n°3. J’ai été
stupéfait de voir autant de tuyaux à l’air libre. On ne les avait jamais
vus à la télévision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 1er août, Tepco a annoncé qu’un rayonnement de 10 000
millisieverts par heure avait été détecté entre les réacteurs n°1 et
n°2, non loin du panneau où les idéogrammes peints en rouge proclament :
« D’un même élan du cœur : n’abandonne jamais, Fukushima ». En se
tenant une minute et demie à cet emplacement, un ouvrier dépasserait la
dose annuelle limite de 250 millisieverts. A l’époque, les ouvriers n’en
avaient pas été avertis. On ne leur a d’ailleurs jamais rien expliqué,
même suite à cette annonce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque j’ai quitté la centrale à la fin de la journée, le contrôle
des radiations a montré que j’avais été exposé à une dose de 60
microsieverts en l’espace de six heures. Je me demande quels en seront
les effets à long terme sur ma santé, mais je m’inquiète surtout du sort
des jeunes gens qui travaillent ici jour après jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;« Personne ne savait ce que faisaient les autres »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;No-one-knew-what-anyone-else-was-doing.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/reportage-photos/No-one-knew-what-anyone-else-was-doing.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas exactement ce que faisaient ces deux hommes. C’était
le côté le plus insolite du travail à la centrale. Il y avait très peu
de contact avec les autres ouvriers ; de ce fait, personne ne savait ce
que faisaient les autres. Je n’ai d’ailleurs pas vu tellement de monde,
et j’imagine que la plupart des ouvriers présents sur le site se
trouvaient à l’intérieur des bâtiments des réacteurs, mais je n’avais
aucun moyen d’y pénétrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Réservoir toxique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Toxic-tank-copie-1.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/reportage-photos/Toxic-tank-copie-1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le réservoir bleu contient de l’eau contaminée pompée depuis les
bâtiments des réacteurs, où elle s’est accumulée pendant les tentatives
de refroidissement des barres de combustible. Je ne sais pas très bien à
quoi servent les réservoirs cylindriques sur la droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est étrange d’en savoir si peu sur les gens qui travaillent à
Fukushima Daiichi. Les ouvriers eux-mêmes ne connaissent pas la finalité
de leur travail, ce qui est très mauvais pour la motivation. C’est une
des raisons pour lesquelles le nettoyage prend aussi longtemps. Si notre
travail ne dit rien qui vaille aux gens de l’extérieur, je préfère ne
pas imaginer ce que ressentent les ingénieurs à l’intérieur des
bâtiments. Les sous-traitants refusent d’écouter les conseils ou les
idées des salariés. Ils se contentent de donner des ordres et d’exiger
que tout le monde obéisse. C’est tout le contraire de ce qui se fait
dans la plupart des autres sociétés japonaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est impossible de garantir la santé et la sécurité des ouvriers de
la centrale. Est-ce que leurs conditions de travail leur permettent
d’être efficaces ? Les ouvriers sont-ils suffisamment protégés, ou
sont-ils considérés comme jetables ? C’est pour tenter de répondre à ces
questions que j’ai décidé de pénétrer dans la centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils risquent leur vie pour nous protéger, mais les médias ne font
rien pour les protéger, eux, en parlant de leur situation. Les stations
de télévision pixellisent le visage des ouvriers pour rendre leur
identification impossible. Pourquoi dissimuler le visage de héros ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le plein&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Filling-up.jpg, sept. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/reportage-photos/Filling-up.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous sommes arrêtés à cette station-service sur le terrain de la
centrale nucléaire alors que nous sortions pour notre pause. Bon nombre
des ouvriers vivent non loin de là et prennent leur voiture pour aller
travailler. L’essence est gratuite, sinon les frais de carburant
seraient trop élevés pour qu’ils puissent continuer à travailler à la
centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;—————————&lt;br /&gt;
Lien vers l’article original : « Inside Fukushima – interactive guide »&lt;br /&gt;
http://www.guardian.co.uk/world/interactive/2011/aug/20/fukushima-interactive-guide&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) reportage de la chaîne allemande ZDF sur le photographe Kazuma Obara&lt;br /&gt;http://www.youtube.com/watch?v=3LNg79kc42Y&amp;amp;feature=player_embedded#!&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/09/02/Japon-%3A-le-travail-h%C3%A9ro%C3%AFque-des-ouvriers-sacrifi%C3%A9s-%C3%A0-l%E2%80%99int%C3%A9rieur-de-Fukushima#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Santé / Tchernobyl-Fukushima : pour le scientifique Yury Bandajevski l'impact du nucléaire sur la santé est terrifiant</title>
    <link>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/11/10/Sant%C3%A9-/-Tchernobyl-Fukushima-%3A-pour-le-scientifique-Yury-Bandajevski-l-impact-du-nucl%C3%A9aire-sur-la-sant%C3%A9-est-terrifiant</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:eb83e56e08d59a93aae13b01b3a36066</guid>
    <pubDate>Fri, 19 Aug 2011 16:45:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>admin</dc:creator>
        <category>Impact homme et environnement</category>
        <category>accident</category><category>ADN</category><category>antinucléaire</category><category>becquerel</category><category>cancer</category><category>catastrophe sanitaire</category><category>centrale nucléaire</category><category>contamination</category><category>coordination antinucléaire sud-est</category><category>destruction atomique</category><category>Fukushima</category><category>Gomel</category><category>humanitaire</category><category>irradiation</category><category>Kiev</category><category>leucémie</category><category>nucléaire</category><category>nucléaire civil</category><category>pollution</category><category>rejet</category><category>Russie</category><category>santé</category><category>Tchernobyl</category><category>URSS</category><category>Yury Bandajevski</category>    
    <description>&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;Yuri_Bandajevski.jpg, août 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/.Yuri_Bandajevski_t.jpg&quot; /&gt;Yury
Bandajevski, Pr de médecine, anatomo-pathologiste, a fondé un hôpital
et une université de médecine au coeur des zones contaminées après la
catastrophe nucléaire de Tchernobyl de 1986. Fondateur et premier
recteur de
l’Université de Gomel (Belarus), Fondateur et Président du &quot;Centre
International Ecologie et Santé&quot; de Kiev il a été emprisonné 9 ans par
le pouvoir bélarusse pour ses opinions et pour la prise en charge des
victimes de Tchernobyl. Grand spécialiste international des impacts
sanitaires du nucléaire et atteintes à la santé de la radioactivité, il
nous délivre son témoignage scientifique sur la catastrophe de Fukushima
qui se poursuit.&lt;/strong&gt;* &lt;strong&gt;Il rappelle que dans les régions de
Tchernobyl, 25 ans après, la mortalité dépasse nettement la natalité du
fait de l’augmentation
permanente du nombre de malades atteints de pathologies
cardio-vasculaires et de cancers.&lt;/strong&gt;    &lt;p&gt;(entretien réalisé le 25 mars 2011)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quel est votre regard sur la catastrophe de la centrale nucléaire japonaise ? &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation qui s'est développée sur la centrale nucléaire japonaise
témoigne que l’énergie nucléaire présente un danger énorme pour toute
la vie sur Terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Japon_enfants_dosimetres.jpg, août 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.Japon_enfants_dosimetres_s.jpg&quot; /&gt;Les
tentatives vaines de réparation rapide et efficace des avaries de
plusieurs réacteurs illustrent la faiblesse de l'humanité la
radioactivité. L’accident survenu au Japon n'est pas un problème
uniquement pour ce pays puisque des quantités énormes d'éléments
radioactifs entrent dans l'atmosphère et s'étendent sur toute la
planète. C’est toute l'humanité&amp;nbsp;qui souffrira des conséquences de cet
accident. Ainsi, une catastrophe sur une centrale nucléaire est une
catastrophe non seulement pour un pays, dans ce&amp;nbsp; cas particulier le
Japon, c'est immanquablement une catastrophe mondiale. Il est très&amp;nbsp;
important que cela soit compris par ceux qui prennent des décisions qui
sont fatales pour la communauté mondiale.*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous avez
décrit la dangerosité pour la santé humaine de la contamination de
l'environnement produite par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.
Vous avez&amp;nbsp; montré comment le déni de cette dangerosité par les autorités
en charge de la santé des habitants des zones contaminées avait
contribué à une catastrophe sanitaire et démographique. Quels sont,
d'après votre expérience, les éléments les plus importants que doivent
prendre en compte les autorités japonaises dans le domaine de la santé
publique ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un élément très important à observer dans la situation créée
par la catastrophe de Fukushima&amp;nbsp;: l'intention de cacher l’échelle réelle
du désastre. Nous l'avons déjà observé en 1986 lors de l’accident de la
centrale nucléaire de Tchernobyl. Il en a résulté une détérioration
brusque le la santé des personnes qui subissent l'action de la
radiation. La méconnaissance de l'impact négatif de l’incorporation de
radionucléides dans l’organisme a conduit à une catastrophe
démographique dans les régions contaminées du Belarus et de l’Ukraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Tchernobyl_santitaire_Sasha_tcherno.jpg, août 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Tchernobyl_santitaire_Sasha_tcherno.jpg&quot; /&gt;Il
est très important que, au vu des connaissances sur l’effet nuisible de
l’incorporation d’éléments radioactifs dans l’organisme des gens, les
mesures opportunes de radioprotection de la population soient acceptées
non seulement au Japon, mais aussi dans le monde.&lt;br /&gt;A cet égard, il
faut prêter une attention particulière à la radioprotection des
populations soumises durant de nombreuses années à l'impact constant de
radionucléides incorporés, et particulièrement à celle des habitants des
territoires contaminés par l'accident de Tchernobyl.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;La
radioactivité déjà émise la par centrale nucléaire de Fukushima et reçue
par les japonais, qui provient tout d'abord d’éléments d'iode
radioactifs à demi-vie courte, est un facteur négatif supplémentaire
pour la santé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(à suivre ci-dessous : le premier entretien réalisé le 28 février 2011)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment voyez-vous la situation sanitaire aujourd'hui dans
les principales régions contaminées par le nuage de Tchernobyl&amp;nbsp;?
(Belarus, Ukraine, Russie)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation sanitaire de la population est aujourd’hui tragique. La
mortalité dépasse nettement la natalité du fait de l’augmentation
permanente du nombre de malades atteints de pathologies
cardio-vasculaires et de cancers. Des personnes en âge de travailler
meurent. L’exemple le plus frappant est celui du district d’Ivankov de
la région de Kiev en Ukraine, le plus proche de la centrale nucléaire de
Tchernobyl. Les indicateurs de santé de ce district témoignent d’une
catastrophe démographique et de toutes les conséquences qui en
résultent. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens ne sont pas protégés par&amp;nbsp; des mesures de radioprotection et
consomment des aliments contenant des radioéléments. Le système de
surveillance de la radioactivité des lieux d’habitation et des aliments,
de même que celui de la radioactivité corporelle des habitants de ce
territoire, ne fonctionne pas. De plus, dans ce district, les conditions
permettant d’assurer les traitements médicaux indispensables aux
malades ne sont pas remplies. Il peut en être conclu que les autorités
ont ignoré l’impact du facteur radioactif sur la population locale. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont, d'après vous, les apports les plus importants de
vos recherches à la connaissance scientifique et principales
découvertes?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut distinguer, dans mon travail de chercheur, deux périodes&amp;nbsp;:
celle de Grodno et celle de Gomel. Avant d’arriver à Gomel en 1990 (4
ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl), je travaillais à
l’Institut national de médecine de Grodno et j’étudiais les processus
pathologiques dans le système mère-fœtus. Nous étudiions les liens de
causalité entre l’apparition de pathologies dans le développement
intra-utérin du fœtus et l’influence d’une série d’agents
environnementaux, en particulier des anti-vitamines, des agents
bactériens, des rayons laser et d'autres facteurs d’origine chimique.
Cela a permis de valider l’hypothèse du rôle du système immunitaire dans
la régulation de l’activité des organes et des systèmes, dans la
formation des structures embryonnaires et dans l’apparition des
malformations congénitales nitamment dans l’apparition de troubles
immunitaires de l’homéostase dans l’organisme de la mère et du fœtus.
Pour ces recherches, j’ai été récompensé avec mes étudiants par le prix
scientifique du Komsomol du Belarus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Tchernobyl_enfant_bielo.jpg, août 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Tchernobyl_enfant_bielo.jpg&quot; /&gt;A l’Institut national de médecine Gomel, sous ma direction, un
système d’évaluation globale de l’influence de la radioactivité sur
l’organisme humain a été créé. En utilisant les résultats de recherches
longues et réitérées cliniques, radiométriques et de laboratoire, ainsi
que ceux d’expériences sur des animaux de laboratoire, nous avons montré
la capacité des radionucléides Cs-137 incorporés dans l’organisme à
provoquer le développement de processus pathologiques, y compris dans
les organes et les systèmes vitaux. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, pour la première fois, nous avons révélé la capacité des
organes vitaux de l’homme à incorporer ces radionucléides. Le déficit
énergétique qui se développe suite à cette incorporation est la cause de
changements nécrobiotiques dans les cellules du cœur, du cerveau, de la
thyroïde, du foie, des reins et d'autres organes, et bien sûr de
l’altération de leur fonction. La corrélation entre gravité et fréquence
des pathologies, d’une part, et quantité de radionucléides Cs-137
incorporés dans l’organisme et les organes, d’autre part, a été prouvée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons confirmé la capacité de petites doses de radionucléides
Cs-137 incorporés à induire des états pathologiques ayant à leur origine
une prédisposition génétique, notamment les troubles cardiaques chez
les enfants ou les malformations congénitales multifactorielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’évaluation intégrale des changements pathologiques et adaptatifs
ayant lieu dans l’organisme sous l’influence des radionucléides Cs-137 a
permis de mettre en évidence le syndrome de l’incorporation chronique
de radio-isotopes à demi-vie longue&amp;nbsp;(«&amp;nbsp;syndrome of the long-living
incorporated radioisotopes&amp;nbsp;», SLIR). &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cardiomyopathie du césium radioactif et le syndrome de
l’irradiation toxique du fœtus et du nouveau-né peuvent être considérés
comme parties intégrantes du SLIR. Nous avons réalisé une évaluation
quantitative de la dangerosité pour l’organisme humain des diverses
doses de radionucléides Cs-137. Cela devrait être pris en compte dans
les soins médicaux à la population vivant dans les territoires
contaminés par l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons étudié l’influence sur l’organisme des radionucléides incorporés
Cs-137. Cette incorporation concerne les organes vitaux, et notamment le
cœur, le cerveau, les glandes endocrines, les reins, le foie, les
organes reproducteurs. Le césium&amp;nbsp;perturbe le système énergétique des
cellules en altérant les structures mitochondriales. L’ensemble des
dommages qu’il faut prendre en compte sont provoqués par les effets
toxiques sur les structures vivantes du rayonnement ionisant lié à la
désintégration des radionucléides, des radionucléides Cs-137 eux-mêmes,
mais également de leurs descendants, à savoir le baryum 137 et le baryum
stable. Cela explique la gravité de leur influence, différente de celle
d’autres agents radioactifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi vos travaux vont-ils au-delà des considérations sur
les effets de proximité de la radioactivité déjà formulées il y a
plusieurs décennies par le spécialiste belge en radioprotection Maurice
Eugène André&amp;nbsp;? Ou de l'effet Petkau, décrit par le Dr Abraham Petkau en
1972&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos recherches sont étroitement liées à la situation réelle des zones
touchées par les conséquences de l’accident nucléaire. Nous avons
étudié et étudions l’influence sur l’organisme de l'incorporation de
radionucléides Cs-137 aujourd’hui largement présents dans
l’environnement. Sans doute, les conclusions relatives aux dangers d’une
exposition prolongée de l’organisme à de faibles quantités de ces
radionucléides ont surtout une portée pratique. Du point de vue
scientifique, nous étudions les mécanismes pathogénétiques qui se
trouvent à l’origine de l’apparition de ces effets. La fréquence des
défauts décrits dans la population humaine s’élève à environ 50%. Sur la
base des données obtenues, je considère que, aujourd’hui, l’une des
mesures de prévention des pathologies congénitales est la détection des
facteurs environnementaux capables de provoquer l'expression
phénotypique de défauts génétiques latents. Le césium radioactif est
l’un de ces facteurs, et c’est un facteur très puissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;Tchernobyl_thyroid-cancer-radioactivity.jpg, août 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/.Tchernobyl_thyroid-cancer-radioactivity_s.jpg&quot; /&gt;La thèse mise en avant par les pro-nucléaire de l’adaptation à
l’effet de la radiation est spéculative. Si la radiation était bénéfique
à la santé humaine, nous aurions déjà observé ces effets bénéfiques.
Dans les faits, nous observons une brusque dégradation de la santé des
populations en contact avec les agents radioactifs. Sur le plan de
l’évolution, les agents radioactifs anthropiques sont un facteur
déstabilisateur. L’ère de la conquête de l’énergie nucléaire
s’accompagne d’une augmentation importante du nombre de maladies, y
compris de cancers. Il est possible de prévoir une évolution négative de
la situation actuelle. Comment peut-on parler d’adaptation&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous
semblez considérer que le césium a une toxicité intrinsèque au niveau
cellulaire à des doses relativement faibles, perturbant la circulation
d'énergie au sein des cellules et tout le système immunitaire. D'après
vous, cette toxicité spécifique s'ajoute à la toxicité chimique des
métaux lourds comme le césium, et aussi aux effets biologiques
strictement liés à la radioactivité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
L’effet toxique du césium est lié à sa capacité à perturber les
processus énergétiques dans le cycle de Krebs (cycle des acides
tricarboxyliques). Lors de perturbations génétiques, le fonctionnement
de l’organisme est soutenu par une activité intense des systèmes
régulateurs (notamment par le système immunitaire). Même des quantités
relativement faibles de radionucléides Cs-137 peuvent perturber cette
fonction régulatrice, en abaissant le niveau de production des agents
énergétiques, et provoquer des états pathologiques. Les concentrations
importantes de Cs-137 incorporé ont un effet toxique même sur un
organisme ayant un génome normal. Combinée à celle d’autres agents
environnementaux, cette toxicité augmente. Dans l’ensemble de l’effet
toxique, il faut prendre en compte l’effet du Cs-137, des rayons gamma
et bêta, qui se produisent lors de la désintégration du Cs-137 puis du
baryum 137, mais également l’effet du produit final de la
désintégration, le baryum stable. Outre la capacité à provoquer des
maladies, y compris des cancers, les radionucléides possèdent un effet
mutagène.
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que pouvez-vous nous dire de votre projet de Centre
d’analyse et de coordination Ecologie et Santé à Kiev&amp;nbsp;? Du syndicat des
liquidateurs&amp;nbsp;? Comment peut-on les aider&amp;nbsp;? Comment peuvent-ils nous
aider à ce qu'il n'y ait pas davantage de victimes innocentes&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;p&gt;L’objectif&amp;nbsp;
principal du Centre est la coordination des efforts pour aider les
victimes de la radioactivité. Et il ne s’agit pas uniquement des
résidents de territoires officiellement reconnus comme contaminés.
L’ensemble des populations qui ingèrent des radionucléides avec les
aliments peuvent être considérées comme victimes de la radiation. Je
suis arrivé à cette conclusion après les longues recherches
scientifiques que j’ai réalisées avec mes étudiants et mes collègues à
l’Institut national de médecine de Gomel (1990-1999), ainsi qu’après
leur analyse et confrontation aux résultats de recherches réalisées par
d’autres chercheurs. Le soutien aux projets d’aide aux victimes de la
catastrophe de Tchernobyl n’est possible qu’à partir d’une base
scientifique. C’est pourquoi le Centre «&amp;nbsp;Ecologie et Santé&amp;nbsp;» se veut
tout d’abord une coopération entre professionnels offrant leurs
connaissances, leur expérience et leur intellect pour la protection de
la vie humaine. Un autre domaine d’activité du Centre est la
coordination de projets humanitaires d’aide aux victimes des radiations.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;vigne_et_lavande.jpg, août 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/vigne_et_lavande.jpg&quot; /&gt;Le
projet est basé sur des mesures de radioprotection individuelle et
collective de la population, parmi lesquelles le facteur alimentaire
joue un rôle premier, car c’est par les denrées alimentaires que la
population est aujourd'hui la plus exposée aux agents radioactifs.
L’objectif prioritaire du projet est de procurer à la population du
district des aliments ne contenant ni agents radioactifs ni polluants
perturbant l’organisme humain. Ainsi apparaît la nécessité de mesurer
précisément les concentrations de radionucléides présentes sur tout le
territoire concerné, dans les aliments consommés par la population et,
donc sans aucun doute, dans l‘organisme des habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra améliorer considérablement les services médicaux du secteur, compte tenu de l’augmentation des pathologies mortelles. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, nous travaillons sur les mesures de radioprotection de la
santé maternelle, afin de prévenir l’apparition de malformations
congénitales et de maladies graves des nouveau-nés, ainsi que pour
prévenir les pathologies cardiovasculaires chez les enfants et les
adolescents.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;L'Académie des Sciences du Belarus a publié en 2010 un vaste
plan de «&amp;nbsp;reconquête&amp;nbsp;» des zones contaminées. Quelle est votre opinion
sur ce projet&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Si les choses continuent à se passer comme elles se sont passées ces
25 dernières années après la catastrophe de Tchernobyl, cela n’apportera
que des dommages au peuple bélarusse. Les habitants du pays recevront
d’énormes doses de radiation par les aliments... Pour protéger la santé
des enfants et des adultes, il faut introduire un contrôle strict de la
radioactivité des aliments et obligatoirement modifier très nettement
les niveaux de radioactivité admise. Hélas, le plan en question ne
l’envisage pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vous écrivez dans votre précédent livre
que les nations doivent avoir le courage de refuser le recours à
l'énergie nucléaire, tant dans ses applications pacifiques que
militaires, que c'est une question de survie à court terme pour
l'humanité. Apparemment, le physicien nucléaire Vassili Nesterenko,
aujourd'hui décédé dans des condition suspectes, avait abouti à la même
conclusion. Comment expliquez-vous cette convergence de vues&amp;nbsp;? Quels
sont d'après vous les principaux obstacles à ce que la voix du bon sens
l'emporte&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img title=&quot;einstein.jpg, août 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/einstein.jpg&quot; /&gt;Je
pense que nous avons fait notre travail honnêtement, en tant que
chercheurs, et sans détourner le regard de la réalité actuelle.
L’humanité a d’abord utilisé l’énergie nucléaire dans un but militaire.
Au sein des grandes puissances, les programmes militaires fondés sur
l’usage des armes nucléaires, non seulement n’ont pas cessé avec le
temps, mais ont vu, au contraire, leur financement s’accroître.
L’énergie appelée énergie nucléaire civile contribue aussi aux
programmes militaires. L’humanité n’a pas cessé de penser à une
confrontation militaire. Les principes humanistes, la protection de la
vie humaine ne sont pas pris en compte et ne sont pas valorisés dans la
société. Là réside la cause principale de la situation actuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans
La philosophie de ma vie, vous écrivez aussi (p. 58) que la catastrophe
de Tchernobyl représente une des plus précieuses cartes d'échange dans
les relations de pouvoir entre dirigeants de la planète et que la
question nucléaire est le pion le plus intéressant dans les relations
entre Etats. Pouvez-vous préciser votre pensée à ce sujet&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a actuellement de nombreux exemples à l’appui de cette thèse que
j’ai émise en 2005. L’un d’eux est la construction d’une centrale
nucléaire au Belarus tout près de la frontière avec la Lituanie, pays
membre de l’Union Européenne. Les négociations traitaient autant et même
plus de la sûreté de la centrale pour la population lituanienne, que de
l’énergie produite. Dans ce dossier, le gouvernement des Etats-Unis a
soutenu le gouvernement bélarusse. Et pourtant la dangerosité de cette
construction est évidente pour l’environnement comme pour la population,
notamment celle du Belarus et de la Lituanie. Tchernobyl, comme mon
exemple le prouve, est aussi un marchandage international : un
marchandage entre le gouvernement bélarusse et la communauté
internationale a été organisé à l’occasion de mon arrestation, de mon
accusation et, par la suite, de ma libération de prison. Dans ce
marchandage, les intentions véritables des parties en présence étaient
habilement voilées, à savoir que les pouvoirs bélarusses ont reçu le
soutien, en particulier financier, de certains représentants du lobby
nucléaire, en échange du blocage de mon activité. Mais la solidarité
internationale des représentants d’organisations non-gouvernementales de
différents pays, en s’opposant à cela, m’a sauvé la vie. On m’a alors
proposé de quitter le Belarus en me privant de la possibilité de
poursuivre mes recherches sur les effets des agents radioactifs sur la
population des régions contaminées. Quelques mois après mon départ,
l’étude de la construction d’une centrale nucléaire au Belarus était
lancée.&amp;nbsp; Ainsi, la question nucléaire est bien la question la plus
importante dans les relations entre Etats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;__&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;* Entretien réalisé par Roland Merieux, Secrétaire du syndicat
d'aide aux liquidateurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl et aux
victimes du nucléaire&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;___
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;pour en savoir plus&lt;/strong&gt; : Centre d’analyse et de coordination «&amp;nbsp;Ecologie
et Santé&amp;nbsp;» www.chernobyl-today.org / «&amp;nbsp;Césium radioactif et processus de
reproduction humaine&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Césium radioactif et système
cardiovasculaire&amp;nbsp;»&amp;nbsp; et l’ouvrage collectif&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tchernobyl, 25 ans après
Situation démographique et problèmes de santé dans les territoires
contaminés&amp;nbsp;», (Editions Yves Michel&amp;nbsp; - http://www.yvesmichel.org )&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/11/10/Sant%C3%A9-/-Tchernobyl-Fukushima-%3A-pour-le-scientifique-Yury-Bandajevski-l-impact-du-nucl%C3%A9aire-sur-la-sant%C3%A9-est-terrifiant#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Nouveau témoignage de Fukushima : mépris et fuite des irresponsables gouvernementaux et nucléocrates</title>
    <link>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/07/26/Nouveau-t%C3%A9moignage-de-Fukushima-%3A-m%C3%A9pris-et-fuite-des-irresponsables-gouvernementaux-et-nucl%C3%A9ocrates</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:40d2289e7dd6ea32a4783457a033d9a8</guid>
    <pubDate>Tue, 26 Jul 2011 15:18:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>admin</dc:creator>
        <category>International</category>
        <category>accident</category><category>antinucléaire</category><category>arrêt immédiat du nucléaire</category><category>becquerel</category><category>catastrophe</category><category>catastrophe sanitaire</category><category>centrale nucléaire</category><category>contamination</category><category>coordination antinucléaire sud-est</category><category>césium</category><category>destruction atomique</category><category>fuite</category><category>Fukushima</category><category>Japon</category><category>lobby nucléaire</category><category>Mox</category><category>nuage radioactif</category><category>nucléaire</category><category>nucléaire civil</category><category>pollution</category><category>radioactivité</category><category>réacteur</category><category>santé</category><category>sécurité</category><category>séisme</category><category>terreur nucléaire</category><category>troubles thyroïdiens</category><category>écologique</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;2011-07-20_video_Fukushima.jpg, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-07-20_video_Fukushima_t.jpg&quot; /&gt;Française,
elle vit à Tokyo, depuis près d'un an, et la gestion de la
catastrophe nucléaire par le gouvernement japonais la révolte. Mais,
comme la majorité des Japonais qu'elle connait, elle ne dis rien &quot;parce
que ça fait trop peur de penser à ça tous les jours. C'est plus simple
quand on ne sait pas&quot;. Cependant, un soir &quot;j'ai vu cette vidéo. Je suis
écœurée, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase&quot;. Il s'agit
d'une réunion entre des habitants de Fukushima et un envoyé du
gouvernement japonais, qui a eu lieu le 19 juillet. Plus de quatre mois
après le séisme de magnitude 9 et l'accident de la
centrale nucléaire de Fukushima, la situation n'est pas maîtrisée, et
elle apparaît même bien pire que prévu (certains experts l'annoncent
pire que Tchernobyl), alors le représentant gouvernemental fuit...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    __&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&quot;Vivant à Tokyo, je dénonce ce gouvernement irresponsable&quot;.
&lt;/strong&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/video/2011-07-20_Japon-Fukushima_gouvernement-autorites_reunion.wmv&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2011-07-20_video_Fukushima_s.jpg, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/Japon-Fukushima/.2011-07-20_video_Fukushima_s_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;L'expert du gouvernement quitte la réunion publique sous les insultes des habitants (vidéo YouTube).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il
s'agit d'une réunion entre des habitants de Fukushima et un envoyé du
gouvernement japonais, qui a eu lieu le 19 juillet. C'est en japonais,
sous-titré (fidèlement) en anglais et en français : ce qu'il leur dit,
en gros, c'est qu'il n'est pas de son ressort de savoir s'ils ont le
droit de vivre dans une zone sûre. Le gouvernement n'évacuera pas
davantage ceux qui le demandent. Lorsqu'on lui demande de prendre des
échantillons d'urine des enfants de Fukushima pour faire des analyses,
il part, sans dire un mot. Un mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi cette histoire d'urine ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les écoles de Fukushima ont rouvert dès début avril, malgré des
pétitions locales relayées par des associations internationales, et la
démission du conseiller du Premier ministre, qui s'y opposait. Résultat,
quand on a fait des analyses d'urines des enfants de la région, elles
comportaient des matériaux radioactifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;« Pour que les gens se réveillent enfin »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et
s'il fallait d'autres exemples pour montrer que la crise est gérée
n'importe comment : les contrôles alimentaires sont faits par les maires
et préfets sur des échantillons prélevés selon des protocoles
arbitraires (ce que j'ai appris lors d'une réunion d'information de
l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire [IRSN] à
l'Ambassade de France). Résultat, on a découvert récemment que la viande
de plus de 2 000 bœufs irradiés a été commercialisée dans des
supermarchés dans tout le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas de mots pour
qualifier l'inhumanité et l'irresponsabilité des membres du gouvernement
japonais. Les médias, ici, relayent très peu ce genre de vidéos. Dans
mon entourage, pas grand monde n'est au courant. Alors, j'essaye
simplement de la diffuser… En espérant que les gens, ici et ailleurs,
vont finir par se réveiller davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traduction française de la vidéo&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 19
juillet 2011, la population de Fukushima rencontra des officiels du
gouvernement de Tokyo, pour demander que le gouvernement évacue
rapidement la population de Fukushima et leur fournisse une aide
financière et logistique. Ils avaient aussi amené des échantillons
d'urine de leurs enfants, car Le gouvernement avait promis de procéder à
des analyses. L'homme qu'ils interpellent est Akira Sato, Directeur du
Département des urgences nucléaires locales :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un habitant :&lt;/strong&gt;
&quot;Ne pensez-vous pas que les gens de Fukushima, comme les autres gens,
ont le droit de s'échapper pour ne pas être exposés à la radioactivité ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A.S. :&lt;/strong&gt; Le gouvernement essaye de réduire le taux d'exposition autant que possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un habitant : &lt;/strong&gt;Vous
ne répondez pas à sa question ! Comme cela, vous dites qu'ils
n'auraient pas ce droit ? Ils ont bien ce droit, n'est-ce pas ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A.S. :&lt;/strong&gt; Je ne sais pas si ils ont ce droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un habitant : &lt;/strong&gt;Quoi?
Alors vous aussi vous n'en avez pas le droit !!! Alors vous aussi,
vous-même vous pensez que vous n'avez pas le droit de vivre une vie en
bonne santé ??? Réponds-moi!!! Vous pensez que les gens de Fukushima
n'ont pas des Droits de l'Homme ??? Vous voulez dire qu'il existe une
différence de standard d'exposition à la radioactivité pour la
préfecture de Fukushima et pour les autres préfectures ???&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A.S. :&lt;/strong&gt; Ce que je dis c'est que le gouvernement a essayé de réduire autant que possible le taux d'exposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un habitant : &lt;/strong&gt;Vous
n'avez pas répondu à sa question !!! Le gouvernement applique un
standard différent pour les gens de Fukushima, c'est ça ???&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A.S. :&lt;/strong&gt; J'ai déjà dit tout ce que je peux dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un habitant : &lt;/strong&gt;Quoi
?! Il y a des gens à Fukushima qui veulent évacuer. Prenez la
responsabilité de les évacuer s'il vous plait. Veuillez nous donner une
réponse, un commentaire de votre part. S'il vous plait répondez !! Assez
de temps de réflexion, répondez-nous !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A.S. :&lt;/strong&gt;
Bien, vous êtes libres d'évacuer à vos propres risques. Si les gens
vivent dans un endroit en toute sécurité, le gouvernement leur demande
de rester.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un habitant : &lt;/strong&gt;C'est maintenant un cas d'urgence, n'est-ce-pas ? La ville de fukushima est sans danger ?&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;&lt;em&gt;Même
dans le bloc communiste le gouvernement russe a évacué rapidement la
population de Belarus pendant l'accident de Tchernobyl ! Pourquoi sur la
terre, le Japon, une nation libre, ne peut-il pas faire la même chose
pour nous ? Même l'Union Soviétique l'a fait pour leur peuple ! L'Union
Soviétique a évacué 240 000 enfants en deux semaines !!! Qu'est-que le
gouvernement a foutu pendant les derniers quatre mois ???&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un habitant : &lt;/strong&gt;Vous devriez avoir honte !!!
Qu'est-ce que vous venez en fait faire ici ? Vous voulons que vous
fassiez examiner l'urine de nos enfants très rapidement ! Et nous
voudrions que vous nous informiez plus tard qui fera ces analyses et
comment seront-elles exécutées. S'il vous plait emportez cette urine
avec vous.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ins&gt;Akira Sato et les autres officiels se lévent sortent précipitamment comme s'enfuyant...&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un habitant : &lt;/strong&gt;Ils
sont terrribles... C'est si absurde... Testez cette urine... Qu'est-ce
que vous pensez que vous faites ? Testez cette urine! Pourquoi
refusez-vous ? Qu'est-ce que vous pensez que vous êtes en train de faire
? S'il vous plait, ne vous enfuyez pas ! S'il vous plait emportez cette
urine avec vous !&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A.S. :&lt;/strong&gt; C'est pas notre travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un habitant : &lt;/strong&gt;Nous voudrions que vous l'ameniez au gouvernement central!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A.S. :&lt;/strong&gt; Ce n'est pas du tout notre travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un habitant : &lt;/strong&gt;Qu'est-ce
que vous voulez dire par cela ? Vous ne pensez pas que vous devriez
emporter cette urine avec vous ? Ces habitants l'ont apporté pour vous
aujourd'hui comme ils l'avaient promis ! Ils l'ont apporté pour vous
aujourd'hui ! Pourquoi ? Vous aviez dit auparavant que si ils vous
apportaient les urines vous les feriez analyser! Vous n'avez pas dit
cela ? S'il vous plait emportez ces urines avec vous ! Stop! S'il vous
plait ne vous enfuyez pas ! Vous ne devriez pas vous enfuir ainsi ! S'il
vous plait communiquez avec nous ainsi que les gens peuvent le faire !
Qu'est-ce que vous pensez que vous faites ? Vous pensez que les
bureaucrates à Tokyo sont plus importants que les gens à Fukushima ? Je
vous en supplie, s'il vous plait !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;A.S. :&lt;/strong&gt; Nous ne pouvons pas en décider.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Un habitant : &lt;/strong&gt;Pourquoi cela ? Vous n'avez pas d'enfants ?&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;__ &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;source : http://www.rue89.com/2011/07/26/vivant-a-tokyo-je-denonce-lirresponsabilite-du-gouvernement-215631&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/07/26/Nouveau-t%C3%A9moignage-de-Fukushima-%3A-m%C3%A9pris-et-fuite-des-irresponsables-gouvernementaux-et-nucl%C3%A9ocrates#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Lettre Ouverte du Collectif Antinucléaire 13 aux élu(e)s Europe-Ecologie-Les-Verts</title>
    <link>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/07/10/Lettre-Ouverte-du-Collectif-Antinucl%C3%A9aire-13-aux-%C3%A9lu%28e%29s-Europe-Ecologie-Les-Verts</link>
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    <pubDate>Sun, 10 Jul 2011 19:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>admin</dc:creator>
        <category>Bouches-du-Rhône</category>
        <category>antinucléaire</category><category>arrêt immédiat du nucléaire</category><category>Avignon</category><category>Bouches-du-Rhône</category><category>CAN13</category><category>catastrophe</category><category>catastrophe sanitaire</category><category>centrale nucléaire</category><category>Collectif Antinucléaire 13</category><category>contamination irradiation</category><category>coordination antinucléaire sud-est</category><category>destruction atomique</category><category>députée</category><category>EELV</category><category>europe écologie</category><category>Fukushima</category><category>lobby nucléaire</category><category>nucléaire</category><category>nucléaire civil</category><category>nucléaire militaire</category><category>radioactivité</category><category>réacteur</category><category>sanitaire</category><category>santé</category><category>toxicité</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;politique_autruche.jpg, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/.politique_autruche_t.jpg&quot; /&gt;Le
9 juillet 2001, lors d'un rassemblement en Avignon, le Collectif
Antinucléaire 13 a remis à Madame Michèle Rivasi, députée européenne,
une lettre ouverte, qui a également fait l'objet d'un communiqué de
presse : &quot;Depuis le début de la catastrophe de Fukushima, EELV et tous
les
écologistes s'indignent , dénonçant les conséquences inacceptables de
cette tragédie humaine. Toute la mouvance écologiste demande une sortie
du nucléaire, EELV en tête&amp;nbsp;! Le positionnement semble clair...Et
pourtant&amp;nbsp;!&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;div class=&quot;post-content&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;strong style=&quot;font-weight: normal; text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;__&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong style=&quot;font-weight: normal; text-decoration: underline;&quot;&gt;Lettre Ouverte du Collectif Antinucléaire 13 aux élu(e)s Europe-Ecologie-Les-Verts&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Marseille, le 8 juillet 2011&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Depuis
le début de la catastrophe de Fukushima, EELV et tous les écologistes
s'indignent , dénonçant les conséquences inacceptables de cette tragédie
humaine. Toute la mouvance écologiste demande une sortie du nucléaire,
EELV en tête&amp;nbsp;! Le positionnement semble clair...Et pourtant&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;- Le 25 novembre 2009&lt;/strong&gt;
(date à laquelle vous vous étiez déjà largement et depuis longtemps
indignés sur la catastrophe de Tchernobyl), afin de&amp;nbsp; «&amp;nbsp;sauver le
climat&amp;nbsp;» &lt;strong&gt;les députés Europe-Écologie et les Verts au Parlement Européen &lt;/strong&gt;ont
voté, à une exception près, un texte entérinant l'extension «&amp;nbsp;du marché
carbone mis en place en Europe à l’ensemble de la planète&amp;nbsp;» (1) et &lt;strong&gt;votent une résolution&lt;/strong&gt; qui inclut le terrible paragraphe&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;&lt;em&gt;«36.&amp;nbsp;souligne
que le passage, à l’échelle internationale, à une économie à faible
intensité de carbone conférera à l’énergie nucléaire un rôle important
dans le bouquet énergétique à moyen terme ;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;»(2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- Vous vous dites contre le projet ITER&lt;/strong&gt;, à y regarder de plus près cependant, vos décisions politiques et vos déclarations ne sont guère convaincantes&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; . les Verts siégeant au conseil Régional PACA ont depuis longtemps proposé le tristement célèbre compromis &lt;strong&gt;«&amp;nbsp;1 euro pour ITER, 1 euro pour les renouvelables&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;, au lieu de s'opposer frontalement au projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
. Le 10 octobre 2010, réunis devant Cadarache, les élues EELV déclarent
tout à tour&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;les priorités, c'est le réchauffement climatique&amp;nbsp;»,
«&amp;nbsp;Iter, inutile&amp;nbsp;: on ne peut pas répondre par oui ou par non à cette
question aujourd'hui, «&amp;nbsp;Iter coûteux&amp;nbsp;: je crois que le rapport
investissement sur retour sur investissement est insuffisant&amp;nbsp;». (4)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
. puis, récemment, pendant qu'en mai dernier les antinucléaires
manifestent de bonne foi à Aix-en-Provence devant l'hôtel où sont réunis
les députés européens pour décider de la rallonge budgétaire à accorder
au projet ITER,&amp;nbsp; &lt;strong&gt;une élue européenne EELV se prononce pour &lt;em&gt;«&amp;nbsp;un moratoire&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, ce qui revient à repousser la décision aux calendes grecques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;- Vous vous indignez à juste titre de la toute récente prolongation de 10 ans de Fessenheim&lt;/strong&gt;,
mais l'avis de prolongation de 10 ans du réacteur n°1 de Tricastin le
13 décembre 2010 n'a provoqué aucune réaction de votre part alors même
que certains de vos élus siègent à la CLIGEET (Commission Locale
d'Information de Tricastin). De même la troisième visite décennale pour
le réacteur n°2 de Tricastin s'est déroulée dans le silence le plus
absolu et l'accord pour sa prolongation de 10 ans est imminent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Egalement, tout en expliquant que le nucléaire est dangereux,
coûteux, antidémocratique, vous mettez en avant le scénario Negawatt (5)
et &lt;strong&gt;vous vous prononcez pour une sortie progressive à 20 ans, 30 ans, voire plus&lt;/strong&gt;.
Vous nous expliquez aussi que votre objectif prioritaire est de battre
Nicolas Sarkozy et de négocier le meilleur accord avec vos partenaires
de la «&amp;nbsp;gauche&amp;nbsp;», dont certains farouchement pro-nucléaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Enfin, vous promettez une sortie du nucléaire grâce à une
hypothétique politique d' économies d'énergie et de recours aux énergies
renouvelables&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous pensons qu'il n'est pas responsable&lt;/strong&gt; d'expliquer
à vos futurs électeurs, à la fois que le nucléaire représente un danger
inacceptable, et de proposer comme seule solution une sortie en 20, 30
ou 40 ans selon les négociations qui seront engagées avec vos
partenaires. Nous pensons que proposer une sortie en 20 ans, 30 ans ou
40 ans revient à proposer la poursuite du nucléaire pendant encore 20,
30 ou 40 ans.&lt;br /&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Nous pensons que le nucléaire est dangereux,&lt;/strong&gt; qu'il risque d'anéantir la civilisation humaine, et que dès lors, tous les atermoiements sont coupables.&lt;br /&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Nous pensons qu'il faut arrêter le nucléaire maintenant&lt;/strong&gt;
et mettre en place les solutions de remplacement qui s'imposent en
urgence sans attendre la prochaine catastrophe. A danger imminent,
solution immédiate&amp;nbsp;! Et s'il nous faut en passer par l'utilisation du
gaz, du charbon et du pétrole en attendant un monde idyllique fait
d'économies d'énergies et d'éoliennes, alors faisons-le&amp;nbsp;! Rien ne nous
empêchera de réfléchir en parallèle à la sortie de ces énergies
«&amp;nbsp;sales&amp;nbsp;» et à la trilogie Negawatt.&lt;br /&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Le mode de production d'énergie est lié à une question sociétale et à notre mode de vie productiviste&lt;/strong&gt;.
Les émissions de gaz à effet de serre sont liés à la gabegie économique
et la croissance effrénée. Pour les réduire, arrêtons de toute urgence
la déforestation massive, l'agriculture et l'élevage intensifs,
redéfinissons nos politiques d'urbanisation, de transports. Tout ceci
n'a rien à voir avec le nucléaire.&lt;br /&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Car le nucléaire n'est pas au final une question de production d'énergie&lt;/strong&gt;, et c'est une supercherie de le faire croire. &lt;strong&gt;Le nucléaire est une question de morale et d'éthique.&lt;/strong&gt;
Et nous nous battrons, nous, «&amp;nbsp;antinucléaires radicaux&amp;nbsp;», parce qu'à
tout instant le nucléaire risque d'éradiquer la civilisation humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La
souffrance du peuple japonais comme celle de toutes les populations
touchées par les catastrophe du nucléaire n'ont pas de prix. Se cacher
derrière des coûts, une faisabilité technique, derrière des expertises
énergétiques, à seule fin, peut-être, de reculer des prises de décision
politiques, n'est pas responsable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, nous considérons
que vous êtes garants en tant qu'élus de notre sécurité et de notre
santé. Vous portez et porterez une lourde responsabilité dans les
conséquences de la prochaine catastrophe. Vous qui connaissez et
dénoncez depuis tant d'années les dangers invraisemblables du nucléaire,
&lt;strong&gt;quelles mesures concrètes allez-vous prendre pour qu'enfin cesse la barbarie&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui, nous vous demandons des actes&lt;/strong&gt;, du concret et a minima que vous restiez fidèles à votre parole donnée le 20 mars (6). &lt;strong&gt;Nous vous demandons de prendre, maintenant, toutes les mesures&amp;nbsp; pour&lt;/strong&gt;
«&amp;nbsp;l'arrêt de tous les projets électronucléaires en
cours....(...ITER..)&amp;nbsp;» et pour &amp;nbsp;«&amp;nbsp;Le renoncement à la prolongation de
l'exploitation des réacteurs ayant atteint ou dépassés les 30 ans de
fonctionnement&amp;nbsp;», c'est à dire techniquement l'arrêt des quatre
réacteurs de Tricastin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, tout comme nous ne nous
satisferons pas de compromis, nous ne nous laisserons pas confisquer la
parole par les partis politiques ou les réseaux institutionnalisés. La
parole antinucléaire appartient à chacun d'entre nous, individus,
citoyens, futurs cobayes et victimes potentielles.&lt;br /&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Nous
continuerons à prendre cette parole pour dire haut et fort qu'il n'y a
pas d'autre solution aujourd'hui que l'arrêt immédiat, inconditionnel et
définitif du nucléaire&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Contact&amp;nbsp;: collectif-antinucleaire13@orange.fr&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;____________________________________________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1)
http://journal.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/dossiers/justice-climatique-et-alternatives/article/pour-sauver-le-climat-le-parlement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) http://www.lepost.fr/article/2011/03/16/2436570_preuve-que-cohn-bendit-a-vote-pour-le-nucleaire-au-parlement-europeen.html&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) http://www.econostrum.info/Iter-la-fusion-nucleaire-fait-bouillir-le-parlement-europeen_a5785.html&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(4) http://www.dailymotion.com/video/xf3p19_europe-ecologie-lance-l-appel-europ_news&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(5) http://www.negawatt.org/communique-p57.html&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;Nos
propositions, centrées sur le triptyque « sobriété, efficacité,
renouvelables », aboutissent cependant de facto à un abandon progressif
du recours à l’énergie nucléaire jusqu’à s’en passer totalement.&amp;nbsp;» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(6) http://groupes.sortirdunucleaire.org/Appel-solennel-signe-par-67) &lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/07/10/Lettre-Ouverte-du-Collectif-Antinucl%C3%A9aire-13-aux-%C3%A9lu%28e%29s-Europe-Ecologie-Les-Verts#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Contre-inauguration du Festival d'Avignon 2011</title>
    <link>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/07/08/Contre-inauguration-du-Festival-d-Avignon-2011</link>
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    <pubDate>Fri, 08 Jul 2011 19:18:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>admin</dc:creator>
        <category>Vaucluse</category>
        <category>antinucléaire</category><category>CAN84</category><category>Collectif antinucléaire de Vaucluse</category><category>compagnies théâtrales</category><category>culture</category><category>destruction atomique</category><category>Festival d Avignon</category><category>Greg Germain</category><category>Maire UMP d Avignon</category><category>Marie Josée Roig</category><category>nucléaire</category><category>Off</category><category>Palais des papes</category><category>police</category><category>théâtre</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire (2b).JPG, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/.2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%282b%29_t.jpg&quot; /&gt;Comment
ouvrir en 2011 un festival international culturel comme si de rien
n'était? comme si la catastrophe nucléaire de Fuskushima n'existait pas
après celle de Tchernobyl? comme si celui d'Avignon ne se déroulait pas
au coeur du triangle de la mort nucléaire Tricastin-Marcoule-Cadarache ?
C'est ce qu'ont voulu exprimer des citoyens de Vaucluse avec le
Collectif antinucléaire 84, ce jeudi 7 juillet 2011 à l'occasion de
l'inauguration officielle du &quot;Off&quot;. A noter la fuite exemplaire de la
Maire UMP d'Avignon (Marie Josée Roig) qui, contre la coutume, a refusé
de prendre la parole au côté du Président du&quot;Off&quot; Greg Germain...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;h2 id=&quot;p678&quot; class=&quot;post-title&quot;&gt;__&lt;/h2&gt;
&lt;div class=&quot;post-content&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%281a%29.JPG&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire (1a).JPG, janv. 2007&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/.2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%281a%29_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%282%29.JPG&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire (2).JPG, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/.2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%282%29_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%283a%29.JPG&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire (3a).JPG, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/.2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%283a%29_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%287%29.JPG&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire (7).JPG, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/.2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%287%29_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img title=&quot;2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire (6).JPG, janv. 2007&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/.2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%286%29_s.jpg&quot; /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%282b%29.JPG&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire (2b).JPG, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/.2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%282b%29_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%284%29.JPG&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire (4).JPG, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/.2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%284%29_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%285%29.JPG&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire (5).JPG, janv. 2007&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/.2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire%20%285%29_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire.jpg, janv. 2007&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/Festival/.2011-07-07_Festival-Avignon_inauguration_antinucleaire_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/video/2011-07-07_Contrefestival_0001.wmv&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2011-07-07_Festival-Avignon_contre-inauguration_antinucleaire_video.jpg, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/video/2011-07-07_Festival-Avignon_contre-inauguration_antinucleaire_video.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Applaudit par de nombreuses compagnies théâtrales, l'exigence
citoyenne de l'Arrêt immédiat et sans condition de la destruction
atomique a été un des moments forts de la contre-inauguration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;&lt;em&gt;Il est criminel d'assujettir la sortie du nucléaire à des
tractations d'accords politiciens en vue d'obtenir plus ou moins de
sièges d'élus aux élections politiques&lt;/em&gt;&quot; a déclaré l'un des porte-paroles
du Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84). &quot;&lt;em&gt;La santé et la vie des populations et des travailleurs ne peuvent se monnayer, c'est sordide. A danger immédiat: arrêt immédiat&lt;/em&gt;&quot; a-t-il poursuivit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les manifestants plusieurs remarques critiques à l'encontre d'Europe Ecologie se sont exprimées :&quot; &lt;em&gt;comment
osent-ils organiser samedi prochain, avec des associations-relais qu'on
ne voit jamais sauf depuis peu, un rassemblement soit-disant
antinucléaire alors qu'ils ont voté des subventions à ITER au niveau du
Conseil Régional? Et qui plus est, selon certaines rumeurs, vouloir
interdire de prise de parole le CAN84 c'est à dire ceux qui se battent
au quotidien contre le nucléaire et le lobby nucléocrate&lt;/em&gt;.&lt;em&gt; Mais peut-être le fait de dire cela sur la place publique les fera revenir à la réalité de la lutte sur le terrain&lt;/em&gt;&quot;. Plus loin, un manifestant enchérit : &quot;&lt;em&gt;au
parlement européen, les députés d'Europe-Ecologie -sauf Bové- ont voté
fin 2009 un texte présentant le nucléaire comme l'une des solutions au
réchauffement climatique&lt;/em&gt;!&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il apparaît effectivement de plus en plus clair que les luttes
citoyennes sont l'objet de tentatives d'OPA de la part de certains
partis politiques qui en viennent à considérer les actions populaires et
auto-gérées comme des menaces à contrôler, à encadrer et à utiliser
comme masse de manoeuvre (alors que partout dans le monde au même
moment, des pays arabes à la Grèce, de l'Espagne à la France les
&quot;indignés&quot; rejettent ce mode de fonctionnement hérité du siècle passé).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter, autre face d'une même médaille, la fuite exemplaire de la Maire UMP d'Avignon (Marie Josée
Roig) qui, contre la coutume, a refusé de prendre la parole au côté du
Président du&quot;Off&quot; Greg Germain, à cause de la présence des
antinucléaires. Son attitude aurait-elle été dictée par son conseiller
municipal&amp;nbsp; en charge de l'économie local qui n'est autre que le chargé
chez Areva du lobbying pro-nucléaire auprès des élus?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;JR&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;____&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;déjà les années précédentes le Collectif antinucléaire de
Vaucluse (CAN84) était en action (clic sur la photo pour visionner la
vidéo)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/video/CAN_84_-_Action_ouverture_festival_d__Avignon_20092.flv&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Festival-Avignon_2009.jpg, mai 2010&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/video/.Festival-Avignon_2009_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/video/2009-07-07_CAN84_ouverture_festival_Avignon_2009-a.wmv&quot;&gt;&lt;img title=&quot;2009-07-06_Avignon_Festival-1.jpg, juil. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/video/.2009-07-06_Avignon_Festival-1_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;la police tente d'empêcher l'expression antinucléaire avec le CAN84 : sans succès&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/video/Nucleaire-Avignon-Danger2.avi&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Rhone_Mme_Roig_Depute-Maire_Avignon.jpg, avr. 2010&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/Vaucluse/.Rhone_Mme_Roig_Depute-Maire_Avignon_t.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;le diaporama diffusé quelques jours plus tard&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2011/07/08/Contre-inauguration-du-Festival-d-Avignon-2011#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Pétitions et Interpellation des élus</title>
    <link>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2010/09/01/P%C3%A9titions-et-Interpellation-des-%C3%A9lus</link>
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    <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 17:14:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>admin</dc:creator>
        <category>National</category>
        <category>antinucléaire</category><category>can84</category><category>citoyen</category><category>collectif antinucléaire de vaucluse</category><category>coordination antinucléaire sud-est</category><category>destruction atomique</category><category>démocratie</category><category>indignés</category><category>irradiation</category><category>nucléaire</category><category>pollution</category><category>pétition</category><category>radioactivité</category><category>élus</category>    
    <description>    &lt;div class=&quot;post&quot;&gt;&lt;strong&gt;__&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Individuellement,
engageons-nous pour une société sans terreur nucléaire.&amp;nbsp; Ici vous pouvez
signer des pétitions qui expriment vos exigences de citoyen(ne), votre
solidarité et interpellent pouvoirs publics et décideurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;div class=&quot;post-content&quot;&gt;&lt;ins&gt;3 pétitions à signer et faire signer pour faire entendre vos exigences&lt;/ins&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Pour l'arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire (pétition nationale)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pour la fermeture définitive des 4 réacteurs de Tricastin et l'arrêt immédiat du nucléaire (pétition inter-régionale)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Pour un tribunal Russell contre les crimes du nucléaire civil en 2012 ! (Pétition mondiale)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
____&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;banniere_citoyen_468.jpg, juin 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/.banniere_citoyen_468_t.jpg&quot; /&gt;Pétition pour l'arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire (pétition nationale)&lt;br /&gt;( &lt;a href=&quot;http://www.citoyens-antinucleaire.org/&quot;&gt;texte complet ici&lt;/a&gt; )&lt;br /&gt;En
dehors de tout parti politique, de toute obédience, de toute église;
Sans distinction de sexe, de race, de genre, d'âge, de lieu de vie et de
travail,.. Nous, citoyen-ne-s, exigeons l'arrêt immédiat,
inconditionnel et définitif du nucléaire. &lt;strong&gt;Pour signer la pétition : &lt;a href=&quot;http://cnccn.org/joomla1.5/cito/index.php?option=com_petitions&amp;amp;view=petition&amp;amp;id=34&amp;amp;Itemid=53&quot;&gt;cliquer ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;_______________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/index.php?post/2011/04/13/P%C3%A9tition-pour-la-fermeture-d%C3%A9finitive-des-4-r%C3%A9acteurs-de-Tricastin&quot;&gt;&lt;img title=&quot;autocollant_arret-immediat-nucleaire.jpg, avr. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/.autocollant_arret-immediat-nucleaire_t.jpg&quot; /&gt;Pétition pour la fermeture définitive des 4 réacteurs de Tricastin&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;(&lt;/em&gt;&lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/nonaunucleaire/sud-est/index.php?post/2011/04/13/Le-CAN84-exige-la-fermeture-d%C3%A9finitive-des-4-r%C3%A9acteurs-nucl%C3%A9aires-du-Tricastin&quot;&gt;texte complet explicatif ici&lt;/a&gt;&lt;em&gt;)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Risques sismiques, vétusté avérée, incidents à répétition,
risques d’inondations, non-conformité aux normes de sécurité, conception
périmée : le site nucléaire du Tricastin et ses 4 réacteurs nucléaires
doivent être fermés de toute urgence et définitivement. &lt;strong&gt;Pour signer la pétition : &lt;a href=&quot;http://www.petitions24.net/nucleaire__fermeture_definitive_des_4_reacteurs_de_tricastin&quot;&gt;cliquer ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/pdf/2011-04-25_Petition-Fermeture-Tricastin-1.pdf&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour télécharger et imprimer la pétition &quot;papier&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;______________&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/index.php?post/2011/03/31/Pour-un-tribunal-Russell-contre-les-crimes-du-nucl%C3%A9aire-civil-en-2012-%21-%28P%C3%A9tition-mondiale%29&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Triangle-radioactif.jpg, mar. 2011&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/National-International/.Triangle-radioactif_t.jpg&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Pour un tribunal Russell contre les crimes du nucléaire civil en 2012 !&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (Pétition mondiale)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une
mobilisation citoyenne se met en place pour la constitution d'un
tribunal Russell pour juger des crimes du nucléaire civil... Vous pouvez
signer l'Appel sur le site internet (tribunal Russell nucléaire).
L’opération peut réussir si dès le premier mois assez de signatures
s'alignent au bas de l'appel. &lt;strong&gt;Pour signer la pétition : &lt;a href=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/index.php?post/2011/03/31/Pour-un-tribunal-Russell-contre-les-crimes-du-nucl%C3%A9aire-civil-en-2012-%21-%28P%C3%A9tition-mondiale%29&quot;&gt;cliquer ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;______________&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2010/09/01/P%C3%A9titions-et-Interpellation-des-%C3%A9lus#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>24ème Anniversaire de l'Accident Nucléaire de Tchernobyl</title>
    <link>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2010/05/11/24%C3%A8me-Anniversaire-de-l-Accident-Nucl%C3%A9aire-de-Tchernobyl</link>
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    <pubDate>Tue, 11 May 2010 15:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>admin</dc:creator>
        <category>Bouches-du-Rhône</category>
        <category>26 avril 1986</category><category>Aix en Provence</category><category>catastrophe nucléaire</category><category>commémoration</category><category>destruction atomique</category><category>frontière</category><category>maladie</category><category>manifestation</category><category>nuage radioactif</category><category>nucléaire</category><category>Tchernobyl</category><category>victime</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;img111_1_.jpg, avr. 2010&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/.img111_1__t.jpg&quot; /&gt;Le réacteur nucléaire n°4 de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986. C’est
à ce jour la plus grande catastrophe technologique et industrielle de
tous les temps. Et Tchernobyl n’a pas fini de faire des victimes :
ses conséquences terribles et irréversibles sur la santé (cancers,
pathologies multiples, effets mutagènes) affecteront aussi profondément les
prochaines générations. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    __&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Rendez-vous à 10 heures place
de l’Université (en face de la cathédrale, rue Gaston de Saporta) pour
une traversée de la ville et information des habitants en ce jour de
marché. Merci de venir habillé(e)s en noir, un masque vous sera fourni
pour participer à l'action&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class=&quot;post-content&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img title=&quot;img111_1_.jpg, avr. 2010&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.spiritsoleil.com/nonaunucleaire/sud-est/public/photos/img111_1_.jpg&quot; /&gt;Historique&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU, a estimé que plus de
sept millions de personnes avaient été gravement affectées par la
catastrophe. Pourtant, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique
(AIEA) avance encore le chiffre ridicule de 50 victimes pour protéger
les intérêts de l’industrie atomique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année, nous désirons
aider l’institut Belrad, seul organisme scientifique indépendant de
l’industrie nucléaire qui, sans aucune aide publique, aide les nombreux
enfants irradiés&lt;br /&gt;du Bélarus, mesure la radioactivité&amp;nbsp; et prescrit des
cures qui permettent, en 3 semaines, une élimination de 30 à 70% des&amp;nbsp;
substances contaminantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(voir :&amp;nbsp; http://enfantsdetchernobylbelarus.doubleclic.asso.fr/page/0.html )&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un nouvel accident comparable à Tchernobyl peut survenir à tout
moment, dans les pays exploitant le nucléaire. A présent, la nouvelle
stratégie du lobby nucléaire est d’arriver à convaincre l’opinion
publique qu’un accident majeur est gérable et que l’on peut tout à fait
vivre&amp;nbsp; en territoire contaminé. Ce sont des mensonges inacceptables et
criminels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Provence, le Centre nucléaire de Cadarache, situé
sur la faille sismique la plus active de France, avec ses nombreux
réacteurs d’essais, laboratoires, parcs d’entreposage de déchets
radio-actifs, nouveaux programmes nucléaires, est une grave menace sur
la vie. Un peu plus loin, la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme)
nous a rappelé durant l’été 2008, tous les risques quel'industrie
nucléaire fait courir continuellement à la population.&lt;br /&gt;___&lt;/p&gt;
Pour l'accès par le parking relais en venant de l'autoroute des Alpes:&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sortie Puyricard, un panneau indique le parking relais par &quot;P + R Hauts de Brunet&quot;&lt;br /&gt;En
fin de bretelle,prendre à droite vers Aix centre ville, 1 km plus loin
se trouve le parking relais. Prendre le bus N°9, il y en a toutes les 12
minutes, prendre de préférence celui de 9h41 pour être au rendez vous.
C'est 2€ la voiture (on paye à la sortie quand on reprend sa voiture)
une fois garé la voiture se rendre à la baraque de l'accueil et demander
autant de tickets de bus que de personnes (ce sera toujours 2€ et ça
vaut pour le retour aussi!). &lt;br /&gt;Descendre au niveau du parking Pasteur
(c'est là où tout le monde descend pour aller en ville et faites vous
montrer l'arrêt pour le retour.&lt;br /&gt;http://www.infotelo.com/presentation/index.asp?rub_code=1&amp;amp;thm_id=33&amp;amp;gpl_id=&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contacts&lt;/strong&gt;: MEDIANE Pertuis (84)&amp;nbsp; et&amp;nbsp; Collectif Anti-Nucléaire 13&lt;br /&gt;04 90 07 50 68 / 04 90 08 00 64 / 06 82 45 13 89 /&amp;nbsp;
a-mediane@orange.fr
&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2010/05/11/24%C3%A8me-Anniversaire-de-l-Accident-Nucl%C3%A9aire-de-Tchernobyl#comment-form</comments>
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